Les Italiens ont voté « populiste ». Ils se sont insurgés contre la zombification.

Les Italiens ont voté populistes.

Comme le dit justement The Telegraph britannique, les Italiens sont des insurgés. Le journal ne croit pas si bien dire. Ce que ce journal croit être un bon mot méprisant est une vérité , quelque fois la vérité trouve à s’exprimer au travers de la bêtise! Les électeurs italiens se sont insurgés, ils ont sanctionné les incapables Italiens, européens et les financiers qui les ont laminés.

Le BCE et les élites croyaient que le maquillage allait suffire, qu’il allait suffire de créer une reprise économique bidon et de faire semblant de traiter quelques problèmes bancaires pour tromper le peuple italien. Un porc avec du rouge à lèvres reste toujours un porc! Ce qui compte ce ne sont pas relations publiques et la propagande mais le vécu, le réel.

Des pseudo solutions de truandage

Il y a un an on a voté une loi scélérate qui permettait d’élargir ce que l’on appelle les SPV, c’est à dire les véhicules qui servent à dissimuler la merde sous les tapis financiers. Ces véhicules allaient servir à faire semblant de nettoyer les bilans des banques italiennes, on allait y loger la montagne de dettes pourries , les NPL. et autres qui encombrent les bilans des banques. IL y a au moins 320 millards de dettes pourries dans les bilans, 200 reconnues et 120 plus ou moins dissimulées. Bien entendu tout cela ne résout rien, c’est de la pure cosmétique comme en savent créer les démiurges de la finance bancaire. La merde reste de la merde, ou qu’elle soit logée. Et si des gens aux poches profondes spéculent sur les dettes pourries, les NPL et autres, certes cela fait du brassage et du vent mais c e n’est pas pour cela que cela ne sent pas mauvais. Au contraire, surtout si les conditions financières globales sont en train de changer dans un sens plus restrictif, c’est à dire moins favorable à la spéculation des vautours. Brancher une loterie sur une classe d’actifs dépréciés est un procédé bien connu, mais il a rarement résolu les problèmes de fond.

Les banques ne font plus leur métier, elles sont rentières grâce à Draghi 

Le problème de fond c’est celui qui est pointé par la courbe en pointillés ci dessous, celle qui est quasi horizontale depuis la fin 2008 et le début de 2009: les banques italiennes, étouffées, asphyxiées, affaiblies par le boulet  ne produisent plus de crédit. Et comme l’économie ne produit plus de salaires pour nécessité d’austérité imposée par les allemands, il n’y a pas de pouvoir d’achat dans le système italien. Regardez le gros trait noir, le total des actifs au bilan des banques italiennes, il glisse, il s’érode et chute.

Draghi a aggravé le problème, pire, il a légitimé les perversions; les banques italiennes en raison de la politique de Draghi ont accumulé les dettes du gouvernement, elles l’ont fait parce que c’était la rationalité du Draghisme. Ces dettes sont éligibles. On peut les refiler à la BCE. Elles ont permis que la situation absurde continue, soit masquée et ce au détriment du vrai métier bancaire: financer les entreprises, la croissance et l’emploi.

Cela fait tellement longtemps que l’Italie dysfonctionne que maintenant tout dysfonctionne, le dysfonctionnement est devenu chronique. Et la politique de Draghi, conformément à ce que les ultra allemands avaient prévu, cette politique a enraciné le mal italien, elle a dispensé de le traiter. On a prolongé.

La zombification

Le mal italien est devenu chronique à cause de la politique imbécile de l’establishment, à cause de la politique imbécile de l’Europe, à cause la politique encore plus imbécile de Draghi: on s’est installé dans le même pas « extend and pretend », on s’est installé dans la zombification. En Italie, tout ce qui est officiel , en surface, est zombie, fantôme! A force de faire semblant, de geler, de masquer et de prétendre, la zombification a tout gagné et même les parties les plus vivantes et saines ont été contaminées. Ce sont maintenant les structures même de l’Italie qui sont touchées par la zombification et ces structures gangrenées, moribondes eh bien il n’y a que les forces primaires, instinctives, souterraines  qui peuvent les changer. Elles ont pour fonction de souleevr la pierre tombale.

Un deal honteux, suicidaire

Pour comble d ‘infamie, un deal honteux, implicite ou explicite a été fait avec les élites de Bruxelles , avec Merkel: nous prenons en charge, nous servons de cul de sac,  de parkings  aux cohortes  de migrants et en échange vous fermez les yeux sur tous nos problèmes non résolus. Un donnant-donnant qui a fait boomerang avec la montée des forces identitaires.

 Le vote soit disant populiste est un vote de vie, un vote de sursaut des forces de vie qui se lèvent et disent non, nous ne voulons pas continuer.

Par définition les forces de vie sont primaires, voire reptiliennes, mais ce sont elles qui sauvent quand la situation devient désespérée. On ne peut demander à l’instinct  de conservation, à l’étincelle de vie d’être intelligente, tout ce que l’on peut lui demander c’est de susbsister.

De remettre le feu.

 

 

 

 

 

Publicités

5 réflexions sur “Les Italiens ont voté « populiste ». Ils se sont insurgés contre la zombification.

  1. « Selon Hans-Werner Sinn, un économiste très écouté de l’université de Munich, il n’existe aucun mécanisme qui permettra à l’Allemagne de récupérer les quantités astronomiques d’argent qu’elle possède disséminées dans la zone euro, notamment les 923 milliards de crédits Target 2 qui sont dus à la Bundesbank. «Nous ne reverrons jamais la couleur de cet argent. Il est déjà perdu», a-t-il déclaré… »

    J'aime

  2. « Si vous devez cent dollars à la banque, c’est votre problème. Si vous devez cent millions de dollars à la banque, c’est le problème de la banque » Paul Getty,
    Forza italia

    J'aime

  3. Le cartel bancaire a toujours procédé de la même manière. Expansion du crédit – contraction du crédit et au passage on s’accapare les bien tangibles grâce à un simple jeu d’écriture.

    Déstabilisation? Guerre? Qu’importe! C’est encore plus de crédit, toujours plus de crédit… Encore plus de monnaie toujours plus de monnaie… Et pourquoi pas une nouvelle monnaie? Histoire de re-liquéfier le système. Histoire de centraliser encore plus.

    La dette, c’est l’esclavage moderne. C’est l’esclavage en plus rentable.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s