Les dépêches lundi 18 juin au matin; sauver Merkel?

GERMANY: Interior Minister ‘doesn’t think he can work with Merkel anymore’

L’aile droite de la coalition gouvernementale en Allemagne compte fixer lundi un ultimatum à Angela Merkel pour qu’elle restreigne l’accueil des migrants aux frontières.

« C’est la journée où le destin d’Angela Merkel et celui du gouvernement se décide », estime le quotidien Bild, le plus lu d’Allemagne.

En toile de fond, la question des 630 migrants secourus en mer qui sont arrivés dimanche en Espagne, épilogue d’une semaine d’errance en Méditerranée qui a illustré des profondes fractures au sein de l’UE sur la question migratoire, au centre du prochain conseil européen des 28 et 29 juin.

En Allemagne, l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016 a créé une onde de choc politique dans le pays. Onde de choc aggavée par la multiplication des agressions ou des viols.

Elle a d’abord contribué, comme en Italie ou en Autriche, à l’essor de l’extrême droite, et en même temps provoqué des déchirements au sein du camp conservateur de la chancelière. Le bémol mis aux entrées et les reconduites aux frontières n’ont pas suffit à masquer le problèmé.

Le parti bavarois CSU, veut imposer un tour de vis à la politique d’immigration nationale.

Objectif: refouler dorénavant tous les migrants à la frontière qui ont déjà été enregistrés dans un autre pays à leur arrivée dans l’UE, le plus souvent l’Italie ou la Grèce.

Pour des refoulements aux fontières

La chancelière centriste refuse. Elle redoute qu’un tel cavalier seul ne crée le chaos et n’obère toute chance d’obtenir une solution commune en Europe, au moment où l’UE discute d’un système d’asile partagé.

« Il s’agit d’un défi européen qui nécessite une réponse européenne », a-t-elle dit ce week-end, prévenant que la « cohésion de l’Europe » était en jeu.

Mais l’Union chrétienne-sociale CSU, qui se prépare à de difficiles élections régionales en Bavière en octobre, perd patience. Elle accuse la chancelière et son parti démocrate-chrétien (CDU), avec lequel elle est pourtant alliée depuis 1949, de laxisme.

La direction de la CSU se réunit lundi matin à Munich avec l’objectif d’autoriser son président Horst Seehofer, également ministre fédéral de l’Intérieur, à défier Angela Merkel en imposant les refoulements aux frontières par décret.

Patience jusqu’au sommet européen

S’il passait immédiatement à l’acte, la chancelière n’aurait d’autre choix que de le limoger, ce qui provoquerait l’éclatement de la coalition au pouvoir depuis seulement trois mois et probablement de nouvelles élections.

Le ministre de l’Intérieur semble toutefois désormais disposé à accorder un délai de deux semaines à Angela Merkel, jusqu’à un sommet de l’UE fin juin, pour qu’elle négocie un accord sur le refoulement des migrants. A défaut, ce sera la crise.

« Il est essentiel que le sommet de l’UE prenne enfin des décisions fin juin », a averti M. Seehofer, dans une tribune publiée lundi par le quotidien FAZ.

« La situation est grave mais encore soluble », a-t-il ajouté.

« Personne à la CSU ne veut faire tomber la chancelière ou faire éclater le gouvernement », a également assuré l’intéressé dimanche, tout en restant ferme sur le fond.

La semaine qui s’ouvre s’annonce donc décisive pour l’avenir politique de la chancelière. Et la partie est compliquée, car ce qu’exige la CSU  est précisément ce dont ne veut pas l’Italie, qui en tant que pays d’arrivée des migrants réclame plus de solidarité européenne.

Angela Merkel reçoit justement lundi soir son homologue italien Giuseppe Conte, dont le pays refuse désormais l’accès à ses ports aux navires d’ONG transportant des migrants.

Puis le lendemain elle s’entretiendra avec le président français Emmanuel Macronun contexte européen explosif sur les migrants, illustré par les tensions autour du navire Aquarius.

Une réunion spéciale des principaux dirigeants européens concernés n’est du reste pas exclue avant même le sommet de l’UE de la fin du mois.

Angela Merkel est d’autant plus sous pression que sa cote de popularité en Allemagne chute, tandis que l’extrême droite progresse dans les sondages.

Le mécontentement croissant de l’opinion est exacerbé par des faits divers impliquant des migrants et ayant eu un large écho dans l’opinion, en particulier le viol et l’assassinat récents d’une adolescente par un jeune demandeur d’asile irakien arrivé en 2015.

Par ailleurs, lundi s’ouvre le procès d’un jeune réfugié afghan accusé d’avoir mortellement poignardé son ancienne petite amie de 15 ans dans un supermarché.


[MarketWatch] Nikkei leads Asian markets lower amid U.S.-China trade tensions
Peut- on sauver l’euro? Stiglitz.

FT  : Les banques US rachetent plus de capital qu’elles ne font de profit!

Quand la hausse des cours de Bourse est faite à la main. Avant cela s’appelaitd ela manipulation de cours et c’était interdit.

Large US banks are poised to hand over more capital to investors than they are generating from their businesses for the first time since the 2008 crisis, lowering their defences against another catastrophic shock to the financial system.

Shareholders in 22 of the country’s biggest listed banks are in line for a record haul of almost $170bn in dividends and stock buybacks over the coming year, according to Barclays research, about a quarter more than in 2017.
Federal Reserve regulators are preparing to release first round results this week from their annual stress tests, which govern banking dividends and stock buybacks. The expected rise in payouts shows how the industry is bouncing back from years of depressed returns. Not only are banks generating billions of dollars in additional profits from lower taxes and higher interest rates, but the Fed is allowing them to return more of their earnings to shareholders.
Analysts at Goldman Sachs, Credit Suisse and Keefe, Bruyette & Woods predict the average bank will get the go-ahead to hand over more capital than profits produced over the next four quarters.
While some individual banks have been able to do so in prior years, the industry overall has not paid out more than its earnings since 2007, according to Barclays.
The distribution plans give ammunition to critics who argue that banks should instead be required to strengthen capital buffers to prevent future taxpayer bailouts.

The payouts were “outrageous”, said Anat Admati, finance professor at Stanford University. She argued that too-big-to-fail banks should not be allowed to make them “until we are sure they do not pose a danger to society any more”.

[BloombergQ] Japan Paces Asia Stocks Drop on Trade; Oil Falls: Markets Wrap

[WSJ] Fate of Nafta Is Next in Line as Source for Market Concern

[WSJ] Sizing Up Tesla’s $10 Billion Debt Stack

[WSJ] The Force Behind Europe’s Populist Tide: Frustrated Young Adults

[FT] Why even bigger volatility ‘accidents’ are yet to come

[FT] High demand for collateralised loans weakens lender protections

[FT] ‘Big ticket’ trades made possible by bond ETF liquidity


L’argent est toujours surabondant, un petit rapppel, le bilan aggrégé des 3 grandes banques centrales:

Les USA ont deja fait défaut sur leurs dettes, ils peuvent le faire et ils le referont, un livre à lire.
American Default
Publicités

2 réflexions sur “Les dépêches lundi 18 juin au matin; sauver Merkel?

  1. Macron comme tous les énarques a du niveau mais un manque d’intelligence, encore une fois notre gouvernement va être à contre courant sur toute la ligne. Pas la peine de privatiser la SNCF ils auront toujours un train de retard sur le monde en mouvement, c’est ça l’énarchie une élite qui n’est élite qu’entre soi.

    J'aime

    1. En attendant, c’est nous qui paaye ! meerde ! sans blaague ! comme disait Coluche.

      Ce qui est désespérant, c’est que la France affaiblie …
      – par une pyramide des âges à l’envers,
      – par une jeunesse feu catholique pervertie et veule s’exprimant et réfléchissant tel un gardien de chèvres,
      – par des corps sociaux étroits et égoïstes ne pensant qu’à défendre leur pré carré, loin de tout sens commun,
      … semble ne pas être en capacité de revenir à des valeurs et une Histoire cohérente (qu’elle soit nationale ou au-delà des frontières de l’hexagone).

      Honnêtement, le français moyen (aucune fierté, aucune conscience ni politique ni morale) mérite ce qu’il subit et ce qui l’attend : L’HORREUR SANS FIN DE L’EURO ET L’ASSIMILATION INDIGÈNE.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s