Petites nouvelles du Mur

Des nouvelles du Mur de l’Argent.

Selon Goldman les buybacks ou rachats d’actions  aux USA atteindront le trillion cette année. Ce sera une hausse de 46% sur l’année précédente.

Explication:

Personne ne veut admettre que la crise est fondamentalement une crise de la profitabilité, c’est à dire qu’il n’y a pas assez de profit dans le système en regard de la masse de capital qui est accumulée et qui exige sa rentabilité, c’est à dire sa mise en valeur. Mais cette réalité de l’insuffisance du profit se révèle par les remèdes que met en place le système: augmentation de la pression sur les salaires, érosion des avantages acquis, freins aux investissements et dépenses de prépartion de l’avenir, réduction des services publics, délocalisations,  etc. Les remèdes donnent à voir le mal.

Le système est en concurrecne forcenée non pas pour les chiffres d’affaires mais pour le profit, c’est lui, le profit,  qui est relativement rare parce que la masse de capital dans le monde a progressé de façon exponentielle.

La masse de capital a progressé non seulement par suite du gonflement du capital productif, l’alourdissement de la composition organique du capital, mais aussi par suite de l’inflation du capital fictif, parasitaire. La crise de 2008 n’a pas détruit le capital excédentaire ou inefficace au contraire elle l’a augmenté par la création de plus de capital fictif, les dettes et l’inflation boursière.

Pour faire face à l’insuffisance de profitabilité et face à l’argent gratuit distribué par les Banques Centrales,  le système s’est adapté en réduisant les investissements productifs et en developpant ses activités spéculatives. Il a fait la grève de l’investissement productif et en même temps il a commené un processus de réduction du capital.

Les buybacks ne sont rien d ‘autre qu’un moyen de réduire le capital pour augmenter le profit qui revient à celui qui susbsiste. Vous réduisez le dénominateur pour augmenter le ratio de profit.

Le capital fait comme le font les salariés: ils ne sont pas assez payés, ils font grève et ils restreignent leur offre de travail, ils se mettent à la dole. Le capital ne realise pas asez de profits, il fait grève, il se rachète lui même, il réduit la base par laquelle il se répartit.

C’est ce que l’on appelait dans les années 30 le Mur de L’Argent. Le sens de ce processus c’est la mis en place de mesures malthusiennes. Un Mur qui fait penser  au mur de Trump pour protéger de façon malthusienne les UsA des envahisseurs mexicains.

Quand le capital n’est pas content il refuse de financer. C’est la déflation.

Les buy backs sont une forme de grève, le capital refuse d’accomplir sa fonction qui est d’investir.

Ci dessous les estimations de Goldman Sachs. 

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5 réflexions sur “Petites nouvelles du Mur

  1. En somme, QE et monetisation déclenchent et aggravent répression financière et faillite à l’encontre de tout ce qui n’est pas au top de la financialisation. Petites entreprises et employés ne peuvent que sombrer. La société 4.0 c’est consommation et apauvris toi.

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  2. Question de mur mais celui de votre article :

    Je précise que ma question n’a pas pour but un quelconque investissement mais simplement de comprendre quelque chose qui défie ma compréhension.

    Je viens de lire une information qui me paraissait tellement surréaliste que j’ai cherché une autre source d’article…qui la confirme : le taux des obligations turques à 10 ans est supérieur à 18% !

    Or, j’ai lu à de nombreuses reprises qu’un Etat était rapidement en faillite si ses obligations à 10 ans atteignaient ne serait-ce « que » 7%.

    Avec ce taux supérieur à 18%, le mur de la faillite ne devrait-il pas très rapidement approcher pour l’Etat turc ?

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  3. L’argent n’est pas rare, on le fabrique facilement, ce qui est rare c’est l’entrepreneur, capable d’innover, donc d’augmenter la productivité et de prendre des risques.
    Mais pour prendre des risques ( pas de jouer ) il faut que le risque paye.

    Actuellement le risque ne paye pas ! L’entrepreneur, pire, est supertaxe et humilie, alors il est decu, il en a marre, il vit sa vie, bien, consomme ce qu’il a deja accumule en banque ( vu que ca ne rapporte plus rien ) et attend, il n’a pas envie de jouer ( vice ).

    Et on se rend compte que la seule chose que l’on peut faire avec l’argent cree ex nihilo est d’acheter les actions du clan, du club, de ceux qui sont liés au pouvoir etatique.

    On tue, de plus en plus, l’entrepreneur pour favoriser le fonctionnaire public ou … prive !

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