Les dépêches mercredi 5 Septembre; Ils veulent le beurre, l’argent du beurre et baiser la crémière.

La question de la garantie des dépôts en Europe est l’une des plus importantes de la période.

Bien sur elle ne fait l’objet d’aucun débat en France; on chipote pour quelques dizaines d’euros dans les paies , mais on détourne les yeux de la question de la securité de dizaines de trillions d’euros!

Plus les spoliations sont grosses et plus elles passent inaperçues. Tout ce qui est monétaire porte sur des transferts de richesse de dizaines de trillions d’euros, mais chut, sur le monétaire vous n’avez rien à dire, c’est afffaire de spécialiste.

Votre représentation , vous élus, jouent aux billes dans la cour de l’école pendant que les Maitres eux, vident les poches des uns pour remplir  les poches des autres. Le fiscal n’est plus rien , c’est de la poudre aux yeux , un détournement d’attention en comparaison du monétaire.

Les pays du Nord ne veulent pas de solidarité ou de transferts, ils veulent avoir accès à votre pouvoir d’achat, ils veulent pouvoir vendre leurs produits et services librement mais ils refusent la contrepartie logique et morale qui est la solidarité monétaire (et fiscale) .

Ils veulent le beurre, l’argent du beurre et baiser la crémière.

Il ne peut y avoir d’union monétaire sans solidarité ou transferts, c’est une nécessité logique et historique. Les pays du Nord refusent de le reconnaitre et leur obsession est surtout de ne pas payer.

Tant que l’Allemagne refusera que la securité des dépôts soit européenne, l’Europe restera morcelée et tout se passera comme si il y avait un risque de redénomination, c’est à dire un risque de retour aux anciennes monnaies.

Et c’est la même chose s’agissant de l’autre question, celle des eurobonds. La fuite devant la monnaie bancaire en Italie, le spread des emprunts italiens sur les Bunds allemands tout cela traduit et exprime le morcellement, la non unification. Bref tout cela est la mesure de la fragilité de l’édifice européen. Un euro allemand n’équivaut pas à un euro italien c’est ce disent les fuites de capitaux et les primes de risque  élevées sur les bonds italiens.

Cetet question n’est pas théorique, loin de là. les responsables savent que la situation des banques euros est pourrie , que leur comptabilité est fausse et que les actifs sont surévalués car ils ne tiennent pas compte de la nécessaire dépreciation sur certains risques souverains. Les anglo saxons savent tout cela et le jour venu ile spéculeront à la baisse sur tout le secteur bancaire européen, Ray Dalio le fait deja.

Pire, on sait bien que l’on n’échappera pas à une crise bancaire quand les taux vont vraiment monter, que la valeurs des actifs cotés sur les marchés va chuter et quand par conséquenct les banques vont une nouvelle fois etre sous pression.

Quatre responsables monétaires de la zone euro ont renouvelé l’appel en faveur d’un système européen de garantie des dépôts (SEGD). Ce projet  suscite toujours l’opposition  de la part de l’Allemagne et des Pays-Bas. Ils veulent bien profiter des dépenses des cigales européennes, mais pas en supporter les conséquences, c’est à dire les risques de solvabilité.

Les gouverneurs des banques centrales de Finlande, d’Espagne et de Lituanie ainsi que la nouvelle sous-gouverneure de la Banque de France ont pressé les gouvernements européens de mettre en place ce SEGD, destiné à garantir à hauteur de 100.000 euros les dépôts dans toutes les banques de la zone euro via un fonds alimenté par les établissements bancaires eux-mêmes et soutenu par les Etats.

Lors d’un Conseil européen au mois de juin, les dirigeants de l’UE ne sont pas parvenus à un accord pour mettre en place ce SEGD, en partie du fait de l’opposition de Berlin ».

La confiance dans des dépôts bancaires sécurisés devrait être identique dans l’ensemble de la zone euro », a déclaré le gouverneur de la banque centrale finnoise Olli Rehn dans des commentaires publiés dans la revue de l’Eurofi, le groupe de réflexion sur les questions bancaires et financières européennes, à l’occasion du Forum qu’il organise à Vienne du 5 au 7 septembre.

« Un système européen d’assurance des dépôts permettrait cela, même en cas de crises graves », a ajouté Olli Rehn.

Le SEGD viendrait parachever la réponse de l’Union européenne à la grande crise financière de 2008 qui a conduit la Banque centrale européenne à assurer directement la supervision des principales banques de la zone euro.

Les banques les plus solides de certains pays comme l’Allemagne (sic) craignent toutefois qu’une telle garantie des dépôts mutualisée à l’échelle européenne les force à soutenir des établissements en difficulté dans d’autres Etats membres et se sont inquiétées des dangers liés à ce mécanisme de partage des pertes.

Les pays du Nord veulent une bonne déflation/assainissement bien  sanglante dans les pays du Sud avant de faire un pas vers la solidarité.

« Un (risque) évident est l’introduction d’un aléa moral pour les responsables de la politique économique », prévient Karl-Peter Schackmann-Fallis de la Fédération des caisses d’épargne allemandes dans sa contribution à Eurofi Magazine.

Pour le gouverneur de la banque des Pays-Bas, Klaas Knot, les banques de la zone euro doivent réduire les risques associés à leur exposition aux dettes souveraines et à leurs encours de prêts douteux avant qu’un mécanisme commun d’assurance des dépôts puisse être mis en place.

Sylvie Goulard, nommée en janvier seconde sous-gouverneure de la Banque de France en charge des questions internationales et européenne, a souligné qu’une « réduction substantielle du risque » au sein du système bancaire de la zone euro était déjà intervenue et a appelé à un compromis sur le SEGD, déjà édulcoré dans une proposition de la Commission européenne de l’année dernière.

Le gouverneur de la banque d’Espagne, Pablo Hernandez de Cos, a fait écho aux propos de Sylvie Goulard et mis en garde contre un renchérissement du coût de détention de dettes souveraines par les banques dans l’espoir de prévenir le risque d’un cercle vicieux entre les établissements bancaires et leur Etat.

« Le meilleur moyen de traiter ce problème est (…) de continuer à renforcer la résistance des banques afin d’éviter que des difficultés dans le système bancaire ne se propagent à l’Etat », a-t-il dit.

Le gouverneur de la banque centrale lituanienne, Vitas Vasiliauskas, a lui aussi plaidé en faveur du SEGD tout en disant que le BCE devait être impliquée dans la supervision des grandes banques de l’Union européenne même si elles n’ont pas leur siège au sein de la zone euro.


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