La conspiration contre l’Italie. Peu importe qu’elle soit formalisée.

Voici un graphique terrible, il est peu publié.

Il exprime mieux qu’un article ou une note de travail en quoi le risque italien est important.

Il exprime également pourquoi  Draghi est dans la nasse et bien sur pourquoi il envisage des subterfuges pour continuer de contrôler les taux d’intérêt longs et intervenir sur les marchés par des opérations dites « twist ».

Draghi sait qu’il faut continuer à acheter des emprunts longs  italiens car personne d’autre n’en veut au prix auxquels ils sont  actuellement. Ils ne sont pas à leur prix.

Dans le graphique ci dessous, qui est pure visualisation, vous remarquez que l’indice boursier des cours des banques italiennes évolue de concert avec le taux de rendement du 10 ans italien inversé.

Inversé cela veut dire que quand les taux du 10 ans italien montent, alors l’indice des cours des banques italiennes baisse, leur valeur chute. La hausse des taux des emprunts italiens exprime la méfiance à l’égard de la gestion italienne, l’agressivité des eurocrates à son égard et la perspective de la fin des achats de Draghi.

Il y a une liaison, un cercle vicieux entre la dette gouvernementale italienne et la confiance dans les banques du pays, tout simplement parce que l’actif de ces banques est composé en grande partie d’emprunts du gouvernement. Si l’un chute l’autre chute et si l’un se détériore l’autre en fait autant.

Le maillon faible:

Il y a solidarité ce qui est exactement le contraire de ce que souhaitaient les eurocrates, ils voulaient couper le lien entre les banques et les gouvernements en faisant payer les faillites des banques par le clients bancaires, c’est à dire les déposants.

Les ennemis de draghi ce sont les journaux allemands:

La presse en particulier allemande n’a de cesse, surtout Die Welt de crier au loup sur l’Italie. Cette presse veut déstabiliser le gouvernement en ruinant son crédit d’une part et en faisant tomber ses banques d’autre part comme elle l’a fait avec les banques grecques. La presse allemande veut réussir un « run » sur les banques italiennes, elle veut que l’argent affolé fuit les banques italiennes, elle veut un « run » qui les mettrait en position de faiblesse par manque de liquidités, un « run » qui les rendrait dépendantes de mesures exceptionnelles de la BCE,  et ainsi mettrait également le gouvernement récalcitrant à genoux.

Ah les braves gens!

Ci dessous, l’évolution de l’indice des cours des banques italiennes rapproché de    l’évolution inversée des rendements sur les emprunts a 10  ans du gouvernement.

L’échelle de gauche est donc inversée.

L’épée de Damoclès des banques en Europe.

La taille des banques européennes en regard des GDP européens, en regard des dépots et en regard de l’accés au « dollar funding » est tout simpement irresponsable, c’est du suicide.

L’ennui est que ce seront les tiers, contribuables, déposants et épargnants qui paieront cette folie.

La Banque d’Italie défend les investisseurs ‘sic)

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