Bavière, la claque mais pas cinglante; les caves se rebiffent.

La CSU, alliée conservateur clé d’Angela Merkel, a essuyé dimanche une défaite  historique lors de régionales en Bavière, fragilisant un peu plus le gouvernement de la chancelière allemande.

L’Union chrétienne-sociale, « parti frère » de la CDU de  Merkel, qui domine cette région depuis les années 1950, arrive certes en tête avec 35,5%, mais ce score a tout d’une débâcle politique, selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote par les chaînes publiques ARD et ZDF. Certains craignaient une chute jusqu’à 32%.

Elle perd quelque 12 points par rapport à 2013, sa majorité absolue, et va être obligée de chercher une alliance inconfortable avec une ou plusieurs autres formations.

Autre mauvaise nouvelle pour  Merkel, l’autre membre de sa coalition gouvernementale, les sociaux-démocrates du SPD, subissent une gifle avec 9-10% des voix.

Les gagnants du scrutin sont les Verts, 2e avec 18-19%, et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD),  qui prend 11% des voix, au coude-à-coude avec les Freie Wähler, des conservateurs indépendants (11,5%). Les Libéraux du FDP (5%) ferment la marche.

Sondage sortie des urnes

  • CSU: 35.5 %
  • Grüne: 18.5 %
  • FW: 11.5 %
  • AfD: 11.0 %
  • SPD: 10.0 %
  • FDP: 5.0 %
  • Linke: 3.5 %
  • Sonstige: 5.0 %

 la chancelière  canard boiteux

Rien pour rassurer la chancelière allemande donc, d’autant que son propre parti, la CDU, doit faire face à un scrutin tout aussi ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes.

Ces deux scrutins « affecteront la politique nationale et en conséquence la crédibilité de la chancelière », a déjà prévenu vendredi le président de la chambre des députés et vétéran respecté de la CDU, Wolfgang Schäuble.

La remarque n’est pas anodine: Angela Merkel doit affronter en décembre un vote de militants pour être reconduite à la tête de son parti.

Au pouvoir dans la première économie européenne depuis 13 ans, la chancelière allemande a connu une année très difficile, conséquence politique de sa décision de 2015 d’ouvrir l’Allemagne à plus d’un million de demandeurs d’asile.

Même si elle a considérablement resserré l’accueil des migrants, Angela Merkel  a bataillé six mois durant pour former une coalition gouvernementale, finalement avec des sociaux-démocrates très récalcitrants.
Durant l’été 2018, c’est la CSU bavaroise qui s’est rebellée, conduite par son chef, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, qui a risqué à deux reprises de faire tomber le gouvernement en poussant des thèmes  l’AfD afin de regagner le terrain perdu.
C’est une mauvaise nouvelle pour Macron car on voit mal la Chancelière prendre le risque de réformes européennes impopulaires.

Les européistes espéraient pouvoir comme ils disent « approfondir » la construction européenne après les élections de 2019, cela semble de moins en  moins possible, les caves, les peuples se rebiffent. »

A force violer les Allemands, la Chancelière en paie le prix.

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Une réflexion sur “Bavière, la claque mais pas cinglante; les caves se rebiffent.

  1. Il faut une mobilisation massive pour les Européennes 2019.
    Que chacun lise avec attention les professions de foi de chaque liste politique et vote selon sa conviction ou blanc si non convaincu par aucune.
    Le vote par défaut, le vote ou le report de vote utile ont détruit notre expression politique.

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