Les dépêches dimanche 28 octobre matin; l’accusation de populisme, de racisme, de nazisme est un baillon.

On voit fleurir le mot « populiste », les attaques et le mépris qui l’accompagnent dans presque tous les articles des médias. Il y a ainsi des modes, des tics qui prennent vite lorsque l’exemple est donné d’en haut. Ce mot on le met à toutes les sauces mais bien sur aucune n’a bon goût! Elle sont toutes amères et répulsives.

Je me suis déja, et à plusieurs reprises, livré à des analyses serrées du populisme et j’ai cessé d’y prendre plaisir. J’ai compris que nous avions dépassé le stade de la réflexion ou de la confrontation d’idées: le terme populisme ne ressort plus du débat, on débat encore avec des adversaires pas avec des ennemis.  Non il ressort de la guerre. Et dans la guerre on a des ennemis.

L’accusation de populisme , ‘est une arme qui est utilisée par les élites et leurs suiveurs, leurs harkis pour essayer de tuer socialement, démocratiquement ou républicainement ceux qui ne pensent pas comme eux. Ce mot est balancé comme un insulte parce qu’il est chargé de connections soigneusement tracées et entretenues: racisme, antisémite, nazisme.   Grâce à cela il est utilisé comme disqualification à la parole, comme une nullification: vous êtes un populiste , donc vous n’avez ni le droit à la parole ni le droit d’exister .

Pire vous devriez avoir honte de ce que votre populisme évoque; votre devriez avoir honte des associations d’idées que nous y accolons car en dernière analyse, quand tout le cheminement des associations d’idées a été parcouru,  vous êtes raciste, antisémite, ringard, égoïste, bref nazi.

Nazis est l’insulte clef , c’est la synthèse de tout, tant le souvenir des horreurs , soigneusement entretenu par les ingénieurs sociaux et savamment retourné par leurs médias est ancré dans les mémoires et les perceptions. Nazi est un mot qui a changé de statut: il ne décrit plus, il ne désigne plus, non, il transforme la personne qui en est affublée en un paria. Epingler quelqu’un de l’étiquette nazi ressort de la magie. Il faut cesser de s’interroger sur « nazi » car le contenu du mot est un piège, c’est une diversion. Il faut s’interroger sur l’utilisation du mot, démystifier cette utilisation, montrer en quoi elle est scélérate.

Ce n’est pas un hasard si on prête à Churchill une citation qui dit que ce sont les fascistes eux même qui, à l’avenir traiteront les autres de fascistes. Non ce n’est pas un hasard car l’idée, la phrase n’ont pas besoin d’auteur, elles s’imposent d’elle même, elles sont dans l’air;  c’est une création de l’inconscient collectif qui a tout compris; mais il fallait lui donner un père à cette phrase, à cette affirmation et qui de plus prestigieux que Churchill?

La  nazification des adversaires est ce que l’on appelle une projection. L’homme a cette faculté de balancer sur le monde extérieur et surtout sur ses congénères, les saloperies qu’il a en lui. Vulgairement cela recoupe le système du bouc émissaire.

Cette projection de la saloperie que les élites abritent en elles  est un phénomène mondial.

Je soupçonne que le succès de la stratégie de nazification de leurs  adversaires par les élites et de leurs complices, est en grande partie due à la tendance de la psyché humaine à l’inversion. A la faveur des progrès de la science de la communication, des sciences de l’inconscient, une science de la persuasion s’est construite.

L’âme humaine fonctionne selon des principes simples, privilégiés et quand on réussit à chevaucher ces principes simples, alors on est redoutablement efficace pour la manipuler.

L’homme a une tendance terrible à l’inversion des causes et des effets, à la projection de la noirceur qui est en  lui sur ses adversaires et ennemis; il a une tendance irrépressible au moindre effort, à l’évitement, aux amalgames , à la répétition, à l’imitation … ce sont toutes ces tendances, bien exploitées par les ingénieurs  sociaux, les publicitaires, les communicants, les  think tanks qui servent à mater les individus, à les massifier , à les isoler et bien sur à les neutraliser en tant que force politique.

Ce sont bien sur les élites qui ont favorisé la montée du nazisme , elles y ont vu un moyen commode de sortir de la crise des années 30, un moyen de détruire les appareils de productions inutilisés, un moyen de former des cartels, un moyen de lutter contre la vague communiste montante, toutes les recherches le prouvent, y compris celles sur les origines du financement du nazisme et celles sur la réalité des collaborations ignobles entre les bourgeoises.

Hélas au lendemain de la guerre, au lieu d’ouvrir tout grand les  livres, au lieu de faire la lumière, de tout montrer au grand jour, on les a refermés, on a tout recouvert d’un voile noir. Pourquoi? Parce que les élites dans la défaite ont  encore gagné, elles ont  conservé le pouvoir, elles ont repris le dessus sur les classes populaires  grâce à l’aide de la bourgeoise américaine elle aussi obsédée par le risque communiste. On n’a pas fait le procès du nazisme et du fascisme, il aurait été trop révélateur; on a fait le procès des lampistes pour exonérer les racines, les structures, l’inconscient caché de l’idée fasciste. Au lieu d’expliciter la montée du nazisme, en quoi il était une mystification des peuples , en quoi il servait les intérêts des ultra riches éternels, eh bien on a  dit: ne parlons plus de tout cela, faisons la réconciliation nationale .

Le fascisme  se réduit toujours à ceci: les peuples doivent se sacrifier.

Pour quoi ils doivent se sacrifier est indifférent, car ce qui compte c’est qu’ils se sacrifient!  Cela peut être la Nation, la Patrie, le Communisme, le Socialisme, le Progrès, la Construction Européenne, peu importe ce qui compte c’est qu’ils se sacrifient; Et en toute dernière analyse le fascisme consiste en un sacrifice des peuples pour les élites, les dominants, les ultra riches éternels, bref les maîtres. Les peuples sont l’offrande que les maîtres font sur l’autel de leur volonté de puissance.

Et le fascisme, le vrai celui d’en haut, ce fascisme là n’est jamais mort il n’a fait que sommeiller en attendant de resservir et, comme la noirceur  au bois dormant, ce fascisme quand les difficultés sociales se sont réveillées comme dans les années 30, ce fascisme on est allé le rechercher dans son cercueil jamais refermé et on l’a projeté, tartiné sur la gueule des foules que l’on voulait neutraliser par la salissure.

Ce fut, c’est une opération ignoble que celle de salir des peuples entiers, que celle de leur  ôter toute fierté, de les culpabiliser. Le peuple n’ose plus penser, se révolter, il a peur de lui même , il a honte, il a peur de ce que on lui dit qu’il est.

Les oppositions politiques et syndicales sont ineptes car elles s’inscrivent dans ce monde dégueulasse, elles habitent cette névrose de culpabilité et de noirceur, ce monde ou les victimes sont traitées de bourreaux . Les opposants politiques sont des enfants de cette culture et il ne faut pas compter sur eux pour s’en extraire car comme tout rebellocrate, ils en vivent, ils s’en nourrissent. Les opposants vivent bien, certains même très bien,  de la dénonciation de ce qu’ils entretiennent.

La vraie opposition n’est même pas à inventer , elle s’imposera d’elle même sans formulation sans mot d’ordre et sans discours. Sans mise en  forme car elle sera pure force de rejet brutal. Car les inventions ne sont que prolongements du passé; non la vraie opposition se produira d’elle même sous une forme inconnue, elle sera produite par le réel , par la souffrance, par  le mal être, pas par les hommes ou par des guides.

il n’y a pas de prophète de ce qui n’existe pas encore et n’est donc pas nommable. La vraie révolution se  fera bien sur, elle sera d’abord  révolte des forces vives, brutes, dionysiaques, non canalisées, non mises en mots.

Reuters] China regulator urges Beijing banks not to force liquidation of pledged shares: Yicai

[Reuters] China’s industrial profits growth slows for fifth month as orders wane

[CNBC] The ‘unbeauty contest’: All you need to know as Brazilian voters prepare for an election showdown

[Reuters] More violence feared as Brazil braces for far-right presidency

[CNBC] Populism and nationalism threaten the European project 

[FT] Rising costs force consumer goods groups to raise prices

[FT] The regime change for global markets is just beginning

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s