La destruction de la confiance est un « business model » moderne

Je ne vais pas radoter et vous redire toute l’importance que j’attache à ce que l’on désigne sous le nom de confiance, mais je vais quand même me laisser un peu aller.

Sachez simplement que pour moi la confiance est au coeur des relations, qu’elles soient politiques, sociales, économiques, financières, inter-personnelles.

Le soutiens que notre époque survit, s’alimente de la destruction de la confiance et qu’elle la remplace par le mensonge, la force, le contrôle, la subversion, la manipulation.

Ce qui est normalement accordé comme un don du ciel est maintenant imposé ou monnayé.

Nous avons, enraciné dans tout et partout, un capital confiance et c’est ce capital que nous acharnons à détruire .

Nous exploitons la mine de la confiance, de la gogoterie, de la naïveté à fond, sans scrupule. Sans se préoccuper de la renouveler. Et ce faisant nous la détruisons. Un peu comme l’ont fait les marchands de champagne  qui nous vendent  de la bibine, ou comme le  parfumeur    qui tue la confiance dans sa marque pour la vulgariser, pour  gagner plus d’argent à court terme.

La destruction de la confiance, son pillage  sont un « business model » moderne.

C’est le processus de base de nos sociétés; on profite d’un capital confiance non pour l’honorer, lui faire honneur mais pour baiser, tromper. On ne l’honore mêm plus en simulacre.

Regardez ce qu’a fait Macron!

La destruction de cet acquis de la civilisation , de cette chose si subtile, presque indéfinissable, alchimique est maintenant quasi terminée: elle n’est plus  invoquée. C’est pour cela que je dis que nous vivons dans un monde cynique.

Il est vrai que je suis marqué par la finance ou tout le monde sait que tout est faux, bidon, bullaire, surfait, presque de la merde mais que ce tout le monde fait semblant de l’ignorer tant que cela gagne . Tant que cela paie.

Je soutiens que cette destruction opérée dans la finance, dans la monnaie, dans la parole et maintenant dans les écrits, cette destruction a gagné. Elle a envahi. C’est le temps de fausses  valeurs humaines, des fausses monnaies, des fausses nouvelles et des faux hommes d’état simplement managers à la petite semaine.

La confiance c’est ringard.

Quasi plus personne n’a conscience  de son rôle. Le vivre ensemble, le vrai vivre ensemble, pas celui des bobos, ne survivra pas à la disparition de la confiance.

C’est pour cela que je vous livre ce texte de Maxime Tandonnet, simplement parce qu’il en parle, de la confiance. C’est déja cela.

Comment restaurer la confiance?

https://maximetandonnet.wordpress.com/

Maxime Tandonnet

La classe dirigeante française a perdu la confiance de la Nation. Ce phénomène se manifeste par l’effondrement des cotes de popularité, une abstention vertigineuse, la poussée du vote anti-système, le soutien populaire aux Gilets Jaunes. Il ne date pas strictement de l’ère Macron, même si, dans un régime fondé sur la personnalisation du pouvoir à outrance, il s’exprime notamment dans la défiance envers le chef de l’Etat. Or, l’autorité verticale, la réforme imposée par le haut à un peuple réticent et rebelle est une gageure dans une démocratie moderne. En l’absence d’une dynamique de confiance, les relais normaux de la politique gouvernementale, les administrations, les collectivités locales, les entreprises, le monde associatif, entrent dans une logique d’inertie. L’opinion, animée par les médias et les réseaux sociaux, se soulève et oblige le gouvernement à reculer sur ses projets tels que la « taxe carbone ».

La confiance est le carburant de tout gouvernement efficace. Le président Macron et son gouvernement tentent de regagner cette dernière. Voeux solennels aux Français, ouverture d’un grand débat national, perspective d’un référendum à questions multiples… Ces initiatives seront-elles suffisantes? Le malaise est bien plus profond et la classe dirigeante française n’en mesure pas la gravité. Depuis 2011, la France a basculé dans un autre univers mental. La succession des scandales (DSK, Cahuzac…), la vague terroriste islamiste, la faillite des politiques sur le chômage et l’autorité de l’Etat, ont bouleversé la vision des Français envers la politique. Ils ne supportent plus désormais les postures narcissiques, les artifices de communication, le carriérisme et l’obsession de la réélection. Ils en attendent un discours d’humilité, de vérité et d’engagement authentique pour le seul intérêt général. Dans une démocratie, les politiques ne sont pas des demi-dieux mais les serviteurs de la Nation. Et s’il fallait commencer par là?

 

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