Essai: Quand Macron dit que la financialisation et le néo libéralisme se terminent.

Avertissement:

Je sais c’est peut être un texte difficile, voire aride. Je n’en disconviens pas mais c’est un  texte important et surtout utile. N’avez vous pas envie de comprendre ce qu’est cette fameuse financialisation dont on vous parle sans arrêt?

Et puis ce  libéralisme mis à toutes sauces, n’avez pas envie de le voir tout cru, tout nu?

Si vous assimilez ce texte, vous comprendrez presque tout ce  que j’écris. Vous comprendrez aussi et surtout comment et pourquoi on vous pille , on vous pourrit la vie.

Tout cela débouche quasi naturellement sur Macron. Vous verrez.

 

Il y a quelques jours, Macron a dit, quelque chose d’important. Comme il se doit, ses propos n’ont été ni relevés ni commentés. Il n’y a plus de presse en France.

Il a déclaré que la phase  du néo libéralisme et de la financialisation étaient en train de se terminer.

Diable, vous ne trouvez pas que cela mérite que l’on s’y attarde?

Qu’un chef d’état, en exercice, d’un  grand pays, dise cela, c’est  proprement incroyable. Macron n’est pas le premier venu. Il a quelques bonnes bases d’économie, au moins pour avoir lu les Que sais-je et les polycopiés d e l’ENA, comme l’a fait Giscard.  Il ne comprend peut être pas la portée de ce qu’il dit mais il sait que c’est important. Si il ne le pensait pas pourquoi le glisserait-il dans une intervention grand public?

Macron ne connaît rien à l’économie, il en connaît l’air, la musique mais pas les paroles comme tout Enaniste. Connaissance superficielle sur tout, par le biais de dossiers et de travaux dits pratiques ou d’ateliers factices vernis de narcissisme ou on étale un faux savoir . L’ENA est un élevage de cuistres. Rien de la vraie économie comme corpus de savoir contradictoire, toujours en évolution, toujours idéologique , et relatif à un ordre social dominant.

Macron sait tout, superficiellement et ayant fait l’ENA il croit maîtriser tous les discours, parce qu’il manie les formes et les ombres du savoir. Il est en train de le démontrer dans cet exercice du Grand Débat qu’il a conçu sur le modèle du Grand Oral! C’est à dire pour écraser et briller. L’admiration des sots , comme le disait son maître Stendhal, qui racontait mais ne pensait pas, l’admiration des sots,  ce n’est pas rien. Mais le peuple n’est pas Brigitte.

Mon idée est que Macron a entendu parler de la fin du néo libéralisme et de son complément la financialisation. Au moins  il ne se trompe pas car les deux vont de pair, ils sont non-séparables, l’un produit l’autre et l’autre produit l’un, c’est indissociable.

Mais d’abord il faut comprendre pourquoi le capitalisme a muté en un avatar pervers.

Il a muté parce que vers la fin des années 60  le taux de profitabilité a pris une nette tendance à la baisse, il s’est tendanciellement érodé et la croissance a bien sur fait de même. Moins de profit cela fait moins d’investissement, cela produit moins de  croissance, le système perd une partie de sa capacité à distribuer des revenus et à créer des emplois. La bicyclette pour ne pas tomber a besoin de rouler, même Michel Rocard le savait. Et le système économique, politique  et social se fragilise; ce qui est dangereux.

Le premier réflexe du système quand la profitabilité baisse c’est d’essayer de la faire supporter au salarié, de s’en servir comme variable d’ajustement. Le système cherche à faire baisser  ses coûts, ses charges  pour maintenir ses profits, c’est ce que fait en ce moment Macron en France. Donc pour faire face à la chute de la profitabilité il faut « casser » les syndicats et organiser la concurrence des travailleurs entre eux, c’est l’arbitrage international du travail. Il faut  délocaliser et importer à bon marché.

Pour surexploiter les salariés ce qui est la racine même du néo libéralisme, il faut aussi compenser leur perte de revenus gagnés par le recours au crédit. La masse de crédits enfle, il faut dépasser les limites de la solvabilité des banques qui le fabriquent et il faut  titriser, empaqueter les crédits, les vendre au marché financier,  cela fait exploser le rôle et la taille des marchés financiers. Ils deviennent la pierre angulaire du système nouveau, les banques ne jouant plus qu’un rôle d’appoint , d’intermédiaires.

L’intermédiation explose, d’où une inflation considérable d’actifs financiers représentatifs de dettes et de créances. Comme tout cela devient risqué, fragile, volatil,  les banques doivent devenir géantes, elles doivent avoir les reins solides, et il faut créer des assurances, des hedges pour faire semblant de couvrir les risques, c’est le développement exponentiel de ce que l’on appelle les  dérivés.

Bien sur les assurances sont fictives car aucun système pris dans sa globalité ne peut se servir d’assurance à lui même! C’est ce que dit Zero Hedge. Mais comme peu à peu la fragilité ne peut plus être cachée comme en 2008 alors il faut faire intervenir le prêteur de dernier ressort, les Banques Centrales.  Elles n’ont pas d’argent, non, mais elles peuvent en créer à partir de rien les diablesses. Elles portent une créance sur le système à l’actif de leur bilan et elles créditent le compte du système au passif de ce même bilan et c’est ainsi que cela fonctionne. Le tour est joué. C’est le miracle non pas de la multiplication des pains mais de la comptabilité en partie double.

Elles créent de la fausse monnaie, de la monnaie digit,  laquelle tombe du ciel pour couvrir les risques. Les Banques Centrales ont obligées  jouer le rôle de prêteur de dernier ressort en continu, ce quelles font en ce moment. Etant entendu que les Banques Centrales n’ont aucun autre assureur que .. vous, le contribuable. C’est en fait ce que l’on appelle la socialisation des risques: les intermédiaires financiers s’enrichissent en créant des risques, mais en dernière analyse c’est vous qui supportez ces risques.

Ah les braves gens!

Surexploitation et croissance exponentielle du crédit sont intimement liées. La surexploitation oblige à se passer de l’épargne , à recycler les déficits , à pratiquer le déficit spending et finalement à hypertrophier le secteur financier, lequel comme un cercle caressé devient vicieux.

La dérégulation financière est contemporaine de la prise de conscience de cette détérioration du système et elle est née de la volonté d’en repousser les limites.

La dérégulation consiste à se donner les moyens de repousser les limites du système en s’affranchissant des contraintes de solvabilité: en bref il s’agit de pouvoir créer toujours plus de dettes. Il n’y a plus jamais de problèmes de rareté, il n’y a plus que des problèmes de liquidité. Il s’agit de couper le lien qui attache les dettes et les actifs financiers à la sphère réelle, au monde réel. D’ou en passant la suppression du lien entre le dollar et l’or; on peut maintenant créer tout le papier que l’on veut, on est  libéré du poids du réel, on a détaché les ombres des corps. Pour créer tout le papier que l’on veut il n’y a qu’une condition: qu’il y ait toujours assez de gogos pour s’en goinfrer. On a trouvé le moyen de susciter une demande quasi perpétuelle, c’est le jeu, l’espoir que « cela va monter »; on appelle cela le penchant  pour le risque!  Vous savez le fameux risk-on.

Une autre innovation est intervenue: on s’est aperçu que l’on pouvait créer le capital à crédit: c’est de l’alchimie!  On a compris que l’on pouvait remplacer l’accumulation ringarde du capital ancien par les profits réalisés, par les espoirs de profit. Alchimie boursière qui fait que l’on peut commencer ou développer une affaire à crédit, la vendre sur le marché à un prix qui représente un multiple colossal des profits futurs espérés,  et ainsi  fabriquer des fonds propres boursiers que le système peut réutiliser ailleurs. C’est comme cela que l’on crée des caricatures, des machines , des pompes ubuesques comme Amazon ou Netflix.

Je pense que vous avez compris que la financialisation et la surexploitaion néo-libérale constituent un seul et même système et que Macron a tout à fait raison de les  accoler.

On peut donc aller plus loin.

Bien entendu la presse-MSM  et les auteurs-système ne vont pas vous dire tout ce que je vous dis, rendez vous compte si cela se savait, ce serait la révolution! De toutes façons ils ne le savent pas, ils ignorent la réalité du monde dont ils parlent, ils glosent.

La définition la plus souvent retenue de la financialisation est la suivante, elle est donnée par Gerald Epstein: « la financialisation recouvre le rôle sans cesse grandissant des motivations financières, des marchés financiers, des acteurs financiers, et des institutions financières dans les économies nationales et internationales ». 

Comme vous le constatez, et c’est la définition la plus célèbre, celle qui fait autorité, elle ne nous dit rien en fait de ce qu’est la financialisation, pourquoi elle s’est imposée et surtout ce à quoi elle aboutit. C’est un constat, plat, presque bénin. Ben voyons!

Pour les initiés, pour les  spécialistes Epstein va un peu plus loin:  “some writers use the term ‘financialization’ to mean the ascendancy of ‘shareholder value’ as a mode of corporate governance; some use it to refer to the growing dominance of capital market financial systems over bank-based financial systems « 

Traduction: « certains utilisent le terme de financialisation pour pointer la montée , la domination de « la  valeur pour l’actionnaire » comme critère de gouvenance. D’autres s’en servent pour souligner la domination croissante des marchés de capitaux sur l’ancien système de la finance basée sur les banques ».   Tout cela est descriptif et comme vous le voyez tout en étant vrai, cela ne vous apprend pas grand chose sur cette perversion du capitalisme.

L’inventeur du concept est Krippner , je crois qu’il s’agit d’une femme, elle nous dit : « le terme désigne un mode d’accumulation capitaliste dans lequel le profit se réalise de plus en plus au travers des canaux financiers plutôt que par les canaux anciens, comme le commerce  et la production. »

Notez que c’est déja mieux et cela nous en dit un peu plus sur le nouveau système. De temps à autre, par facilité c’est cette définition que j’utilise tout en sachant qu’elle est inexacte. Melenchon semble aussi utiliser quelque fois cette définition. Mais c’est une erreur . Je ne le fais que pour simplifier tout comme j’utilise le terme de printing pour désigner faussement ce que font les banques centrales, en fait c’est plus compliqué. C’est disons une approximation.

Krippner suggère que le profit peut venir d’autre chose que la production et le commerce et que la finance a le pouvoir de créer du profit. C’est totalement faux. Le profit est et reste produit dans le commerce et la production et les canaux ou les moyens par lesquels il se manifeste, s’accapare  ou circule ne changent rien à l’affaire, le profit vient de l’exploitation des salariés et la finance ne produit rien. elle catalyse, elle facilite, elle transporte, c’est tout.

La théorie sous jacente au concept de Krippner est que le monde est maintenant divisé en deux classes, les producteurs et les financiers et que le progressisme doit se limiter à lutter contre les financiers.

La financialisation aurait créé une nouvelle source de profit, ce que l’on appelle l’exploitation secondaire,  cette source de profit ne viendrait pas de la production et donc pas de l’exploitation travailleurs, elle viendrait de l’extorsion des ressources des travailleurs par le biais de l’usure bancaire, les commissions et le jeu spéculatif. La finance serait donc le nouvel et  pour ainsi dire seul ennemi. Et c’est l’instabilité de la finance qui serait la cause des crises.

La réalité est que la finance ne produit pas de profit, elle extraie le profit du système productif par le biais du leverage, par le biais de l’usure, par le biais des commissions et par le biais de la spéculation. A ce titre elle est bien à l’origine proche des crises, source de l’instabilité mais elle n’est pas la cause première car la cause première c’est l’insuffisance de  la profitabilité dans la production; insuffisance  qui amène à financialiser. La finance exploite, extraie le profit de la production et l’affaiblit ce qui explique la rétrécissement des bases productives, la desindustrialisation, la désertification  dans tous les pays ou la financialisation est très poussée.

Il est évident que Macron n’a pas poussé ses réflexions, si il l’avait fait toute sa politique serait différente, tous ses discours seraient modifiés car cela voudrait dire qu’il a compris ou se situaient les problèmes et ou il fallait aller chercher les  solutions. Au lieu de cela et c ‘est la preuve qu’il n’a rien compris et qu’il parle pour faire le malin, les actions qu’il propose vont dans le sens de l’aggravation de la financialisation, de la surexploitation et finalement de  l’exacerbation  de la crise du système français. Macron est un imposteur.

La fin de ce système, Macron en a entendu parler parce qu’en certains endroits on en parle . Au FMI, à la BRI, par exemple il y a toute tendance qui considère que l’on a touché les limites de la phase néo libérale  parce que d’une part, le neo libéralisme produit des  inégalités qui deviennent insupportables et d’autre part il a besoin de produire encore des dettes lesquelles deviennent impossible à rouler et à honorer. Cette   phase du capitalisme aurait en quelque sorte touché ses limites. On ne peut envisager d’aller beaucoup plus loin.

Quand je dis beaucoup plus loin cela ne veut pas dire que cela va s’arrêter demain, non demain c’est à l’échelle de  l’histoire: dans 10  ans, dans 15 ans.

 

 

 

 

 

 

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9 réflexions sur “Essai: Quand Macron dit que la financialisation et le néo libéralisme se terminent.

  1. Merci pour ce texte passionnant. Notamment, bien que je vous lise régulièrement, je n’avais jamais véritablement saisi jusqu’ici le caractère authentiquement improductif de la finance et son seul rôle de courroie de transmission et d’aspirateur.

    À l’instar de Lisa, je suis preneur d’un texte sur les fondements (que j’imagine multiples) de la baisse tendancielle de la profitabilité du système. Tant pis pour la longueur et la complexité : tout ce qui aide à la compréhension de ce monde ne peut qu’être bénéfique.

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    1. Il y a un temps pour tout!

      En particulier pour écrire . Beaucoup de choses qui sont claires dans ma tête ne sont pas encore assez élaborées pour etre présentables et facilement assimilables. Disons qu’elles sont encore trop théoriques, trop abstraites.

      C’est une chose que d’élaborer dans sa tete et une autre que trouver les modes d’expositions simples et accessibles.

      Normalement il faut un fait, une actualité comme celle qui m’a conduit à reprendre la déclaration de Macron sur le financialisme et le neo liberalisme, puis il faut tirer sur le fil afin de voir ce qu’il y a derriere de caché, puis il faut insérer cela dans l’Histoire
      .
      En effet je ne crois pas pouvoir expliquer de façon convaincante sans être capable de reveler l’origine historique des choses.

      Ensuite il faut polir décanter les concepts clefs, les clarifier et enfin les mettre ensemble par une articulation logique, non contradictoire et surtout non artificielle. Les liens entre les propositions doivent être organiques et non pas rhetoriques.

      Finalement, il faut que cela s’impose à moi comme utile à un moment donné.

      La piste pour commencer à reflechir sur la chute de la profitabilité du capital consiste à comprendre que le capital n’est pas une chose en soi, non c’est un rapport social, c’est le rapport social qui permet à une catégorie de gens de recevoir, de s’attribuer , une part de richesses, une part de biens et services sans produire eux meme.

      Vous avez remarqué que j’énumère diverses formes de capital, le productif, l’improductif, le spéculatif, l’inefficace, le fictif, le capital de poids mort etc cela c’est encore simple. mais tout est beaucoup, beaucoup plus complique car il y a une ambiguité majeure dans le terme de capital: on confond le capital c’est a dire les usines, les machines, le savoir faire etc avec sa contrepartie c’est dire l’action ou l’obligation qui le representent, qui le figurent ou qui le signifient au sens de le mettre en signes.

      Et notre époque crée et entretient la confusion afin de faire croire que ce sont les bouts de papier qui sont le capital alors qu’ils ne sont que la contrepartie juridique, contractuelle du capital réel.

      Il s’agit de faire croire qu’ils sont auto productifs.

      Donc il faut clarifier et demystifier tout cela. Ce n’est pas simple a faire mais c’est surtout difficile à expliquer simplement.

      Nous vivons dans un système qui ne nettoie plus . j’entends par la un système qui refuse la destruction créatrice de ce qui est pourtant perimé donc le capital inadapté, inefficace, zombie n’est plus détruit. Il survit, demande sa part du profit du système et ce faisant il le fait d’une manière perverse;: dettes, prebendes, crony, subventions, chantage etc

      L’absence d’inflation suffisante aussi est un facteur d’erosion de la profiatbilité car avant avec l’inflation la valeur réelle des promesses que le système émet se dévalorisait toute seule, le système etait comme je le dis, biodégradable.Il effaçait ses traces en marchant.

      Autre point, avec la productivite vous augmentez l’efficacité de la maind ‘oeuvre c’est à dire que vous reduisez la quantite d’heures de travail necessaire à la production , mais vous augmenetr le poids des machines, de la technqiue, de ce que l’on appelle le capital. L’intensité capitalistique augmenente sans cesse. La modernisation est une substitution du capital au travail, la masse de capital a remunerer progresse plus vite que la masse de main d’oeuvre à exploiter .

      A partir de là on peut commencer a entrevoir que notre époque produit plus de droits de preleevr sur la production qu’elle ne fait croitre cette production. C’est une course de vitesse entre d’un coté la progression de la production de richesses et de l’autre la masse de droit sa prélever sans produire que l’on crée.

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  2. Belle synthèse de tous vos textes.
    Si je vous suis, le remède serait le retour au fordisme et au « théorème » d’Helmuth Schmidt.
    Je n’arrive pas à imaginer comment pourrait s’opérer dans nos sociétés le passage de l’échec aux limites du capitalisme financier vers le retour d’un vrai capitalisme entrepreneurial et la juste distribution des profits entre le capital et le travail.
    Dit autrement, je ne vois pas comment pourrait s’opérer la transition dans le paysage de ruines qu’on nous prépare.

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    1. Je vois avec plaisir que vous partagez mon choix; il faut avant toute chose favoriser le recul de ce capitalisme pervers qui denature le vrai capitalisme et le rend illegitime.

      Un jour j’expliquerai pourquoi, bien que ce soit un régime dur, rude et couteux le capitalisme me semble à ce stade de developpement de l’humanité, encore preferable à tout autre système.

      Mais ce n’est pas urgent, le plus urgent est de hater, de favoriser la disparition du capitalisme financier. Il s’est rendu illegitime, il pourrit l’ordre social, il a detruit les valeurs et l’éthique, il doit dispararitre.

      Pour le reste , au dela de l’affaiblissement de ce capitalisme pervers, il faut laisser les hommes se confronter, , lutter ente eux, inventer pour que sorte un autre système?.

      Lequel, comment? Seuls les faux prophètes et les illusionnistes peuvent pretendre savoir lequel.

      L’avenir n’est pas écrit , il est à construire ; et il est à construire non par des salauds de constructivistes dominateurs, mais par des gens de la societe civile, à la fois semblables et différents, à la fois conviviaux et rivaux, à la fois amis et adversaires.

      C’est de la confrontation des multiples souhaits des gens que sortira un nouveau système de transition. Surtout pas des politiciens et de leur clique de connivents et profiteurs.

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  3. La théorie sous jacente au concept de Krippner est que le monde est maintenant divisé en deux classes, les producteurs et les financiers et que le progressisme doit se limiter à lutter contre les financiers.

    Si on arrete les deficits et on rembourse les dettes de l’etat, n’y arrive t on pas? n’est ce pas cela l’ordo-liberalisme europeen?
    Faudra payer les dettes et arreter de creuser le trou mais l’allemagne ne prouve t elle pas que c’est possible (bien que difficile) ?
    bon faut arreter de s’endetter pour eponger les dettes de la db evidemment…

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    1. L’une des voies qui est explorée, c’est ce que l’on appelle une politique des revenus. Elle consiste a faire en sorte que l’on ne raisonne plus en terme rémuneration des facteurs mais en terme de revenus des gens. Mais si c’est fait par l’impot, c’est un scelratesse qui augmente l’étatisme et le pouvoir des politiciens et de leurs fonctionnaires. C’est liberticide.

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