Billet d’utopie .Confisquer l’argent des riches, cela va être dans l’actualité, c’est déja dans l’air. Bien sur comme toujours, je suis en avance. Et je suis pour !

Avertissement:

Vous remarquerez que je ne prends pas parti sur cette question de la confiscation de l’argent des riches dans le texte initial . Mais je suis pour , logiquement, utopiquement,  et dans la cohérence de  mes analyses et diagnostics. 

je suis pour une euthanasie du capital excédentaire, excessif, fictif qui empoisonne notre économie en exigeant son profit.  Le capital fictif et le capital de poids mort détruisent nos consensus sociaux. 

Bien entendu ceci ne doit pas toucher les classes moyennes et moyennes supérieures, puisque mon objectif est de les  protéger. Mon objectif est de leur rendre leur poids économique et politique.

Leurs patrimoines et leurs revenus sont dans les normes acceptables en regard de leur utilité sociale et il faut protéger cette utilité sociale à tout prix.

Ne me demandez pas de fixer un seuil car le seuil doit dépendre des statistiques et des évaluations des fortunes. Le seuil doit être très  élevé, très élevé pour correspondre à logique de mon raisonnement.  Je ne vise que les ultra riches, les Grands Kleptos. 

Il est évident que ceci doit s’accompagner de multiples réformes, en particulier au plan international : il s’agit d’aller chercher les fortunes, là ou elles sont dans les trusts, les fondations, les montages complexes  etc Mais on sait faire cela puisque déja on l’a fait pour baiser les classes moyennes avec les directives sur les transferts  de données fiscales dès 2017! 

Voila ce qu’il faut éviter:

OCCUPY WISDOM@OccupyWisdom

1. Increase taxes on the wealthy.

2. The wealthy move to a place that doesn’t tax them as high.

3. Politicians are dismayed and confused when (1) fails.

4. Increase taxes on middle class.

-D’abord l’argent des riches c’est de la macro économie, or la question qui se pose  est non pas macro mais micro: il y a des catégories qui sont ultra riches et comme les profiteurs de guerre, ils ont vu leur fortune augmenter à la faveur de la crise puisque les banques centrales ont fait monter les Bourses là ou se trouvent leurs patrimoines.

-Ensuite j’ai employé le mot confisquer ce qui est différent de  taxer, confiscation pour bien montrer que ce n’est pas de la même nature que’ l’impôt et qu’il y a une sanction morale au fait de s ‘être enrichi sans cause,   indument. Le capitalisme financier s’est rendu illégitime, il est devenu exploiteur, non producteur, parasite, il doit rendre l’argent qui lui a été socialement donné. 

-Enfin j’ai en vue un prélèvement énorme  qui n’a aucun rapport avec les pourcentages habituels  appliqués aux taxations, c’est à dire des dizaines de pourcent , au moins 50%. Ce qui est en proportion non des revenus mais du capital: la raison en est simple: l’enrichissement sans cause des profiteurs de crise a été par multiples de leur fortune initiale. Des multiples de 5 à 10 fois.

Par ailleurs il ne s’agit pas de couvrir des dépenses ou combler des déficits, non il   s’agit de détruire du capital excédentaire comme l’aurait fait une vraie crise si on en avait accepté la venue en 2008.

On lira avec profit mes tweets du jour pour l’explicitation de ma proposition très utopique mais réaliste   car elle se calque sur ce qui a été fait dans les temps de guerre ; or je considère que la lutte contre la crise était étai , est,  l’équivalent d’une guerre avec génération de profits indus pour une classe sociale.

 

Mon texte initial:

Est-il temps de confisquer l’argent des riches. cela va être dans l’actualité, c’est deja dans l’air. Bien sur comme toujours, je suis en avance.

J’ai écrit cet éditorial il y a quelques jours . Je vous conseille de le lire :

https://brunobertez.com/2019/02/02/editorial-est-il-temps-de-confisquer-largent-de-riches/

Il ne s’agit nullement d’une provocation , il s’agit d’un constat : la question du financement des déficits budgétaires, la question de la réduction des inégalités, la question de donner satisfaction aux populistes, toutes ces questions se posent. Il y a convergence.

Face au mécontentement mieux, face à la colère populaire, on est en droit de s’interroger sur ces questions. Aux USA on va plus loin puisque Sanders et Schumer demandent l’interdiction des rachats d’actions. C’est dire si la situation a évolué au cours des derniers mois.

Et elles se posent encore plus maintenant que l’on sait que les politiques suivies depuis 2009 ont été un échec:  elles n’ont pas permis de restaurer la prospérité et elles ont considérablement amplifié les inégalités. Les systèmes politiques sont ébranlés, on craint qu’ils ne se disloquent encore plus lors des prochaines difficultés  économiques.

Les responsables de la conduite des affaires s’inquiètent de ce qui va se passer lors de la prochaine récession, surtout si le chômage recommence  à monter : les amortisseurs sont usés, les marges de manoeuvre sont réduites, on a tout essayé, en vain. Le degré de tolérance des peuples semble faible .

Tout est conçu actuellement pour la perfection, j’entends par là que nos arrangements, nos dispositions sont prises mais elle ne le sont que sur la base d’une reprise économique saine , soutenue , durable; elles n’incluent pas la possibilité d’une rechute. Or cette reprise durable  ne viendra pas, elle est deja en train de disparaître après 18 mois d’illusions. On est organisé pour la perfection alors que c’est l’inverse, c’est la déception qui se profile.

Il y a une sorte de convergence pour que la question de la taxation des riches soit d’actualité un peu partout, aux USA en Grande Bretagne et en France bien entendu. Vous avez bien noté les appels des Gilest Jaunes au retablissement de l’SF, ce n’est qu’un début car ils demandent plus de justice fiscale. Les arguments chiffrés contre la taxation sont fallacieux et puis ils ne comptent pas:  nous sommes dans la politique, dans le symbole, pas dans la comptabilité.

Les gauches n’ont rien à offrir , elles sont discrédités  et cela les conduit à explorer les voies d’une sorte de populisme de gauche; elles suivent le glissement de leur clientèle. C’est le seul moyen pour elles de survivre.

Il n’y a aucune innovation à gauche ou plutôt chez les pseudo-gauches, vous pouvez tourner leurs programmes dans tous les sens , ils se résument toujours à dépenser, à distribuer, à promettre, faire des incantations à la croissance.

C’est normal car aucune gauche ne veut modifier le système, leur agenda est de le gérer, pour qu’il dure. C’est vrai même pour les plus audacieux comme Diem 25 qui ne propose que de mieux gérer le système sous prétexte que Varoufakis est plus intelligent. Idem pour Corbyn et idem pour la nouvelle  vedette américaine qui fait la « une » des médias , Ocasio Cortez je crois.

Les gauches  n’ont rien à proposer, les droites non plus et encore moins les centres. Pourquoi? Parce que nous ne sommes pas dans une difficulté passagère, dans un cycle court, non nous sommes dans un moment structurel fondamental; le système bute sur ses limites. Il a fait son temps. Et il les a  tellement repoussées ces limites que l’on ne voit pas plus très bien ce que l’on peut faire de plus. sauf a se lancer dasn l’Aventure.

On a épuisé la sociale-démocratie, on a usé le néo-liberalisme, l’ultra-libéralisme, l’ordo-libéralisme, on a poussé dans  ses extrêmes le financialisme; que faire maintenant.

Il faudrait toucher aux structures du système, a ses sous bassements, à ses pierres angulaires , à sa logique même , il faudrait de l’audace, mais la volonté de maintenir l’ordre social et les hégémonies existantes empêche de le faire. Les structuressociales rigidifiées sont en retard sur les besoins. L’ironie est que ce   sont les pus rigides, les dominants qui veulent imposer la flexibilité aux autres.

Ces questions sur les ressources se posent    parce qu’il va falloir , la récession approchant, augmenter les dépenses publiques, creuser les déficits à nouveau et donc les financer. Il va falloir trouver de l’argent, beaucoup, beaucoup d’argent.

C’est vrai pour tous mais surtout pour les partis de gauche qui se croient en position de succéder aux droites. Ils sont persuadés qu’ils ont leur chance et que leur heure est venue.

Les partis dits de gauche ont besoin de trouver des financements car ils ne savent faire qu’une chose: dépenser. Or il est maintenant de notoriété publique que les  déficits sont élevés et les  dettes colossales. Partout sauf en Allemagne les caisses sont vides.

Donc les fausses gauches sont en quête de solutions pour offrir quelque chose qui semble cohérent. Au moins sur le papier.

Mais quelque chose qui ne change  pas grand chose bien sur puisque leur vocation est d’être  la roue de secours des droites, d’assurer la continuité quand les droites  sont fatiguées. Il faut trouver des sous, mais sans toucher à quoi que ce soit d’essentiel.

La taxation des riches vient à point et le thème est surdéterminé par les scandales, les fortunes scandaleuses, les écarts de patrimoine , les différences de revenus, les bulles boursières.

Taxer les riches est profondément conservateur puisqu’il s ‘agit de laisser le système continuer à produire et reproduire des inégalités mais simplement d’en rogner une partie. On laisse subsister le vice, un peu comme pour le tabac et la prostitution mais l’état joue les  maquereaux il  confisque une partie des recettes. Et au passage il augmente son pouvoir. Ce n’est pas un changement c’est un coup de rabot. C’est un hommage du vice à la vertu, sans plus. Un hommage du vice à la vertu qui sera d’autant plus inefficace qu’il ne pourra toucher aux très grandes fortunes, celles qui si elles étaient touchées feraient basculer le système et peut être le rendrait plus adapté pour affronter le futur.

Car la question est bien là, comme le  dit la Reine Rouge, il faut courir de plus en plus vite pour rester à la même place et courir,  nous ne le pouvons plus, nous avons un vieux boulet au pied.

Le système, en particulier le capitalisme financialisé, produit à jets continus des inégalités par construction:  l’argent est en permanence  injecté dans le système pour qu’il tourne mais il est injecté par la voie financière, boursière, celle qui a pour receveurs quasi uniques les ultra-riches.

Vous connaissez maintenant la fameuse théorie du ruissellement, celle qui fait dépendre la santé de l’économie non pas des salaires gagnés  mais du trop plein des coffres forts des ultra riches.

Et  bien le ruissellement est un mythe et cela se sait .

 

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9 réflexions sur “Billet d’utopie .Confisquer l’argent des riches, cela va être dans l’actualité, c’est déja dans l’air. Bien sur comme toujours, je suis en avance. Et je suis pour !

  1. Si c’est pour dépenser l’argent public comme des billets de Monopoly,alors taxer les riches appauvrira un peu plus le pays.Les inégalités viennent principalement des prélèvements obligatoires excessifs.

    L’impot est devenu du vol organisé.

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      1. J’ai, bien apprécié la lecture d’Ayn Rand.Mais je suis toujours partisan d’une société solidaire et redistributive:a condition que la solidarité ne soit pas détournée massivement.

        Pour corriger les dérives ,une seule solution,baisser fortement les prélèvements obligatoires.

        C’était le mot d’ordre des premiers gilets jaunes.L’état a efficacement pourri le débat en l’amenant sur le terrain d’une plus grande redistribution.Pour le moment ça marche,mais les nouvelles augmentations vont vite arriver(le système ne sait pas faire autrement) et rallumer la flamme.

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  2. John Galt n’a pas volé son argent. S’il en avait gagné il l’aurait fait grâce aux services rendus à l’humanité (en tout cas selon Ayn Rand).

    Sinon, sur le fond, je doute qu’on puisse transférer cette richesse, car elle n’est pas réelle, elle n’est que fictive, reposant sur la confiance dans quelques bouts de papier. Que vaudront-ils si on peut les spolier, qu’apportera aux gens quelques bout d’amazon ou facebook, ou quelques morceaux d’obligations américaine, francaises, ou quelques participations à des dérivés de dérivés de dérivés.

    Je pense tout au plus qu’on peut détruire du faux capital, et donc la ponction qui va avec. Ce sera déjà beaucoup, mais ce sera douloureux et pas que pour les ultras riches. On aura alors la grande crise, mais … peut être qu’on pourra alors repartir du bon pied.

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    1. « Je pense tout au plus qu’on peut détruire du faux capital, et donc la ponction qui va avec ».

      Je ne parle que de ce faux capital , ce capital fictif, qui a été inflaté et donc a vu son pouvoir de prélevement augmenter grace aux politiques menées après la crise.

      Le capital est un rapport social, un droit à prelever et les faux remèdes à la crise ont augmenté ce pouvoir de prélever. Ce que l’on appelle la fuite en avant.

      La première partie de votre post ne tient pas debout, la seconde est correcte.

      Je vous signale que les dettes des gouvernements que l’on force le peuple à honorer sont également des morceaux de papier et je propose d’échanger certains morceaux de papier des ultra-riches contre d’autres morceaux de papier!

      On est bien dans le même univers.

      Ce que je conseille de corriger.

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