Keynes, comment lutter contre la grande dépression…la guerre?

Un lecteur semble me dire que Keynes avait peut etre raison et qu’il avait trouvé les remèdes contre la crise  finalement.

Hélas non et il l’a reconnu lui même.

Keynes écrivait :

Thus, as the prime mover in the first stage of the technique of recovery, I lay overwhelming emphasis on the increase of national purchasing power resulting from governmental expenditure which is financed by loans and is not merely a transfer through taxation from existing incomes. Nothing else counts in comparison with this.’    Los Angeles Times  31 Décembre 1933

Deficit-financing, des déficits financés par les emprunts sont la solution,   sont la réponse   à la crise pensait Keynes au début.

L’expérience historique l’ a contredit.

Le régime de Roosevelt a produit un déficit de 5% du GDP à partir de 1931, dépensant deux fois plus que les revenus fiscaux, sans résultats! Le gouvernement créa des emplois payés par la planche a billets , comme le préconise la MMT. Aucun resultat.

Le New Deal n’a pas stoppé la Grande Dépression, c’est un mythe , un narrative  des élites pour faire croire qu’elles avaient le contrôle de la situation et ne pas crédibiliser  l’idée que c’est la guerre qui en fait a stoppé la crise.

Car la vérité est là , terrible, incontournable mais il ne faut pas que ce soit dit: seule la guerre a permis d’arrêter la chute.

Keynes a résumé lui même les leçons de son  échec:

It is, it seems, politically impossible for a capitalistic democracy to organize expenditure on the scale necessary to make the grand experiments which would prove my case — except in war conditions,” ( The New Republic (de  P. Renshaw, Journal of Contemporary History  1999 vol. 34 (3) p. 377 -364).

Keynes reconnait son échec et il nous dit , comme Krugman maintenant que l’on n’en a pas fait assez: les démocraties capitalistes ne peuvent organiser des dépenses assez énormes pour faire l’expérience qui prouverait qu’il a raison. Et pour cause car pour prouver que Keynes a raison, il faudrait tout nationaliser, tout socialiser.

Eh oui le secteur public n’est pas assez important en taille en regard du reste de l’économie. Son effet d’entraînement est trop faible.

L’économie de guerre elle permet de pallier à tout cela!

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