Editorial: le retour de la stagnation, la grève de l’investissement et le travail low cost. Attrait renforcé des bourses!

Nous sommes  dans un monde d’inversion.

On part de l’imaginaire pour construire le Réel, on part de l’Idée pour produire le Monde. C’est le contraire d’une démarche qui serait scientifique. C’est une démarche quasi religieuse.

La connaissance n’est plus un  reflet adéquat de la réalité qu’il faut déchiffrer et transformer, non, la « connaissance » , impose son reflet au monde! Le monde devient une projection de l’esprit, une ombre portée de l’idéologie. Nous sommes revenu au bon vieux temps du spiritualisme, de l’idéalisme de l’ Evèque Berkeley et cela marche! Cela marche non pas pour transformer le monde, mais pour gérer les individus qui le composent.

Cela marche parce que tout est devenu compliqué, parce que l’homme de la rue n’y comprend plus rien, il a perdu le rapport au monde avec son aliénation dans les images, les discours, les narratives, les mondes virtuels et bien sûr les  propagandes qu’on lui sert à longueur de journée.

La disparition dans nos pays des productions concrètes, industrielles, manufacturières, prolétariennes, par les délocalisations a changé notre rapport au monde. Notre rapport premier est devenu un rapport de consommation/distraction  et non plus un rapport de production.

Nous vivons dans  et sur des  nuages. Nous avons séparé les ombres des corps, nous avons éliminé la pesanteur. Nous avons tous fait le Pacte Faustien. Sacrifié la référence  au vrai, à la morale, au principe de réalité  pour accéder à l’abondance matérielle.

Quand on a coupé/séparé la monnaie de sa contrepartie concrète, de  l’or, de la valeur travail et que l’on a délocalisé les productions  ailleurs, alors on a construit un autre monde un monde imaginaire. On est entré de plein pied dans la bouteille, dans la névrose. La névrose, ici, pointant un discours inadapté, inadéquat, biaisé sur le monde.

Nos élites nous imposent un imaginaire dans le piège duquel, ils tombent eux même. Finalement le monde moderne n’est qu’une illusion n’est ce pas et le monde matériel n’existe que dans notre esprit, comme dans un rêve. La conscience est un principe premier par rapport au monde extérieur, elle est irréductible, inexplicable, parfaite , surtout celle des élites bien sur. Le monde est un monde de perceptions et le pouvoir de ces élites qui gèrent l’imaginaire de la conscience est infaillible. Cela ne vous rappelle rien? Il y a ceux qui savent, les initiés;  et il y a ceux qui, ne sachant pas, doivent croire, sinon ce sont des barbares, des ringards, des populistes. Des moins que rien qui n’ont pas le droit à la parole.

Nommer c’est produire, c’est créer le monde n’est ce pas Macron?

Le monde du spiritualisme, de l’idéalisme ou tout est suspendu dans les  airs sans ancrage dans le réel est le monde de  l’authentique servitude des uns au service du pouvoir des autres.

C’est en fait le monde apologétique du système qui, en tant que discours organisé théologique, médiatique , ou littéraire consiste  à défendre de façon, en apparence cohérente une position, un ordre social, une action des dirigeants et autres dominants.

Dans ce monde, les signes prennent valeur, gagnent en force grâce aux grands prêtres qui les déchiffrent, au détriment de la réalité dont le poids est nié, dont l’existence même est forclose.

C’est le monde des pouvoirs, des banquiers centraux, des politiciens, des fonctionnaires,  des financiers, des médiacrates qui planent, qui lévitent  et qui causent pendant que les autres, gilets jaunes par exemple se coltinent le réel, en portent le poids.

C’est le monde ou l’argent s’auto-reproduit, s’auto-inflate , s’auto-engrosse, ou les fortunes explosent tandis que le peuple   s’appauvrit. C’est le monde ou pour sauver la planète on rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres.

Le monde des marchés est un monde magique ou la valeur n’existe pas en elle même dans les biens, dans les marchandises , dans les contrats, dans les actifs et les passifs, non c’est un monde ou tout se joue dans la tête, dans l’oeil. Dans le désir. Tout se joue dans les perceptions.

C’est un  monde de démiurges, d’apprentis sorciers. Quand on sépare le réel de ses représentations alors les représentations sont libérées, elles deviennent disponibles pour être manipulées par d’autres.

Venons en au fait.

La semaine dernière, les gouverneurs de la Fed se sont réunis pour un FOMC. Ils ont promis de ne plus essayer de monter les taux d’intérêt en 2019. ils ont renoncé à la normalisation de leur politique monétaire. Ils ont abaissé leurs prévisions de croissance et d’inflation des prix . Ils ont déclaré  vouloir stopper la contraction du bilan de l’institut d’émission dès septembre alors que l’on sera encore entre 3,5 et 3,7 trillions.

Ces décisions sont historiques, elles signent l’échec de tout ce qui a été fait depuis 2009. Tout a échoué,  on en tire les conséquences, mais bien sûr sans le reconnaître. Autorité exige . Je suis sur que l’on en parlera longtemps dans les livres d’histoire: c’est le jet de l’éponge.

Powell est venu aux affaires comme celui n’allait pas céder, celui qui allait sortir des impasses  de Bernanke et Yellen . Son originalité et son autonomie auront été de courte durée.

Dès les 19 décembre 2018, il a vacillé et la semaine dernière, il s’est effondré, vaincu.

Il a reconnu que les marchés financiers étaient les plus forts, qu’il fallait leur obéir.

Personne ne peut tenir tête aux Bourses quand elles chutent de 20% et que par la mécanique infernale qui a été instaurée au fil des années, on sait qu’elles vont précipiter la récession. Et que la récession va entretenir la chute des Bourses et que a chute des Bourses va déclencher  la crise financière.

Car le monde est un château de cartes qui repose sur des valeurs de convenance.

Greenspan l’a, le premier, reconnu: dans nos systèmes financialisés, les bourses ne prédisent pas l’avenir, non les bourses produisent l’avenir et quand  elles montent , par l »effet de richesse, elles produisent la croissance et quand  elles baissent, par l’appauvrissement, elle produisent la récession.

Le monde est inversé, Greenspan a été le premier à le comprendre.

Donc Powell a mis un genou à terre, à un point tel que le meilleur commentateur de CNBC,  Rick Santelli a demandé  : “What’s the Fed afraid of?” . De quoi la Fed a -t-elle peur. Que sait elle que nous ne savons pas?

Les marchés anticipaient bien une Fed très dovish, mais pas à ce point, elle a jeté les bébés faucons avec l’eau de leur bain! Elle a battu les anticipations. Et il est normal donc que les commentateurs étonnés s’interrogent; que sait elle?

Elle enflammé les marchés de taux longs: les rendements sont partis plein sud avec le 10 ans US revenant vendredi à 2,44% alors qu’en Novembre on était encore tenez vous bien à 3,34%. Un recul des taux de 90 pbs, ce sont  quasi des taux de panique déflationniste. Avec le T-Bills à trois mois à 2,40% on frôle l’inversion, celle de la courbe des taux cette fois!

Le taux de rendement des Bunds allemands à 10 ans est redevenu négatif de 0,03%. Le rendement du Suisse à 10 ans perd 12 pbs à -0,45%. Le 2 ans allemand finit la semaine sur un rendement négatif de -0,57%;.

Tous les marchés mondiaux ont subi la vague déclenchée par la Fed et son FOMC, les taux souverains ont chuté, les banques ont plongé, les assurances contre les défauts, les CDS ont monté fortement.  L’indice S&P 500 a chuté de 1,9% en fin de semaine  sous la conduite du secteur bancaire; en trois séances l’indice des banques, le KBX a perdu … 8,3%!

L’idée est que si la Fed a baissé son pantalon de cette façon aussi peu académique, c’est que c’est grave! Les indicateurs US se dégradent, l’Allemagne va mal et la Chine encore plus mal, la contagion menace.

Le risque financier revient sur le devant de la scène, non plus en raison de la hausse des taux et des craintes inflationnistes mais au contraire en raison de la baisse des taux et des craintes déflationnistes.  Ce ne sont plus les taux qui font peur, c’est la solvabilité et la rentabilité menacée des banques : les primes de risque se tendent avec les CDS qui se dilatent!

Le CDS  5 ans de la Deutsche Bank fait un bond de 28 Pbs à 168, celui du Crédit suisse a grimpé de 16Pbs à 84. Les dettes subordonnées des banques ont été massacrées.

Que peut bien savoir la Fed que nous ne savons pas? Pourquoi de telles volte-faces , pourquoi tant de précipitation?

C’est lui faire un crédit immérité que de penser quelle peut savoir quelque chose que nous ignorons: cela fait des mois que les marchés de taux , depuis septembre exactement, cela fait des mois que les marchés de taux disent que la reprise est finie, que Powell s’est trompé et qu’il a commis une faute de gestion.

Powell s’est trompé sur la conjoncture, il s’est trompé sur l’analyse du marché du travail, sur l’inflation, il s ‘est trompé sur sa propre détermination; il n’aurait jamais du monter les taux en décembre, c’était une erreur. Voila la vérité. Et comme il a commis une erreur il a été obligé de tenter   de la rattraper en catastrophe , en devenant super colombe. Il s’est cru plus malin que ses prédécesseurs, il  s’est surestimé et quand il a pris conscience de la fragilité des marchés financiers alors il a paniqué. Il a fait machine arrière avec une précipitation encore plus maladroite.

Powell a porté un coup non négligeable à la crédibilité de la Fed et à ses prévisions, le fameux dot-plot.. Je vous rappelle qu’en septembre 2017, la Fed croyait à la surchauffe, et qu’elle nous disait que pour ralentir l’expansion et calmer l’exubérance elle allait devoir monter les taux au dessus du taux neutre!

Ah le taux neutre! Mieux que le miroir aux alouettes!

On ne sait pas si il existe, on ne sait pas le calculer mais il est l’étoile polaire  de nos navigateurs, c’est sur lui qu’ils se repèrent.

Les responsables de la conduite des affaires pour expliquer leurs échec et leurs incohérences  invoquent des causes qui sont en fait des conséquences et ils mettent en avant des conséquences qui sont en réalité des causes.

Ici avec le taux neutre qu’ils ont ressorti des vieux livres, ils ont forgé le concept de croissance séculaire durablement ralentie.

Rien de moins que cela.

Pour éviter l’effondrement en 2008 , on a réduit les taux d’intérêt, puis on les a mis à zéro afin de faire monter les bourses  et stimuler l’appétit pour le risque . Le monde depuis lors ne peut plus supporter les hausses de taux d’intérêt: elles font chavirer les bourses et menacent la stabilité financière.

Comme cela ne doit être ni  dit et su, il faut proposer une autre interprétation qui justifie en apparence les  taux anormalement bas: on dit que le monde est condamné à la croissance faible, à la stagnation séculaire. Et comme il ne peut plus connaître la croissance alors les taux d’intérêt dits neutres doivent être très bas, voire négatifs en réel .

On exhume de vieilles théories qui justifient tout cela. En économie il y a toujours une théorie en réserve pour justifier ce que l’on veut faire, il suffit de trouver la bonne sauce pour l’accommoder. Ici on a trouvé celle de Kurt Wicksell de l’école de Stockholm.

Et puis on a inventé le mythe du New Normal! C’est le mythe de la fatalité de la stagnation.

Le mythe du New Normal rejoint comme par hasard celui du vieux Club de Rome, celui de l’écologisme.  La nouvelle normalité serait le malthusianisme, la croissance très lente pour tous. Vous noterez que ceci s’accompagne d’une opération idéologique de grande ampleur, celle de l’influence de l’homme sur le climat.  Le lien de cause à effet reste en effet à prouver. Cette idéologie avait déjà fait surface dans les années 1980 mais elle revient de plus belle avec l’obsession du CO2.

En 1972, le premier rapport du Club de Rome, Halte à la croissance ? , est publié. Avec son titre provocant, il met en cause la double croissance, économique et démographique.  La même année, la Déclaration de la conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm,  prend plus largement en compte les atteintes à l’environnement, à la biosphère. En 1975, le rapport Que faire ?, préparé à l’initiative de la Fondation Dag Hammarskjöld et du Programme des Nations unies pour l’environnement, met en cause les pays industriels.

Le malthusianisme est une humeur, une ambiance. C’est un cycle du capitalisme qui a à voir avec le problème du profit.

Le malthusianisme conseille, voire impose aux travailleurs de devenir frugals de se contenter  de peu et de ne pas en demander trop. C’est une pratique de culpabilisation qui autorise les prélèvements et les baisses de pouvoir d’achat… sur les plus pauvres comme on a voulu le faire en France, ce qui a déclenché la révolte des Gilets. .

Comprenez bien que cette invention de la Longue Dépression comme l’appelle Lawrence Summers est une pure fantaisie. Et même une fantaisie ridicule, incohérente. C’est un nième narrative.

La Fed a en effet commencé à monter ses taux fin 2016 sur l’idée … que la Longue Dépression était finie. A cette époque, l’économie a atteint le plein emploi, elle a épuisé ses capacités de production disponibles, et on a craint – pas moi- que l’inflation ne commence à accélérer. Trump introduisant ses rabais fiscaux, la situation allait déraper et risquer de devenir dangereuse , il fallait freiner , sans tarder.

Vous lisez bien , la longue la très longue dépression était deja terminée en 2016 ! Ils ne savent pas ce qu’ils disent . Plus personne ne parlait de cette  Longue Depression qui n’allait plus finir … et qui s’est deja terminée.  On a même atteint 3% de croissance en 2018.

L’origine de la tentative de normalisation de la politique monétaire c’est cette illusion, cette croyance que l’on était sorti de la stagnation séculaire et que  tout allait repartir comme avant avec en particulier l’enclenchement de l’échelle de perroquet des prix et des salaires, le retour de l’inflation des prix.

Le rêve n’a duré que ce que dure les rêves; dès le printemps 2018 l’économie a touché son « top », et maintenant, un an plus tard les prévisions ne cessent d ‘être révisées à la baisse, on passe de 3% à 2,7% puis à 2,1% pour 2018, 1,9% pour 2019 et 1,8% pour pour 2021. Le tout avec des rabais fiscaux, colossaux, des déficits budgétaires records et un bilan de la Fed à 4 trillions !

La normalisation a été une erreur de jugement, une erreur qui s’explique par le fait que les autorités n’ont pas compris l’origine de la mini reprise de 2017; ce n’était qu’une embellie artificielle provoquée par la reflation du crédit chinois de 2016, rien de plus.

Les erreurs théoriques conduisent toujours aux catastrophes pratiques.

Les autorités  ne savent pas ce qu’elles font, nous ne le répéterons jamais assez. Elles projettent sur le monde économique et social un schema de connaissance qui est inadéquat, inadapté par ce que bâti pour servir une idéologie et non pour être efficace.

Je sais, je radote, je me répète, mais c’est suffisamment important pour mériter que l’on y insiste: tout vient des théories appliquées; il n’y a pas de fatalité de la stagnation économique. Aucune raison de se résigner.

Il a toujours été évident que les remèdes monétaires n’étaient que des incantations, des illusions temporaires et que stimuler la spéculation boursière ne menait à rien d’autre qu’à l’accroissement  des risques pour la stabilité financière.

Les pseudo remèdes n’en étaient pas, ce n’était que des béquilles pour les  banques, que des financements tombés du ciel pour les gouvernements et que des cadeaux aux ultra riches.

Des économies et des finances publiques qui ne peuvent supporter des taux nominaux de 2,5%  et des taux réels nuls sont des économies et des gouvernements bien malades.

Nous voilà donc revenus dans notre fameuse stagnation séculaire, nous réintégrons notre mythe malthusien et on va décliner les délires qui l’accompagnent avec les taux zéro, les risques sur le cash, la répression financière, la destruction des épargnes et des retraites, la MMT et autres billevesées.

Le grand mystère inexpliqué pour les zozos qui dirigent, c’est la disparition du lien entre l’emploi et les salaires : ils n’arrivent pas à comprendre que la réduction du chômage ne provoque pas d’accélération des salaires. Ils n’arrivent pas à comprendre que leur bible, la fameuse loi de Phillips, n’est pas  parole d ‘Evangile.

La loi de Phillips est une évidence: elle dit que si on demande plus de travailleurs, alors peu à peu le prix du travail, c’est à dire les salaires doivent monter. C’est une évidence, pas besoin de s’appeler Phillips pour l’énoncer. Mais si la loi de Phillips ne marche pas, cela veut dire que dans la réalité, la demande pour le travail n’a pas vraiment augmenté.

Il faut accepter de se rendre à l’évidence, si la loi ne marche pas, c’est parce qu’il y a quelque chose qui cloche et c’est cela qu’il faut étudier, mettre en doute. Il faut revoir toutes les analyses sur le marché du travail et de l’emploi. Et là, si on le fait,  on découvre qu’en fait les chiffres ne veulent plus rien dire, qu’il  y a certes moins de chômage mais pas vraiment plus de demande  de travail car les heures ouvrées ne progressent  pas, le temps partiel galope, les petits boulots peu payés dominent etc.

La baisse du chômage et le redressement de l’emploi sont des illusions d’optique politiques!

Le chomage baisse mais les salaires et l’inflation n’accélèrent pas.

Powell“I don’t feel we have convincingly achieved our 2% mandate in a symmetrical way,” … “It’s one of the major challenges of our time, to have downward pressure on inflation”.

Traduction: nous n’avons pas  rempli notre mandat d’une inflation de 2% , c’est l’un des défis majeurs de notre époque, nous avons une pression qui s’exerce à la baisse sur l’inflation.

L’explication est pourtant simple:

Dans un environnement caractérisée par une profitabilité du capital faible et donc insuffisante dans la plupart des économies, les entreprises  ont opté pour des embauches de gens peu qualifiés plutôt que pour des investissements qui eux nécessitent du personnel qualifié . Les emplois qui ont en apparence été créés sont des emplois low cost, temporaires et à temps partiels

En conséquence il n’y aucune pression sur les salaires, les gens prennent plusieurs jobs minables,  et les revenus moyens réels du travail ne progressent pas. ce qui explique qu’il faut avoir recours au crédit et que si on essaie d’augmenter  le prix du crédit , alors la machine économique s’asphyxie à nouveau.

Les détenteurs de capital n’ont pas augmenté les dépenses d’investissement, ils n’ont pas créé de bons jobs qui font vivre une famille, ou qui ont haussé la productivité.

La machine à produire des bons revenus pour faire marcher l’économie n’est pas assez alimentée par les investissements neufs et elle n’est pas assez alimentée parce que l’investissement ne rapporte pas assez;  en un mot parce que la profitabilité du capital investi dans la production est trop faible.

Les dernières estimations  de dépenses d’investissement globales faites par JP Morgan sont effrayantes  . Les commandes et les projets chutent, les importations de biens d’équipement sont passées en territoire négatif!

Et pendant ce temps, l’attrait des emplois spéculatifs se renforce , il continue de progresser avec les politiques imbéciles qui sont menées par nos idéologues.

Les bourses montent .

Annexes:
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 réflexions sur “Editorial: le retour de la stagnation, la grève de l’investissement et le travail low cost. Attrait renforcé des bourses!

  1. Bonjour M. Bertez,

    La baisse de profitabilité du capital, est un sujet que vous démontrez parfaitement et de façon récurrente dans vos articles.
    Dans celui-ci, il y a cependant un thème que vous abordez et qui me semble essentiel.
    Il s’agit de la stagnation séculaire.
    Laissons tomber le malthusianisme en tant que doctrine (je pense plutôt que la planète s’auto-régulera à défaut d’ une WW3 toujours possible par la folie humaine), l’écologie et le climat (que l’homme ai une empreinte me semble indéniable, mais que celle-ci soit prépondérante, c’est nous accorder une importance immodeste, ce qui n’empêche pas de réduire notre pollution pour les générations futures).
    Je voudrais aborder juste la question purement physique-énergétique et la relation GDP et consommation d’énergie primaire.
    Les 2 graphiques ci-joint, reprennent sur la période 1965-2017, cette relation pour les USA et la France. Chaque point correspond à une année croissante de la gauche vers la droite, le GDP est exprimé en Millions de $ constants et l’énergie en MtOE (millions de tonnes équivalent pétrole).
    J’ai distingué 3 périodes:
    – 1965 à 1973 (1er choc pétrolier): période de progression du GDP et économie très énergivore.
    – 1974 à 2004: le GDP progresse fortement (globalisation, financiarisation de l’économie) avec une consommation d’énergie « optimisée ».
    Sur ces 2 périodes, la corrélation énergie/GDP est bonne.
    – Depuis 2004: La période est plus que troublante: Le GDP progresse SANS surplus (voire même une baisse) de consommation d’énergie !! Il n’y a plus de corrélation. De là à voir l’action des BC et de leur planche à billets, ainsi que le crédit gratuit en Open Bar, il y a un pas que je franchis allègrement. Nous avons trouvé « l’énergie gratuite » pour faire fonctionner l’économie !
    Cette décorrélation peut se vérifier sur beaucoup d’économies occidentales, mais pas encore au niveau mondial.
    Nous ne sommes plus effectivement dans un monde « réel ». (que vaut réellement la mesure du GDP maintenant ?)
    Il est cependant à craindre que celui-ci nous rattrape prochainement.

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