Les dépêches mercredi 24 Avril matin, synthèse pour commencer

Va-t-on enfin soulever les tapis et sortir toute la pourriture qui empoisonne la Deutsche Bank, Enfin on parle sérieusement : la DB a besoin d’une structure de défaisance pour loger les actifs douteux. C’est le début de la sagesse.

Le début seulement car c’est le fond, c’est à dire tout le business model de la DB qui est pourri, périmé, la date limite est dépassée depuis longtemps.

La DB est l’expression bancaire du malaise allemand, son modèle de tout à l’exportation est périmé, il va péricliter à deux niveaux:

-le niveau de la grande exportation avec la Chine

-le niveau Transatlantique avec la volonté de Trump de ne plus tolérer la situation présente et le mercantilisme.

Le processus en cours ne va pas s’arreter là, il va affecter le social allemand puis la politique de l’Eurozone.

La fête ne fait que commencer.

[WSJ] Deutsche Bank Considers Forming ‘Bad Bank’


La situation internationale se dégrade. 

Les Etats Unis ont été obligés de stopper la normalisation monétaire et la Chine est contrainte à une nouvelle vaque de stimulation qui va aggraver la dégradation fondamentale de son système financier. Elle n’a pas le choix.

Le Japon a, pour la nième échoué à sortir de l’ornière. Il patauge.

En terme conjoncturel, le problème le plus préoccupant est l’Europe. Une Union Européenne bancale, incapable de se réformer efficacement, perdue dans les mirages  de la politique monétaire, alors que les risques économiques, démographiques, nationaux politiques et sociaux augmentent.

Les indications  concernant l’Allemagne restent médiocres, le pays jouit d’un chômage, d’une balance commerciale et d’une situation  fiscale enviables, mais on flirte avec la récession.

Cependant, dans le reste de la zone euro, la fragilité des économies est liée à la fois à des déséquilibres budgétaires et à une inadaptation de l’appareil économique qui les rend plus vulnérables à un changement de cycle. Les amortisseurs sont usés.

La profitabilité du capital n’a pas été restaurée et elle bute sur l’absence de consensus pour le faire. Particulièrement en France. Le débat sur la politique économique est totalement pollué par celui , justitfié, sur les inégalités et le malthusianimse du capital. Les orientations du gouvernement et de Macron sont perçues non comme mises en oeuvre  au profit de l’intérêt génral, mais au profit de la classe sociale qui l’a porté au pouvoir.

À la périphérie, les différents pays  ont épuisé leur marge de manœuvre budgétaires et ils sont vulnérabless  face à un retournement du  cycle modeste.

La politique absurde de Bruxelles face au gouvernement italien est suicidaire, au lieu de lui faciliter la tache, elle a joué la politique du pire dans l’espoir de le déconsidérer rapidement. Elle a échoué  et l’Italie est à nouveau en récession/stagnation.

L’Espagne n’est pas à l’abri de ces risques.  L’indice des indicateurs avancés de l’OCDE présente déjà un chiffre négatif et les indicateurs avancés publiés par le ministère de l’Économie vont dans le même sens .

La zone euro n’est pas  préparée. La plupart des pays n’ont pas la capacité de   faire face à un ralentissement.

Le ralentissement n’est pas  dû à des facteurs temporaires. C’est l’inverse, c’est la petite reprise de 2017 et début 2018 qui était temporaire et artificielle.

Certains demandent à l’Allemagne de prendre des mesures keynesiennes de stimulation pour faire face  aux problèmes de la zone euro. Ce n’est pas dans sa tradition.  Faire les mêmes erreurs que les autres pays alors que le modèle allemand est attaqué   serait  une action suicide. L’Allemagne doit réorienter son appareil économique, et non pas stimuler sa demande.

Son utilisation des capacités industrielles est passée de 71% en 2009 à 86% aujourd’hui. Pendant ce temps, les investissements privés ont atteint leur plus haut niveau d’avant la crise.

L’Allemagne n’a aucune envie de commettre les mêmes erreurs que ses partenaires dissimuler leus  déséquilibres.

Avec des taux  zéro et près de 1 800 milliards d’euros de liquidités excessives, le problème de l’Union européenne n’est pas le ralentissement mondial.  Le ralentissement n’est qu’un révélateur.

Le problème c’est une Construction viciée qui crée une incertitude majeure sur sa pérennité, un manque de spécialisation dans les secteurs porteurs, un poids de l’état excessif qui pèse sur la profitabilité, sur les investissements et sur  l’innovation. A ceci s’ajoute maintenant un endettement insupportable sur le long terme , endettement qui agit comme un véritable boulet sur l’activité.


IFO:  en Allemagne c’est l’industrie qui va mal, mais le sentiment global se deteriore.





A WST, la bonne orientation des technologiques, secteur de risk-on , préfigure une orientation positive du reste du marché; ici le ratio qui mesure le comportement relatif du Nasdaq au S&P 500 .



Aux USA , il devient maintenant clair que les autorités préfèrent prendre le risque de resouffler dans la bulle plutot que de prendre le risque du ralentissement.


[Reuters] Asian shares up after Nasdaq, S&P 500 hit record highs

[Reuters] Oil dips on well supplied markets despite tighter Iran sanctions

[Reuters] Lighthizer, Mnuchin to hold trade talks next week in Beijing -White House

[Reuters] China to recalibrate Belt and Road, defend scheme against criticism

[Bloomberg] China Injects Loans While Avoiding Broad Easing

[Reuters] China navy chief takes dig at U.S. freedom of navigation patrols

[WSJ] Deutsche Bank Considers Forming ‘Bad Bank’

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