Les crises  profitent aux Bourses, mais elles obligent à détruire en profondeur et à fragiliser.

L’économie mondiale vit dans l’imaginaire. Un monde   fantastique, tout de carton pate  où les marchés boursiers atteignent de nouveaux sommets mais où la production de biens et de services, l’investissement et le commerce stagnent dans les principales économies.

La Bourse  américaine ne cesse d’ enregistrer de nouveaux sommets. Comme le Financial Times le décrit: «L’économie américaine semble profiter du scénario fabuleux de Goldilocks. Sa soupe  n’est ni trop chaude ni trop froide ».

Cette nouvelle envolée  des marchés financiers est fondée sur la décision de nombreuses banques centrales de maintenir leurs taux directeurs à des niveaux très bas.

La Réserve fédérale américaine a en substance  annoncé qu’elle n’augmenterait pas son taux cette année.

La Banque centrale européenne a fait de même et a décidé de se lancer dans une nouvelle phase d’assouplissement quantitatif (achat d’obligations d’État et d’autres actifs auprès de banques commerciales).

Et  la Banque du Japon a promis de ne pas augmenter les taux d’intérêt avant le printemps 2020, alors qu’elle va poursuivre son vaste programme de relance monétaire.

La politique des  banques centrales a  incité  les institutions financières à investir à nouveau dans les marchés boursiers. L’appetit pour le jeu et la spéculation reviennent comme le prouvent les indicateurs du marché: tous les secteurs profitent de la manne, ou presque. Il y a des divergences mais pour le moment elles sont négligées.

Mais le principal moteur du marché américain des actions ce sont les buy backs.

Les grandes entreprises utilisent les financement peu coûteux pour racheter leurs propres actions afin d’augmenter les cours  et d’accroître la «valeur » de leur société. En 2018, les rachats ont atteint 1,18 Md $, soit deux fois plus que ce qui avait été investi (après amortissement de remplacement ) en capacité de production (usine, bureaux, équipement, logiciels, etc.).

Ainsi, les marchés financiers sont en boom, mais l’économie «réelle» se débat piteusement.

La Chine a été obligé de faire une nième production de crédit record en début d’année pour rester  à flots ca qui détériore en profondeur ses équilmibres financiers et bancaires.

Les crises  profitent aux Bourses, mais elles obligent à détruire en profondeur et à fragiliser.

La reprise depuis la fin de la Grande Récession mi-2009 est sur le point d’atteindre sa dixième année cet été, ce qui en fait la plus longue reprise depuis une crise en 75 ans. Mais c’est aussi la reprise la plus faible depuis 1945. Et la croissance tendancielle du PIB réel et l’investissement des entreprises restent bien inférieurs à ceux d’avant 2007.

Derrière les fantasmes des marchés financiers, la croissance mondiale a ralenti.

Plusieurs économies semblent se diriger vers une récession totale. Aujourd’hui, la Corée, la puissance asiatique, a subi sa pire contraction trimestrielle depuis la crise financière mondiale (la croissance du PIB réel coréen est tombée à seulement 1,8% – graphique), cette économie axée sur les exportations, ressent les effets de l’affaiblissement de la croissance en Chine, de l’atonie du commerce mondial  et d’un ralentissement dans le secteur de la technologie.

Croissance réelle du GDp Coréen qui est un bellwether mondial:

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