Les marchés mondiaux montent et descendent en fonction de la croissance de la masse monétaire mondiale

Voici un extrait, en traduction rapide, d’une note de Daniel Lacalle.  Elle  nous semble de qualité et fait bien le tour de ce qui est important en ce moment.

« La saison des résultats du premier trimestre est  presque terminée, on peut  affirmer que le risque d’une récession imminente des bénéfices est bien supérieur à celui qui est anticipé par un marché optimiste.

La surprise «positive» observée lors de la saison des résultats aux États-Unis a deux  origines :

La première est constituée par  une base très faible, le consensus ayant systématiquement réduit les estimations avant la publication des résultats du premier trimestre.

La seconde est constituée par les les rachats d’actions .

Presque toute la surprise sur les EPS dans le S & P 500 provient des rachats.

Il y a des facteurs pertinents que nous devrions prendre en compte alors que  le risque de récession augmente.

Le premier trimestre de 2019 marque le taux de croissance du chiffre d’affaires de l’indice S & P 500 le plus faible depuis le deuxième trimestre 2017 (+ 5,3%). Certes, il s’agit toujours d’un chiffre décent, mais la tendance est à un net affaiblissement.

Le secteur des technologies de l’information, principal vecteur  de la croissance économique moderne, a  été le principal responsable  de la baisse  des recettes par rapport à l’année précédente.

Le consensus des analystes prévoit une baisse des bénéfices au deuxième trimestre, une faible croissance des bénéfices à un chiffre au troisième trimestre et une forte croissance des bénéfices à un chiffre au quatrième trimestre.

Comme d’habitude, les analystes du côté commercial, le sell side,   continuent d’émettre des   recommandations d’achat fondées sur l’idée d’un rebond.

L’argument est le suivant: Oui, les premier et deuxième trimestres seront médiocres, mais le quatrième justifiera  les multiples élevés pratiqués  par les actions. En outre, les analystes restent optimistes quant à la croissance des bénéfices nets  en 2020.

Dans le cas de l’Europe, malgré une base très faible et les corrections à la baisse du consensus,  il n’y a pas de bonne surprise tant sur les ventes que sur le bénéfice net.

Aux États-Unis, les rachats d’actions provoquent une surprise positive de 75,9%.

Dans le Stoxx 600 en Europe, les secteurs du pétrole et du gaz, de la santé et des services financiers affichent une surprise négative en termes de chiffre d’affaires et de bénéfice, tandis que sept secteurs sur dix présentent un chiffre d’affaires et une surprise en termes de bénéfice stagnants ou négatifs.

Cela est d’autant plus préoccupant que le consensus des analystes avait considérablement réduit les estimations afin de présenter des attentes suffisamment crédibles et basses pour que les entreprises puissent les dépasser.

Il ne faut pas oublier qu’en Europe, il est assez courant de «piloter  le consensus», ce qui signifie que les départements de  communication et des relations avec les entreprises «guident» les analystes vers des chiffres plus raisonnables que ne le montrent leurs modèles.

Sur le  S & P 500 la situation est assez différente, mais les signaux de risque ne sont pas faibles. Encore une fois, et après une importante révision à la baisse des attentes, la surprise des revenus a été négative dans six des trois secteurs, et insignifiante dans trois d’entre eux.

Les services publics ont montré  la voie des recettes négatives, ce qui pourrait constituer un indicateur pointant vers de préoccupations économiques plus inquétantes , car il s’agit d’un secteur dans lequel les recettes corrigées des conditions météorologiques sont  facilement prévisibles.

Toutefois, le S & P 500 se distingue de son homologue européen par un rythme fort et large de surprises positives en termes de résultat net.

Tous les secteurs ont affiché une bonne surprise par une bonne marge. Les rachats ont été le principal facteur à l’origine des gains importants en terme de bénéfice  par action, et les réductions d’impôts continuent d’être un puissant vent arrière  pour les sociétés américaines.

Tous ces chiffres seraient acceptables  si les indicateurs macroéconomiques – en particulier les plus avancés – et si les valorisations soutenaient le marché. Mais ce n’est pas le cas.

Il semble que ce soit la croissance de la masse monétaire qui constitue le principal facteur de hausse des marchés.

Les injections massives de liquidités ne se traduisent pas par une augmentation des dépenses en capital ou de la consommation en raison de la saturation des  dettes et des surcapacités. La croissance de la masse monétaire est tout simplement trop forte pour les besoins de l’économie réelle.

La répression financière qui supprime les rendements sans risque force les détenteurs de capitaux à se diriger vers les actifs à risque et à les surpayer. Ceci contribue à la montée en puissance d’un marché notoirement surévalué et on comprend que le moindre prétexte puisse le faire reculer.

Récemment l’analyse des flux a montré que l’argent sortait  sortaient des actions pour aller vers les obligations; les rendements  des  fonds d’état ont été encore plus comprimés.

Ce n’est pas un signe d’optimisme, mais de prudence et une perception croissante du risque.

Les marchés mondiaux montent et descendent en fonction de la croissance de la masse monétaire mondiale :

Earnings recession ahead?

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