La casse du siècle à la SNCF; au pays de Gribouille.

La contrainte de profit est l’une des causes majeures de la crise que nous traversons.

Pour satisfaire à cette contrainte, il faut baisser les coûts c’est a dire réduire les revenus de certaines catégories de personnes. Les couts des uns sont toujours les revenus de quelqu’un d’autre.

Il faut également faire pression sur les salaires et donc hausser le taux d’exploitation.

Il faut limiter les investissements au strict montant de ceux qui sont rentables.

Le profit est un couperet déflationniste, il interdit de faire tout et n’importe quoi.

Il  faut faire  faire aux clients et usagers ce que les entreprises faisaient  elles même , les faire poireauter des heures au téléphone, réduire les services , augmenter les attentes  et en bref rationner.

Bien entendu toute personne raisonnable chercherait dans une économie qui est en crise  d’insuffisance de profitabilité à limiter la masse de capital qui cherche sa rentabilité.

En particulier on ne privatiserait pas ce qui ressort du service public et de l’économie des besoins, car privatiser c’est hausser la contrainte de profit dans un système et risquer que la vocation publique disparaisse.

Pour satisfaire aux impératifs de compétitivité   on travaillerait à améliorer l’efficacité interne, les processus, les motivations, on ferait la chasse aux gaspillages, aux abus, on gérerait mieux  à l’intérieur des rapports de production existants sans chercher à aggraver le besoin de rentabilité. Bref au lieu de changer le statut on s’attaquerait aux vrais problèmes, les problèmes d’efficacité, d’organisation  et de gaspillage.

Le profit doit être réservé à ce qui socialement le mérite.

Le profit c’est ce qui permet à nos sociétés d’investir dans les outils de production, d’innover, de sanctionner les inefficacités, de coller aux besoins du public et du marché.

Bref selon moi le profit dans sa dureté est le coût de la liberté dans nos sociétés, c’est le coût à payer pour ne pas être gouvernés par le Commissariat  au Plan,  un Gosplan, une Nomenklatura avec des incapables comme Hollande ou Macron ou Le Maire.

Le profit fait mal, mais c’est le coût d’un systme de liberté et d’efficacité.

Il existe encore une boutique SNCF rue de Turenne à Paris. Elle rend un service phénoménal, elle est toujours, toujours pleine à craquer. Elle rend des services que les gares et internet sont incapables de rendre.

Les boutiques SNCF ferment car, nous dit le personnel c’est un des effets de la mise en concurrence. On privatise le service de transports et les nouveaux n’ayant pas de boutiques, la SNCF dispose d’un avantage concurrentiel indu! Donc pour améliorer le service soi disant par la concurrence on supprime des services utiles très demandés voires indispensables comme les boutiques SNCF .

Idéologie quand tu nous tiens.

La boutique de la rue de Turenne ferme à 20 heures le soir ce qui correspond a ses horaires de grande utilité.

Hier il y avait une telle queue que les responsables de cette boutique ont décidé de fermer … plus tot a 19h !

Ce jour dès 9 heures le matin il y avait une file d’attente de type sovietique de 18 personnes.

La 18 e personne est entrée   à 9h05   et sortie à 11h55.

Le personnel débordé a annoncé sa décision ce jour … de fermer la boutique à 18h au lieu de 20 h.

 

3 réflexions sur “La casse du siècle à la SNCF; au pays de Gribouille.

  1. Comme toute idéologie, l’économie ira au bout de ses excés sans la moindre retenue. A l’image du fascisme, nazisme, soviétisme, l’économisme mène à la guerre. Il n’y a aucune solution pacifique à la fin de l économisme. Le dernier évènement LBD contre magistrat est un signe de résistance. On verra où ça va.

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