Essai: De Sirius: la mondialisation est en difficulté, on va vers une phase de consolidation.

La mondialisation est en difficulté.

J’essaie de projeter un peu de clarté sur ce qui se passe en ce domaine maintenu volontairement dans le clair obscur de la propagande.

Plutot que de tout perdre les hyperglobalisateurs vont devoir raboter leurs ambitions mondialistes et faire une pause. Cela se pressent dans les interventions des gens comme Lagarde, mais aussi dans les travaux des think tanks les plus réputés.

J’ai essayé de les survoler.

Quand ils disent que la globalisation doit être plus inclusive, cela signifie qu’ils ont pris conscience des dangers du populisme et qu’ils préfèrent sauver les acquis plutot que de poursuivre en marche accélérée. La pause en quelque sorte pour consolider.

La globalisation est  en recul.

Les  réactions populistes, personnifiées par le président américain Donald Trump, battent leur plein.

Trump a un programme dont le sens profond est de détricoter la mondialisation et de revenir à un monde d’exception unilatérale  américaine.

L’appétit pour le risque qui accompagne toute phase de globalisation a disparu, la meilleure preuve en est que pour soutenir péniblement une croissance minimum par le crédit, les banques centrales sont toutes obligées de prendre le risque à leur charge et de donner des assurances aux détenteurs de capitaux: « allez y , nous vous couvrons ».

La paix monétaire est terminée.

Trump a mis les pieds dans le plat en tweetant que les Européens manipulaient leur monnaie pour s’attirer des avantages commerciaux,  cela se savait depuis longtemps, mais il était convenu de ne pas le dire pour maintenir les mythes de globalisation heureuse.

Le commerce international a cessé d’être une locomotive, c’est au contraire un boulet, il traine, s’étiole.

La  guerre commerciale qui couve entre la Chine et les États-Unis pourrait facilement dégénérer. Elle s’étend à l’Inde en attendant l’Europe.

Les partis dits populistes progressent voire montent au pouvoir en Europe .

Même les plus gros soutiens  de la mondialisation admettent maintenant qu’elle n’a produit des avantages que pour une minorité  et quasi rien pour les   laissés pour compte .

Quelque chose devra changer.

Les malheurs d’aujourd’hui trouvent leurs racines dans les années 90, lorsque les élites et les décideurs ont ouvert la voie  de la  trajectoire hyperglobaliste actuelle, exigeant que les économies nationales soient au service de l’économie mondiale et non l’inverse.

Dans le commerce, la transformation a été marquée par la création de l’Organisation mondiale du commerce, en 1995. L’OMC a non seulement empêché  les pays de se protéger de la concurrence internationale, mais elle a également touché des domaines que les règles du commerce international n’avaient pas encore touchés: l’agriculture , services, propriété intellectuelle, politique industrielle et réglementation sanitaire.

Des accords commerciaux régionaux encore plus ambitieux, tels que l’Accord de libre-échange nord-américain, ont vu le jour à peu près au même moment.
En matière financière, la mondialisation a été marqué par un changement fondamental d’attitude des gouvernements, ils  se sont détournés de la gestion des flux de capitaux pour se tourner vers la libéralisation.

Poussés par les États-Unis et les organisations mondiales telles que le Fonds monétaire international et l’Organisation de coopération et de développement économiques, les pays ont libéré les mouvements de fonds à court terme pour qu’ils puissent franchir les frontières à la recherche de rendements plus élevés.

Tout ceci a contribué à renforcer les arbitrages et donc la pression pour la recherche du profit. Il y a eu accélération de la tendance à l’égalisation des taux de profit à la fois géographiquement et sectoriellement.

Plus fondementalement, mais nous n’insisterons pas, la globalisation a été surdéterminée par :

-les progrès des technologies, des moeurs etc

-l’érosion des profits dans les pays murs qui les a  conduit à  aller en chercher ailleurs

-les déficits americains qui ont produit, par leur recyclage  un marché mondial des capitaux et de  l’euro-dollar ou asia-dollars

À l’époque, ces changements semblaient reposer sur des bases économiques solides. C’était une illusion car comme tout mouvement, le mouvement de globalisation repose sur des antagonismes, des déséquilibres, les déséquilibres qui font avancer. C’est dire qu’il a été bati sur des  contradictions et des malentendus. En particuler sur l’illusion que la globalisation était un jeu gagnant-gagnant alors que c’est un jeu ou les uns gagnent et les autres perdent, comme dans le jeu de l’européisation d’ailleurs.

L’ouverture au commerce devait inciter les économies à affecter leurs ressources là où elles seraient les plus productives. Les capitaux iraient des pays où ils étaient nombreux aux pays où ils étaient nécessaires. Une augmentation des échanges commerciaux et une libéralisation des financements libéreraient les investissements privés et alimenteraient la croissance économique mondiale.

Tout cela était bien théorique car au lieu d’équilibrer les situations et les atouts, , les mesures ont accentué les déséquilibres: les forts sont devenus plus forts et les faibles encore plus faibles! Il n’y a pas eu convergence, mais aggravation des divergences  dans beaucoup de cas.

Par ailleurs ces nouvelles dispositions comportaient des risques que les hyperglobalistes ne prévoyaient pas, même si la théorie économique aurait pu prévoir les inconvénients de la mondialisation tout aussi bien que les avantages.

Ce qui s’est passé avec la Chine n’était pas prévu!

L’accroissement des échanges commerciaux avec la Chine et d’autres pays à bas salaires a accéléré le déclin de l’emploi manufacturier dans le monde développé, laissant de nombreuses communautés en détresse et disloquant les tissus sociaux.

Le renforcement de la contrainte de profit  a mis au chômage, déplacé le travail et desertifié des régions entières. Elle a délégitimé nos arrangements sociaux.

La financialisation de l’économie mondiale a engendré la pire crise financière depuis la Grande Dépression. Et après le crash, les institutions internationales ont stupidement promu des politiques d’austérité qui ont aggravé les dégâts. Actuellement, les réformes sans nuances qui ont remplacé l’austérite détruisent les classes moyennes et les paupérisent.

De plus en plus, les citoyens se sont rendu compte que ce qui leur  arrivait était  le résultat de forces du marché anonymes ou de décideurs éloignés dans des pays étrangers. Ils ont eu le sentiment de ne plus être maîtres de leur destin et que la démocratie devenait une forme vide.

Au lieu de traiter ces problèmes, les élites, les politiciens et les décideurs ont minimisé ces problèmes, allant jusqu’à mépriser le peuple ou l’insulter comme ce fut et comme c ‘est encore le cas en France.

Et surtout ils ont refusé de dire la vérité, s’enfonçant dans le mensonge et la propagande; ils ont nié  que les nouvelles conditions de l’économie mondiale impliquaient le sacrifice de la souveraineté. Ils ont voulu subrepticement remplacer la souveraineté par la gouvernance, croyant que les peuples n’y verraient que du feu.

La démocratie a disparu , en raison de l’absence d’alternative et de la fusion des Centres .  En France ce fut la création de la fameuse UMPS! Centre-droit et le Centre-gauche étaient  d’accord pour accepter les règles de la nouvelle économie mondiale, ils ne differaient que  sur les nuances de la  manière dont ils devaient adapter leurs économies nationales.

La droite voulait réduire les impôts et abattre les réglementations; la gauche voulait   plus de dépenses pour l’éducation et les infrastructures publiques. Les deux partis ont convergé vers l’acceptation de la norme:  la  compétitivité mondiale. Confère le Hollande avec son socialisme de l’offre!

La mondialisation, a déclaré Bill Clinton, « est l’équivalent économique d’une force de la nature, comme le vent ou l’eau. » Tony Blair s’est moqué de ceux qui voulaient « débattre de la mondialisation », affirmant: « vous pourriez aussi bien décider si vous acceptez la succession des saisons.   » Tout cela pour signifier que les élites croient qu’il y a une fatalité de la globalisation. Ou si elles ne le croient pas, elles font comme si.

Macron fait partie de ces gens dont on ne sait si ils y croient ou si ils font semblant, ce qui est sûr c’est que c’est un forcené. Il a rêvé comme Blair de prendre le leadership de la globalisation avant de tomber le nez dans le ruisseau.

Pourtant, la voie empruntée par le monde à partir des années 1990 n’était pas inévitable. Non seulement elle était évitable, mais en plus elle pouvait prendre une autre forme .

-Elle pouvait accompagner respectueusement les évolutions spontanées au lieu de les devancer et de les forcer. Une sorte de globalisation venue du bas.

-Elle pouvait décider d’indemniser justement les victimes de l’hyperglobalisation au lieu de leur en faire  supporter le prix.

-Elle pouvait respecter le ryhme d’adapation des populations. Maintenir leurs spécificités.

-Surtout, elle pouvait être autre chose que financière.

Mais si elle n’a été en grande partie que financière, c’est parce qu’elle s’est effectuée sous la dictature des marchés de capitaux,   eux même soumis à la dictature et à la compétition pour le profit et l’accumulation.. Compétition qui a dégénéré en recherche à tout prix du profit maximum. Et à la catastrophe de l’élargissement , de la béance des inégalités.

La libre circulation des capitaux a joué un role majeur dans la course à l’hyperglobalisation. Voila ce qui a été insuffisamment reconnu car les mouvements du capital doivent restés voilés, non analysés.

Les institutions internationales ont joué leur rôle nocif et destructeur;  au lieu de faire que la globalisation soit  un état d’esprit elles en fait une contrainte réelle  sur la politique intérieure des participants .

Avant son apparition, les pays avaient expérimenté deux modèles de mondialisation très différents: l’étalon-or et le système de Bretton Woods.

La nouvelle hyperglobalisation est  plus proche d’esprit de l’étalon-or,  qui a été historiquement très dur dans sa rigueur et  intrusif.

C’est la source de nombreux problèmes d’aujourd’hui.

Pendant environ 50 ans avant la Première Guerre mondiale, ainsi qu’un bref réveil durant l’entre-deux guerres, l’étalon-or a fixé les règles de la gestion économique.

Sous  l’étalon-or  un gouvernement fixe la valeur de sa monnaie nationale par rapport  à l’or: il maintient ses frontières ouvertes pour financer et rembourser ses dettes extérieures en toutes circonstances. Ces règles signifiaient que le gouvernement devait imposer  l’austérité, quels que soient les dommages causés aux revenus et à l’emploi dans le pays quand sa gestion était désequilbrée..

Le premier mouvement consciemment populiste est né sous l’étalon-or.

À la fin du XIXe siècle aux USA, le Parti du peuple donna la parole à des agriculteurs américains en détresse, qui souffraient de taux d’intérêt élevés sur leur dette et d’une baisse des prix de leurs cultures.

L’expérience de l’étalon-or a enseigné aux architectes du système économique international de l’après-guerre, dont l’économiste John Maynard Keynes, en particulier, que tenir les économies nationales dans un carcan pour promouvoir le commerce international et les investissements rendait le système plus fragile. Keynes était conservateur et il voulait sauver la bourgeoisie.

En conséquence, le régime international instauré par les pays alliés lors de la conférence de Bretton Woods en 1944 donnait aux gouvernements toute la latitude voulue pour définir leur politique monétaire et fiscale.

Chaque gouvernement fixait la valeur de sa monnaie, mais il pouvait ajuster cette valeur lorsque l’économie se heurtait à la contrainte de la finance internationale.

Le système de Bretton Woods reposait sur la conviction que le meilleur moyen d’encourager le commerce international et les investissements à long terme était de permettre aux gouvernements nationaux de gérer leurs économies.

Les pays ne devaient ouvrir leurs économies que dans la mesure où cela ne contrarierait pas les négociations sociales et politiques internes. Les économies avancées ont utilisé cette liberté pour réglementer et taxer leurs économies à leur guise et pour construire des États-providence généreux, sans être inquiétés par les pressions de  la compétitivité mondiale ou à la fuite des capitaux. Les pays en développement ont diversifié leurs économies par le biais de restrictions commerciales et de politiques industrielles.

Les hyperglobalistes ont profité du succès même du système de Bretton Woods pour légitimer leur propre projet de mondialisation. Si les arrangements  de Bretton Woods avaient tant fait pour améliorer le commerce mondial, les investissements et le niveau de vie, ont-ils expliqué, imaginez ce que l’intégration plus poussée pourrait réaliser. Ils ont poussé sans scrupule leur agenda.

La mondialisation est devenue la fin, les économies nationales le moyen.

Les économistes et les décideurs en sont venus à vouloir modifier  toutes les caractéristiques  des économies nationales pour les accorder aux marchés mondiaux. Les réglementations nationales furent considérées comme  des barrières commerciales cachées, à faire sauter par des accords commerciaux.

La confiance des marchés financiers est devenue la mesure primordiale du succès ou de l’échec de la politique monétaire et budgétaire. Ce fut la financialisation. ele a impregné tous els esprits. Le calcul financier fut la mesure de toute chose et non plus comme l’on dit : l’homme. 

Ceux qui ont perdu dans le mouvement d’ hyper-mondialisation ont reçu peu de soutien. On en a fait des parias! Allant maladroitement jusqu’à les nazifier come on le fait en France en ce moment. Je fais, de temps à autres,  ces digressions sur la France pour montrer a quel point Macron est non pas moderne mais en retard, il fait ce que Chirac aurait faire et qui n’est plus d’actualité.

Un élément important du triomphalisme hyper-mondialiste était la conviction que des pays ayant des modèles économiques et sociaux différents convergeraient finalement, sinon sur des modèles identiques, du moins sur des modèles d’économie de marché suffisamment similaires.

L’admission de la Chine à l’OMC, en particulier, reposait sur l’espoir naif  selon lequel l’État cesserait de diriger l’activité économique. Le gouvernements chinois n’avait pourtant aucune  raison de renier d’économie dirigée qui avait produit des résultats aussi miraculeux au cours des 40 dernières années. Il en aurait perdu son pouvoir et son statut.

Le problème le plus grave posé par la globalisation réside dans le fait que le nouveau régime commercial ne pouvait  prendre en compte  la diversité des  plus grandes économies du monde. La globalisation entre en conflit et en contradiction avec les systèmes de pouvoir locaux.

Que vont faire les élites, maintenant qu’elles ont pris une relative conscience des problèmes et des erreurs qui ont été commises?

L’une des réponse  par le petit bout de la lorgnette c’est la lutte contre les inégalités. Les milliardaires comme Buffett ou Soros, qui « pensent système » et veulent bien  sur en préserver l’essentiel viennent de mener une campagne pour qu’on taxe plus les riches et ultra riches. C’est un symptôme qui révèle le mal. Ils lachent quelques miettes car ils considèrent que le système est menacé. Leur système!

Dans les coulisses des think tanks et des cabinets des ingénieurs sociaux on reflechit.

Les décideurs ne peuvent plus réssusciter  le système de Bretton Woods dans tous ses détails; le monde ne peut pas  revenir aux taux de change fixes, aux contrôles de capitaux généralisés et aux niveaux élevés de protection du commerce. Tout cela semble irreversible, surtout compte tenu de l’épée de Damoclès de la finance bullaire mondiale. Une erreur et tout l’édifice peut s’écrouler.

Les décideurs vont utiliser les techniques habituelles, celles du gradualisme et celle de la grenouille ébouillantée. Ils vont tenter  d’ élaborer une nouvelle mondialisation cosmétiquement plus présentable . Avec beaucoup de propagande et de persuasion clandestine. On va tenter de fabriquer un consensus. Ou de replatrer l’ancien.

Les politiciens aux ordres vont  s’employer à faire renaître la légitimité du régime actuel.   Leur  tâche va consister à renforcer le soutien populaire à une économie mondiale ouverte.

Ce soutien nécessitera de nouveaux arrangements  internationaux qui permettront aux gouvernements de poursuivre ou de préserver certains  objectifs nationaux. Pour les pays riches, l’objectif prioritaire sera de rebatir un système qui leur permettra de reconstituer leurs contrats sociaux nationaux.

Une certaine intégration des extrême politiques sera amorcée, comme on le voit en ce moment en France ou Marion Maréchal est propulsée à la demande évidente des hyperglobalistes qui y voient un bon moyen de favoriser la recherche d’intégration.

L’ensemble de règles qui permettent aux pays de   protéger temporairement des secteurs sensibles de la concurrence va progressivement être assoupli. Ceci nécessite une réforme. Par exemple à l’OMC.

On commence à s’interesser aux  importations vendues par une entreprise étrangère à un prix inférieur au coût, lorsqu’elles  menacent de nuire à une branche de production nationale. L’OMC pourrait aussi  laisser les gouvernements réagir au  dumping social.  Un régime anti-dumping social permettrait aux pays de protéger non seulement les profits de l’industrie, mais également les normes du travail.

On parle aussi de lutter contre les pratiques financières des requins de la banque qui consistent comme c’est le cas pour Uber ou Amazon  à subventionner  des entreprises  destructurantes à la faveur de milliards et de milliards de pertes.

En finance internationale, le Fonds monétaire international a déjà inversé son opposition catégorique aux contrôles de capitaux. On parle de laisser plus de marge gouvernements nationaux pour  contrôler la mobilité transfrontalière des capitaux .

Certains défendent l’idée de privilégier l’intégrité des politiques macroéconomiques, des systèmes fiscaux et des réglementations financières nationales par rapport à la libre circulation des capitaux. Nous sommes deja loin du carcan des hyperglobalistes purs et durs.

L’un des domaines les plus avancés  dans les reflexions est celui de   l’évasion fiscale des ultra- riches par la mise en place d’un registre financier mondial qui enregistrerait la résidence et la nationalité des actionnaires et des véritables propriétaires d’actifs financiers. Voila qui ferait plaisr aux populistes de gauche.

L’une des inégalités les plus scandaleuse de l’hyperglobalisation est celle de la mobilité: le capital se déplace à la vitesse de la lumière, mais les salariés eux restent cloués au sol. Les formalités pour aller exercer un emploi dans un autre pays sont un veritable parcours du combattant, décourageant, couteux, presque humiliant.  Il semble que l’on s ‘oriente vers des idées nouvelles en ce sens. On ferait rattraper au facteur travail son retard sur le facteur capital.

Proposer une plus grande mondialisation des marchés du travail sera cependant délicat en raison de l’inquiétude  face à  la concurrence accrue des travailleurs étrangers dans les économies avancées.

En général, la gouvernance mondiale devrait à l’avenir être plus légère et plus flexible, afin de permettre  aux gouvernements de choisir leurs propres méthodes de régulation.

Gillian Tett:
« Dans tous les cas, un gouvernement peut se tromper. Mais les institutions internationales ne sont probablement pas de meilleurs juges des compromis – et même si elles ont raison, leurs décisions manqueront de légitimité démocratique.

La poussée de l’hyperglobalisation depuis les années 90 a conduit à des niveaux beaucoup plus grands d’intégration économique internationale. Dans le même temps, elle a provoqué une désintégration domestique.

Alors que les élites professionnelles, professionnelles et financières ont noué des liens avec leurs pairs du monde entier, elles se sont éloignées de leurs compatriotes.

La réaction populiste d’aujourd’hui est un symptôme de cette fragmentation. »

 

2 réflexions sur “Essai: De Sirius: la mondialisation est en difficulté, on va vers une phase de consolidation.

  1. Emmanuel Todd développe la meme idèe que vous, Macron est en retard. Sous ces allure de jeune dandy, il est un homme du passé. Il maintient lancien système par le rapport de force, mais cest une erreur car cela le dévoile : beaucoup de gilets jaunes ont compris, ils ne se plieront plus.

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