La claque de Tsipras, coup de pied au cul comme un valet!

La claque que vient de prendre le Grec Tsipras montre que se coucher face aux maitres européens ne sert à rien. On est balayé quand même sans gloire avec en prime l’infamie.

Et cela devrait donner à reflechir aux dirigeants Italiens et à leurs électeurs.

L’ Europe est constitué de faux durs, ils ne respectent que ce qu’ils craignent et si on lache quoi que ce soit, alors c’est la pente, la chute et c’est la dessus que la Nomenklatura compte pour imposer ses lois à long terme.

Quand on obeit à la Nomenklatura on ne construit pas l’Europe, non, on se plie aux contraintes de la financialisation globalisée. C’est tout différent.

L’UPR a raison de dire que seul le Frexit peut nous sauver du déclin, mais le Frexit ne peut  et ne doit être qu’une étape car il faut, pour sortir de la spirale, aménager notre place, notre position face à la globalisation et à l’ouverture mondiale. Il faut non pas accepter les lois truquées du libre échange mais les inflêchir, les aménager pour que cesse le renforcement des plus forts et que les plus faibles aient une chance de rattrapage.

Je soutiens depuis longtemps que la Grèce est notre modèle en caricature. Le mal Grec est notre mal: sous profitabilité et surendettement.

Les taux de profit ont chuté dans toutes les grandes économies avant la grande récession et ne se sont que quelque peu rétablis par la suite, mais ils restent sous les sommets de 2006-2007 en Europe.

La baisse des taux de profit est le facteur sous-jacent de la crise  mondiale et de celle de l’Europe.

Dans le cas de la Grèce, le noyau dur européen n’a pas et ne va pas renflouer le capitalisme grec. Ils voulaient, ils veulent  récupérer leur argent piégé dans  les obligations grecques achetées  au prix fort.

Les plans de sauvetage ne visent donc qu’à couvrir cet argent aux dépens du peuple grec.

Le seul moyen de sauver la Grèce au profit de toute la construction européenne était d’euthanasier, de restructurer  la dette excessive, celle dont on sait depuis longtemps qu’elle est radicalement non remboursable. Mais on n’a pas voulu le faire pour des raisons politiques: les italiens  auraient exigé la même chose.

L’hégémonie franco-allemande dans la zone euro a permis non seulement de transférer une partie des pertes de la Grande Récession sur la Grèce, mais également de  dédommager les banques euros des pertes éventuelles qui auraient été subies si la dette grecque avait été restructurée.

Le redressement de la Grèce selon France Inter:

– salaire minimum passé de 760 € à 580 €

– 500.000 Grecs (diplômés) ont émigrés

– +35% de suicides

– 35% de pauvres

– chômage à 18%

– baisse de la fécondité

– baisse de l’espérance de vie

 

 

5 réflexions sur “La claque de Tsipras, coup de pied au cul comme un valet!

  1. Moins qu’un valet, un voyou

    Le commentateur précédent pense que tout va pour le mieux et le meilleurs dans la zone Euro. Supposons que ses sources de revenus lui permettent d’émettre un tel jugement, qui paraît si loin de la réalité vécue par la majorité des heureux coquins bénéficiant de l’Euro. En outre, évoquer des progrès sans préciser d’où l’on part (effondrement PIB, paupérisation, mortalité etc…) peut paraître extrêmement contestable. N’en déplaise à M. Drake, Tsipras est un voyou, moins qu’un valet, un homme de main, au service d’une mafia qui a tué pour longtemps tout espoir en Grèce et, par exemple, tant de petites gens privées de soins. La « droite » grecque va poursuivre dans le même sens, sous réserve que l’on considère le sortant-sorti « homme de gauche », sur le mode de nos socialistes français (M. Moscovici!) ou de M. Macron. M. Tsipras va probablement être grassement recasé pour services rendus. Par les temps qui courent, les Judas paraissent plus nombreux que les Jésus. A qui le tour?

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  2. La propagande de la commission Européenne !!

    L’euro n’empêche pas la croissance ! Au contraire

    Beaucoup de pays de la zone euro connaissent depuis plusieurs années déjà une croissance économique forte (parfois supérieure à 3 %), y compris ceux qui ont été durement touchés par la crise (Espagne, Irlande).

    Aujourd’hui, même si certains pays ont encore des problèmes budgétaires et économiques à traiter, la situation économique de la zone euro n’a jamais été aussi favorable. Tous les pays de la zone euro sans exception connaissent et connaîtront, selon les prévisions de la Commission, trois années successives de croissance économique (2017, 2018 et 2019), y compris la Grèce.. En 2017 et 2018, la croissance de la zone euro dépassera les 2% (2,2 % en 2017 et 2,1% en 2018)… Le nombre de créations d’emplois n’a jamais été aussi élevé : 5,5 millions d’emplois ont été créés dans la zone euro depuis mi-2014. La situation de la France s’améliore également puisque sa croissance atteint 1,9 % en 2017, permettant une décrue du chômage.

    Enfin, l’euro n’empêche pas les investissements publics et la relance budgétaire. La règle des 3 % de déficit public est une règle de stabilité qui vise à éviter l’endettement excessif des États. Avant le passage à l’euro, quand chaque pays avait sa monnaie, une telle règle implicite était déjà respectée. L’euro n’a rien à voir avec le fait qu’un pays doit avoir des finances publiques saines et équilibrées.
    https://ec.europa.eu/france/news/20170320_decodeursue_euro-camarche_fr

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