Draghi le cheval de Troie anglo saxon, une dernière vilénie.

La succession de Draghi, la nomination de Lagarde ne suscitent ni analyse ni commentaires mis à part les imbécillités habituelles sur les quotas de femmes et les cocoricos nationalistes des attardés mentaux.

Le fait que Lagarde soit une femme n’est guère important tandis que le fait qu’elle soit juriste et ignorante de la chose monétaire et financière l’est. Tout comme son tropisme anglo-saxon également. Tropisme peut signifier dépendance.

Mais de toutes façons ce ne sont pas là que les choses se passent; les choses se passent sous l’écorce du continent européen  en profondeur et cela ne fait que commencer.

Depuis les débuts de la création de notre euro bancal et infirme , un combat se déroule à l’insu de tous: c’est le combat entre une conception anglo saxonne de la monnaie, de la banque, de l’économie et la conception rhénane fondée sur l’industrie, le lien entre la production, la finance,  la banque et bien sur l’orthodoxie.

Les anglo saxons vivent sur la dérive, sur les écarts, c’est un capitalisme d ‘arbitrage tandis que les allemands vivent d’un capitalisme de production. Les Anglo saxons vivent dans le « soft », les Allemands prospèrent dans le « hard ».

Les premiers  nécessitent une monnaie fondante, et du deficit spending, les seconds ont  besoin de  cercles vertueux avec une monnaie forte, de la discipline, de l’effort  et des comptes en équilibre.

Les Allemands ont gagné jusqu’à présent, ils ont profité de l’inconcience des anglos saxons et de leur laxisme pour gagner le combat réel, celui de la production et ils ont amassé un trésor de guerre.

Mais ceci s’analyse plus ou moins comme un comportement de voyou: on profite de la dérive du système pour mener une politique mercantiliste qui, elle, dans ses fondements refuse la dérive. Les Allemands disons le clairement ne jouent ni le jeu de la monnaie fondante, ni celui de la Jamaique et des changes flottants.

Je pressens que Trump ou ses conseillers ont compris tout cela: le vrai roc auquel MAGA doit s’attaquer c’est l’Allemagne.

L’Allemagne est le véritable obstacle sur la route de la reconquête de la suprématie américaine d’une part et du maintien du pouvoir occulte de la Cityd’autre part , ce n’est pas la Chine car elle, elle s’inscrit dans la démarche anglo saxonne. Trump et les anglo saxons ont un besoin forcené de déprécier les monnaies en continu,  de les laminer , de les avilir. C’est la logique du système qui est le leur, il faut que l’inflation retrouve sa fonction première qui est d’effacer les traces du passé et surtout d’euthanasier les dettes .

Et pour cela il faut diviser l’Europe, affaiblir ses banques déja bien faibles et ensuite déclarer la guerre commerciale.

Le monde n’a pas changé depuis les deux grandes guerres mondiales, tout cela s’inscrit dans l’histoire que nos benêts à courte vue et aux dents longues ignorent.

Draghi, qui était le cheval de Troie anglo-saxon-goldman-sachsien  à la Banque centrale européenne a mené la politique qui convenait aux intérêts des anglo saxons. Il a inflaté, il a préservé en 2013 leur système bancaire menacé par l’interconnexion. Draghi c’est leur homme.

Draghi, avant de partir a laissé d’abord un lourd héritage et ensuite des consignes: il préempté le maintien d’une politique d’inflation des signes monétaires ; Il a lié les mains de la Lagarde sans que qui que ce soit s’en aperçoive ou y trouve à redire! Incompetence méprisable de la presse MSM.

Il  a décidé de lier les mains de Lagarde et de la forcer à inflater  la zone euro.

À la suite de la dernière réunion de la BCE du 25 juillet, le futur ex president   Draghi, a précisé que son objectif d’inflation, apparemment inoffensif, fixé à 1,9%, serait la base d’une nouvelle phase de politique monétaire expansionniste au cours des prochaines années.

Ainsi , à  la fin de son mandat, Draghi cherche à lier son successeur, Christine Lagarde, à une décision du conseil qui l’obligera à viser une inflation de 1,9% avec une préoccupation symétrique concernant les déviations potentielles.

En termes simples, cela signifie que la BCE tentera d’atteindre ce chiffre en moyenne au fil du temps, en compensant les futurs taux d’inflation supérieurs à la moyenne par une inflation inférieure à la moyenne au cours des dernières années.

C’est un glissement considérable ! Il  ira bien au-delà des mesures de relance prises par la BCE jusqu’à ce jour.

Le traité de Maastricht a assigné à la BCE l’objectif unique et non négociable de maintenir des prix stables, ce qui, si on le prend à la lettre, signifierait un taux d’inflation égal à zéro.

L’introduction de l’euro a toutefois entraîné une chute des taux d’intérêt dans le sud de l’Europe, donnant lieu à une bulle inflationniste qui a entraîné une croissance annuelle des prix bien supérieure à 2% dans certains pays.

Les autorités ont donc effectué une première reculade et déclaré qu’elles toléreraient une inflation moyenne pouvant atteindre 2% pour l’ensemble de la zone euro.

Puis vint la crise de l’euro. Alors que l’inflation était en chute libre, la BCE a fixé à son objectif à la limite supérieure encore tolérable du taux d’inflation. Elle a transformé le tolérable en un objectif !

Ici , une étape supplémentaire est franchie: le tolérable est devenu l’objectif, puis l’objectif peut être dépassé,  il ne devient qu’une moyenne …que l’on promet un jour de respecter , les promesses n’engagent que ceux qui y croient n’est ce pas!

Draghi cherche à lier son successeur, Christine Lagarde, à une décision du conseil qui l’obligera à viser une inflation de 1,9% avec une préoccupation symétrique concernant les déviations potentielles. En termes simples, cela signifie que la BCE tentera d’atteindre ce chiffre en moyenne au fil du temps, en compensant les futurs taux d’inflation supérieurs à la moyenne par une inflation inférieure à la moyenne au cours des dernières années.

Draghi, qui cherchait à justifier la nouvelle phase de la politique monétaire expansionniste de la BCE, a évoqué à plusieurs reprises la détérioration rapide du secteur manufacturier en Europe. Il souhaite que la politique monétaire vienne compléter une politique budgétaire plus expansionniste.

Un tel choix est diamétralement opposé aux choix et aux besoins allemands; en accélerant l’inflation, il renchérit les produits manufacturés en Allemagne, il réduit leur compétitivité, il les menace  à la Grande Exportation. Il anglo saxonnise l’Allemagne.

Ce n’est pas un hasard si Draghi pousse dans ces directions, il est tout a fait cohérent avec son objectif de banalisation de l’Europe, son objectif de mise au pas de l’Allemagne et de ralliement au modèle post industriel. Pour compléter, il  s’est plaint dans son discours de l’insuffisance des augmentations des salaires et surtout de leurs non-transmission aux prix.

Draghi c’est l’homme de la banque, de la finance, de l’immobilier, de la rente  des emprunts d’état, des zombies et … de la dépendance.

Ah le brave homme que voila!

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2 réflexions sur “Draghi le cheval de Troie anglo saxon, une dernière vilénie.

  1. Pour rire (jaune) un peu:
    La mission de la BCE:
    « Stabilité des prix, croissance économique équilibrée, économie sociale de marché hautement compétitive, plein emploi, progrès social »
    Hello les GJ, n’y aurait-il pas une erreur sur la cible ?

    L’article 127, paragraphe 1, du traité définit l’objectif principal de l’Eurosystème :
    « L’objectif principal du Système européen de banques centrales […] est de maintenir la stabilité des prix ».
    Il poursuit ainsi : « Sans préjudice de l’objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans l’Union, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne ».
    L’UE poursuit de nombreux objectifs (article 3 du traité sur l’Union européenne), au nombre desquels figure le développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix et une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social. Par conséquent, la stabilité des prix constitue non seulement l’objectif principal de la politique monétaire conduite par la BCE mais aussi un objectif de l’Union européenne dans son ensemble. Ainsi, le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et le traité sur l’Union européenne fixent une hiérarchie claire entre les objectifs de l’Eurosystème, le maintien de la stabilité des prix constituant la contribution la plus importante que la politique monétaire puisse apporter à la réalisation d’un environnement économique favorable et d’un niveau d’emploi élevé.
    https://www.ecb.europa.eu/ecb/tasks/html/index.fr.html

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    1. Dans le monde ancien on disait:

      « les paroles s’envolent, les écrits restent »

      Dans le monde moderne, même les écrits s’envolent et avec eux les Traités!

      Tout est dicrétionnaire, tout est soumis à la loi du plus fort, à l’arbitraire ou à la loi du plus malhonnête!

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