Editorial, un édito sur l’or, c’est rare! Le yuan fait monter le métal.

La Chine a laissé décrocher la valeur extérieure du Yuan la semaine dernière.

Il s’est affaibli, et a franchi la limite fatidique , psychologique des 7.

Cela a, comme prévu provoqué un choc sur les marchés financiers.

La parité dollar /yuan est le point d’ancrage du système dit de Bretton Woods II. On craint une dislocation plus prononcée. On se souvient de la panique de 2015/2016. Les reflexes ont joué, le monde s’est mis en risk-off, achetant les fonds d’état et les refuges. L’or a bien joué son rôle. 

Après des années de marasme l’or a récemment grimpé en flèche pour atteindre et dépasser les  1500 $ la semaine dernière . Le prix de l’or a monté  malgré la pratique persistante de ventes  de gros volumes sur le marché à terme.

Les Cassandre et les goldbugs se précipitent pour dire que cette fois, c’est la bonne, « on va voir ce que l’on va voir ».

Je n’ai aucune idée personnelle sur la question de savoir si la hausse va se poursuivre ou si comme les autres fois, elle va être servie d’abord et cassée, matraquée ensuite.

Simplement je n’oublie pas deux choses:

-le marché de l’or est un marché stratégique qui ne peut être laissé à lui même.

-Il n’existe pas d’acteur rogue, voyou, de Soros assez puissant pour faire le corner et mettre les gardiens du Temple en véritable difficulté.

Pendant les nombreuses années de l’assouplissement quantitatif, la valeur d’échange du dollar a été protégée par les banques centrales japonaise, britannique et européenne. Elles sont complices, elles protègent la perception de la valeur du dollar en dépréciant leur propre monnaie.  Elles impriment également de la monnaie pour s’assurer que la valeur de leur devise ne monte pas par rapport au dollar. Et symétriquement pour que l’on ne percoive pas l’avilissement du dollar.

Tout le monde est inséré dans le système, dans le régime de  la financialisation, il n’y a que l’Allemagne qui renacle, mais elle le fait de façon ambigue, prise dans les contradictions de la Construction Européenne. L’Allemagne n’impose pas sa loi orthodoxe; elle est sur la pente, même si elle freine.

Par construction le  système de la financialisation/dérégulation  doit être controlé, ce qui veut dire manipulé.

Ayant participé aux travaux sur la dérégulation dans les années 80 je sais que la faille de la dérégulation c’est la fuite hors du système. L’argent doit rester piégé dans les monnaies, dans les quasi-monnaies, dans les near-money, dans les money like ,  et autres bouts de papier, il ne doit jamais partir à la recherche de sa contrevaleur réelle.

Pour que la financialisation dure il faut que l’argent, tout l’argent reste dans les papiers, peu importe lesquels, dans le papier en général ; il faut qu’il n’y ait pas de fuite . Je me souviens en avoir discuté au plus haut niveau avec la conseillère de Mitterrand pour ces questions, elle en a convenu. Je le sais et tous ceux qui sont au sommet du système le savent également.

L’or c’est la brêche dans le système encore plus que l’immobilier. L’or c’est la statue du Commandeur qui vient punir Don Juan.

L’or est la fuite ultime, le run final, c’est la demande de vraie monnaie de base, celle qui est le véritable extincteur de dettes car tous les autres pseudo monnaies ont besoin d’un consensu pour valoir quelque chose. Elles ont besoin  que l’ordre dure.

La fuite devant le Fiat, devant la monnaie pyramidale Ponzi détruit la valeur de tous les papiers. Dans la fuite, ce ne sont pas les prix qui montent, non  c’est la prise de conscience du fait que la valeur, le pouvoir d’achat de la monnaie démystifiée  baisse.

La destruction de  la monnaie, ce n’est pas la hausse des prix, non c’est la common knowledge, c’est à dire le fait que tout le monde sait que la monnaie ne vaut plus rien.  Et le taux d’intérêt change de nature il n’est plus la rémunération de quoi que ce soit, le taux d’intérêt devient le prix que les banques centrales doivent payer pour stabiliser le système, pour enrayer la fuite devant la fausse monnaie. Le taux devient la carotte pour que l’on garde la monnaie dont on sait qu’elle est fondante.

L’immobilier joue un peu le rôle del’or, celui de valeur réelle, de fuite devant le papier, même les pauvres le savent; mais son essence est dialectique car à la fois il est signe de méfiance devant la dépréciation de la monnaie mais en même temps il est l’articulation entre le papier et le réel. Beaucoup d ‘immobilier n ‘est en fait que du papier, un tas de dettes, et ces dettes à la fois minent le système comme on l’a vu avec les subprimes mais en même temps elles le prolongent car elles font tourner l’économie réelle, elles font tenir la bicyclette, la machine économique; ce que la Fed a compris en 2013 et surtout 2014 quand elle a monétisé délibérément  l’immobilier de rendement pour les  ultra riches.

L’or c’est la pure statue du Commandeur qui vient siffler la fin de la Grande Aventure, de la Great Experiment à la John Law. L’or c’est le retour du Destin face aux illusionnistes et autres apprentis sorciers aux petits pieds qui survivent de la naiveté des gogos citoyens.

Donc vous avez compris que les élites n’ont pas, comme elles disent, sauvé l’ordre financier en 2008 pour le laisser engloutir en 2019!

Elles jouent la survie du système dont il ne doit pas être su et dit qu’il repose sur un mensonge d’abord et un grand bluff ensuite. Un bluff qui a été exposé par Timothy Geithner dans son ouvrage « Stress Tests » que bien sur personne n’a lu.

Ce que l’on ne vous dit pas, mais que Geithner dit c’est que le système vit sur le mythe de l’assurance alors qu’il n’y a nulle part d’assurance car personne n’a le capital pour absorber, pour faire face aux pertes! Toutes les assurances sont bidons, aussi bien celle de la garantie des dépots bancaires  que le « Put » de la Fed ou l’assurance des hedges boursiers: personne n’a le capital, il n’y a aucun hedge dans le système et il vit sur l’illusion qu’il y en a . L’assurance, la seule, c’est la création de liquidités, c’est à dire la destruction du bilan de la Banque Centrale! Le système tient tant qu’il peut tolérer les créations de liquidités de la banque centrale et tolérer la dérive du budget du gouvernement. C’est un tout ou rien, un effet de rupture, une prise de conscience, une magie, une alchimie.

Il  faudrait un assureur ultime qui soit capable d’assurer le monde entier contre la hausse des taux qui s’imposera un jour et cet assureur n’existe pas. Le marché des dérivés, celui des hedge reposent sur … le marché c’est dire l’illusion qu’il y a toujours quelqu’un en face comme contre partie, c’est du hedge dynamique …

Le système des hedge, des assurances ne marche que parce que l’on en n’a pas encore eu vraiment besoin, la tendance à la baisse des taux n’a pas encore été vraiment renversée. Elle a un peu vacillé en 2006 et cela a donné 2008!

En 2006, puis 2008 et 2009 on a eu un avant gout de cette découverte: il n’y a pas de hedge; zéro hedge.

 Les élites sont dans le super coûte que coûte.

Et l’or est un enjeu central .. mais qui ne coûte pas très cher à manipuler tant les gens sont gogos: ils acceptent qu’on leur donne des certificats d’or au lieu de métal et ils ne comprennent pas qu’en acceptant des bouts de papiers, ils sont dans la situation même qu’ils essaient de fuir! Ils fuient le papier qui ne vaut rien intrinsèquement et néanmoins ils achètent … du papier émis par les mêms émetteurs.

Quand la révulsion, la vraie sera là aucun papier ne vaudra, Y compris les papiers prétendus représentatifs d’or car les établissements qui contrôlent le prix de l’or et donc les fondations du système sont vendeurs à découvert d’une quantité astronomique de métal ; et ils sont non-couverts car le hedge n’existe pas. même avec tout le métal qui est en terre.

L’or fait ce que je qualifierais de tentative de sortie, tentative dis je.

Diverses banques centrales ont converti leurs réserves en dollars en or.

Ceci  réduit la demande de dollars et augmente la demande d’or. Mais tout cela traduit certes une tendance, mais les chiffres sont marginaux. je crois me souvenir que la Chine n’a que 0,3% de sa monnaie couverte par l’or! Elle n’est pas prête à donner le coup final au système, elle a besoin qu’il dure! 

Ce qui provoquera la révulsion, ce ne sont pas les opérateurs, les humains, le public, ce sera le Réel, le poids du Réel. Le système s’autodétruit au fil du temps, au fur et à mesure qu’il empile les dettes sans oser les détruire .

Le système est dans la seringue, dans une colossale impasse dont les valse-hésitation de Powell nous donnent un aperçu.

L’impasse se construit elle même, le système sera victime de sa contradiction interne, de sa finitude. La finance met des signes infinis sur un univers qui lui est marqué par sa finitude! La finance met l’éternité sur le mortel; elle met la toute puissanse illusoire sur l’impuissance réelle.

Le système comporte en lui même son historicité, sa fragilité, il  comporte en lui même sa destruction. Tout au plus sa destruction peut être accélérée, peut être  hatée. On peut l’aider à aller plus vite mais ce sera plus par la maladresse de ceux qui croient le commander, maladresse de ses défenseurs  que par la force de ses attaquants!

Pour juger de la durabilité du système, il faut observer le couple monnaie/budget. C’est à dire Fed/Trésor US.

L’une des contradictions internes du système c’est celle des besoins du Trésor US pour financer les déficits et celle du maintien de l’attrait du dollar pour les financer. Trump veut à la fois creuser les déficits, faire baisser le dollar et faire baisser les taux d’un point entier pour faciliter le financement. En même temps il veut attaquer, pilonner, insulter, indisposer les pays étrangers qui financent les déficits americains!

Dans ce contexte, la hausse du prix de l’or constitue une menace, une prophétie autoréalisatrice, qui se réalise d’être crue! Avec un prix de l’or en nette tendance  haussière , qui voudrait détenir une dette libellée dans une devise qui se déprécie rapidement et alors  les taux d’intérêt sont bas, nuls ou négatifs? Regardez la corrélation entre le prix de l’or et le volume, la masse de dettes qui n’offrent qu’un rednement négatif!

Quelques graphiques:

 

La fermeté du dollar est une illusion entretenue par les autres banques centrales qui font baisser leur monnaie ! Complicité et connivence, il n’y a pas de voyou, tout le monde joue le jeu de la fiancialisation.

 

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16 réflexions sur “Editorial, un édito sur l’or, c’est rare! Le yuan fait monter le métal.

  1. Mr Bertez, je ne comprends pas cette notion de « finitude » dont vous parlez :

    « L’impasse se construit elle même, le système sera victime de sa contradiction interne, de sa finitude. La finance met des signes infinis sur un univers qui lui est marqué par sa finitude! La finance met l’éternité sur le mortel; elle met la toute puissanse illusoire sur l’impuissance réelle. »

    La planète est certes « finie » mais pas ce qu’on peut en faire. En 1800 on s’éclairait à l’huile de baleine. Le stock de baleine bien que renouvelable partiellement était fini et bientôt on allait manquer d’huile. Puis on a « inventé » l’huile de roche, le pétrole, pour remplacer celui de la baleine. Et quand le pétrole manquera (son stock est fini) on inventera autre chose, soit d’autres méthodes d’extraction ou de synthèse, soit des huiles de remplacement. C’est ce qu’on fait depuis la nuit des temps. Au néolithique quand on a eu fini de manger tout le gibier possible, on a inventé l’agriculture. Quand l’agriculture a faibli on a inventé la charrue en fer, et plus tard la synthèse de l’ammoniaque, entres autres, pour nourrir toujours plus de monde.

    Actuellement, on fait des découvertes incroyables dans le domaine des nanos, du spatial, de l’IA qui nous ouvrent littéralement des nouveaux mondes.

    Le monde est fini a technologie constante, mais tant que la technologie avance on repousse sans cesse les limites, qui, virtuellement, deviennent infinies.

    Donc, quand vous parlez de « finitude » vous parlez de quoi ? qu’est-ce qui est fini au juste ?

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    1. Personnellement je répondrai à votre question que la fonction exponentielle n’est pas humainement viable et que « repousser sans cesse les limites » est juste le mythe de l’humain tout puissant, mythe auquel je n’adhère pas, sauf en ce qui concerne sa connerie, qui elle est insondable.
      Enfin n’oubliez pas que le monde, l’économie est énergétique, que notre développement s’est réalisé sur les fossiles, et que nous allons avoir un sérieux problème en ce sens, lequel se manifeste déjà. Creusez ce sujet et vous comprendrez.

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      1. vous ne me connaissez pas mais j’ai passez 10 ans à bloguer sur le pic pétrolier. J’ai fait quelques conférences sur le sujet. J’ai lu de nombreuses publications à son sujet, je surveille chaque semaines la production de pétrole de roche mère aux USA (entre autres choses). J’ai été « picquiste » un temps, mais maintenant ma position est plus nuancée, j’ai dépassé (ça semble vantard mais c’est le cas) la notion d’EROEI et de courbe de hubbert qui sont au coeur du raisonnement picquiste.
        Vous n’êtes pas obligé de me croire, mais, je le redis, c’est plus compliqué que le raisonnement autrichien ou picquiste.
        Je prétends toucher ma bille sur la question ! lol

        Ceci dit, la, je voulais juste savoir qu’elle était le sens du mot « finitude » employé par Mr Bertez, rien de plus, rien de moins.

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    2. Juste quelques cailloux blancs pour donner des pistes d’approfondissement.

      Ce que vous developpez, qui est exactement l’argument de l’école autrichienne de Mises pour nier la rareté du pétrole, n’a aucun rapport avec mon usage du mot finitude.

      Les autrichiens vivent dans la névrose de l’économisme. Ils confondent le monde réel qui est ce qu’il est , même en dehors de nous et de notre connaissance et l’univers, le corpus économique qu’ils ont créé.

      Mon concept de finitude est marxiste c’est à dire qu’il part de l’idée que seul le travail produit de la valeur et je me réfère donc à la Loi de la Valeur de Marx.

      La quantité de travail produite en une année de GDP est finie même si on peut lui donner une valeur quasi infinie en détruisant la monnaie comme au Zimbabwe. Le travail est l’horizon indépassable de toute valeur. Bien entendu le travail doit être considéré comme le travail total c’est dire qu’il inclut le travail intellectuel, non physique.

      Le désir est infini, les besoins sont finis.

      Avec un dictionnaire vous pouvez faire une infinité de romans, la combinatoire des signes produit l’illusion de l’infini et de l’absence de limites.

      L’économie du désir qui est à la base du marginalisme et donc du neo-liberalisme a pour objectif inconscient mais pas innocent de repousser les limites de l’économie en manipulant les signes . C’est une combinatoire de signes, de déplacements, de métaphores, de métonymies, de répétitions etc .

      C’est l’économie de l’illusion; de l’excitation du désir. On vous fait acheter une voiture en vous faisant crorie que vous allez emballer toutes les filles avec.

      On repousse les limites de vos besoins. Mais in fine sauf à entrer dans la servitude de la dette vous ne pouvez acheter, qu’en contrepartie de votre travail qui lui , pour vous, est fini.

      Mais in fine la loi de la Valeur est la plus forte, le travail est toujours la limite ultime de la quantité de Valeur dans le monde.

      L’illusion de l’infini, de la magie, de l’absence de limites a à voir avec la délocalisation des productions, la division du travail, le processus d’abstraction de nos sociétés , et le fait que nous nous éloignons de l’effort; mais l’effort ne disparait pas car ce sont d’autres là bas qui se crèvent à produire pour vous.

      Kant disait la main est la fenêtre ouverte sur l’esprit, ainsi il réintroduisait le réel et la finitude.

      Je peux difficilement aller plus loin car il faudrait reprendre tout à la base..

      On peut créer un univers imaginaire de signes sur le réel,-mettons la capitalisation boursière- mais la limite de cet imaginaire c’est lorsqu’il rencontre le réel, c’est dire les cash flows des entreprises.

      Exemple vous pouvez créer autant de monnaie qu’il vous plaira, ce que font les BC , mais la limite c’est quand cette monnaie cherche sa contre-valeur c’est à dire les biens et services. Alors la hausse des prix s’enclenche et la monnaie s’auto détruit.

      Le monde réel de l’économie comme tout ce qui est humain est celui de la finitude, de la mort, de la castration, du choix. Le pendant du marginalisme économique se retrouve en psychanalyse avec des gens comme Deleuze qui nient la castration et l’Oedipe. No limit, vive la transgression! D’ou la dérive du sociétal actuel.

      Le marginalisme qui fonde l’économie dit libérale- la valeur n’est que dans la tête de celui qui la contemple- , celle des autrichiens est victime d’une illusion qui lui fait confondre l’infini du désir avec la vraie finitude de tout ce qui est humain.

      Pour bien comprendre il faut assimiler la distinction entre Réel, Symbolique, et Imaginaire chère à la science linguistique.

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      1. En effet, je parlais de l’école autrichienne (bien que j’en avais oublié le nom, je m’y perds dans toutes ces écoles économiques). Merci donc d’avoir confirmé que vous parliez d’autre chose.

        Je suis allez voir la définition de la loi de la valeur de Marx, c’est à dire, le temps du travail « socialement » nécessaire à la production d’un objet.

        Si je comprends bien, les désirs sont limités par (pour simplifier) le temps de travail disponible qui permet d’échanger les biens convoités : au dela des valeurs monétaire qu’on peut manipuler, c’est le temps qui compte, qui est le juge de paix, l’arbitre « final ».

        Je n’ai pas assez réfléchi à cette notion pour pouvoir dire si je suis d’accord, mais, j’avais déjà intuitivement compris que beaucoup de choses dans l’économie se rapportent en fait au « temps gagné » (et non pas au temps passé). C’est simple : si je coupe un arbre à la hache je vais moins vite que si je le coupe à la tronçonneuse. Et c’est ce temps gagné qui donne sa valeur à la tronçonneuse. (Idem la hache à une valeur par rapport au même travail fait à la main).

        Mais si je formule les choses ainsi, je m’éloigne de Marx, parce que le temps gagné peut être infini. Aller sur la lune demanderait un temps quasi infini si on devait le faire en marchant (à supposer que ça soit possible) alors qu’en fusée, on va « infiniment » plus vite (par analogie avec l’histoire de la tronçonneuse).

        Mais si j’inverse mon raisonnement, et que je regarde du coté du travail humain (perspective marxiste), en effet, le temps de travail disponible est limité par le nombre de personnes et le nombre d’heures dans la journée, donc … la « valeur » des choses qu’on peut acheter est limitée, donc les besoins ou désirs qu’on peut satisfaire avec sont limités et donc … on retombe sur votre « finitude ».

        Toute la question est donc de savoir si la valeur des choses est le temps gagné ou le temps passé …

        Dans tous les cas, maintenant je comprends mieux (j’essaye en tout cas) de quelle finitude vous parlez. Merci pour les cailloux blancs, vos réponses font toujours réfléchir « loin » (comme la fois ou vous m’avez parlé de la valeur intrinsèque de Graham).

        Mais dans tous les cas, cela soulève une question : vous ne parlez jamais (sauf erreur de ma part) de démographie. Hors, ne peut on dire que tant que la croissance démographique est au RDV alors la croissance du PIB sera mécaniquement la ? Et pour l’instant il semble bien que le nombre de candidats au « libéralisme » soit en perpétuelle augmentation. C’est même, semble-t-il la préoccupation première de nos dirigeants … la croissance démographique, via l’immigration, au risque de tuer nos sociétés elles même.
        Ai-je tort ?

        Encore une fois merci !

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    3. Le problème de ce raisonnement est qu’il ne tient aucun compte des dégâts qui sont causés au système Terre.
      Les sols sont de plus en plus dégradés, l’eau douce de plus en plus polluée, de nombreuses espèces vivantes sont en déclin massif: insectes, oiseaux, poissons, … partout ou presque les rendements diminuent : agriculture, pêche, économie (toujours plus de dette pour moins de PIB), …
      A chaque fois que l’homme a « progressé il a juste attaqué un peu plus la bio capacité de la planète.
      On extrait toujours plus de la planète en tapant dans les « stocks », la vérité crue est que l’économie c’est de l’énergie transformée, et que la transformation de l’énergie répond à des lois physiques. On ne peut prélever sans perte.
      Regardez Internet, en terme de consommation électrique, on a juste rajouté de la consommation, plus de pollution, plus de matériaux consommés, … Si Internet était un pays alors ce serait la 3ème puissance mondiale.
      Dans notre histoire moderne, il n’y a jamais eu un seul moment ou l’on a été capable de générer quelque chose de nouveau sans détruire les stocks disponibles de ressources et sans consommer plus d’énergie.
      Bref, vous citez à chaque fois des inventions qui ont aggravé les dommages faits à notre planète sans rien réparer en retour.
      Donc oui, on repousse les limites mais en détruisant à chaque fois un peu plus la bio capacité.
      On a donc maintenant, dans certains endroits comme en Chine, des régions agricoles entières ou la pollinisation est faite à la main avec des cotons tiges parce qu’il n’y a plus d’insectes.

      L’exponentielle ne fonctionne pas dans un monde fini, pour que cela marche il faudrait casser certaines lois qui sont visibles partout dans notre galaxy.

      Bon courage.

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  2. Le prix de l’or est manipulé et pourtant, il monte!
    C’est un peu cela le vrai mystère des dernières semaines. Malgré la puissance de feu des manipulateurs . Donc, soit c’est une énième bull-trap pour rincer ceux qui auraient des velléités de sortir du système, soit il y a peut être quand même un acteur ou un groupe d’acteurs suffisamment puissant pour absorber ces manipulations et maintenir la hausse. Mystère!

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    1. Non il n’y a pas demystere , l’avenir ne se devine pas il se construit.

      Si vous pouvez former un syndicat qui va acheter tout le disponible et faire un corner sur le metal, vous aurez raison .

      Sinon il faut attendre que d’autres, le fassent soit volontairement soit involontairement poussés par la peur d’etre ruinés et l’envie d’etre riches.

      Le prix de l’or est le resultat d’un rapport de forces.

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  3. Bonjour,

    ce que je ne m’explique pas c’est pourquoi ils ont laissé filé l’or aussi loin puisqu’ils ont des moyens quasi illimités et que cette hausse tombe clairement au plus mauvais moment !

    La Fed montre une fébrilité préoccupante tout en montrant également qu’ils se sont plantés dans les grandes largeurs depuis fin 2018.

    Sa crédibilité est clairement en jeu et si elle l’a perdait je pense que ce serait le début de la fin car ni les européens ni les japonais ne peuvent maîtriser seul la planète finance.

    Le dollar et les treasuries sont trop importants dans le fonctionnement du système.

    Cette hausse de l’or dit que Powell est un guignol et que de plus en plus de grosses mains ne croient plus la guidance de la Fed : voir Ray Dalio par exemple.

    Zero hedge a également reporté deux démissions importantes à la fed de New York.

    Sont-ils sonnés par le contexte ? Faut-il s’attendre à un retournement brutal lorsqu’ils auront recouvré leur capacité de nuisance ?

    Se prépare-t-il le retour de l’or dans les systèmes monétaires avec la fin de l’accord de Washington qui limitait les ventes et achats d’or des banques centrales ?

    Le FMI a semble-t-il récemment orchestré des achats d’or pour des banques centrales secondaires.

    Tout ça est très étrange.

    Cdlt.

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  4. Dès qu’il y a de petits soucis avec les monnaies, de belles photos circulent avec pleins de lingots qui brillent de mille flammes, en veux-tu en voilà.

    Des gros, des petits, des pépites, en quadricolor. Il y en a partout. De la tonne en image. Des coffres en sous sol à perte de vu, tous blindés anti-atomique avec des portes aux mécanismes redoutables. Des magasins alignés à chaque coin de rue, dans chaque pays. Le rêve des milles et une nuit, avec des chaines aux kilomètres. Même les monuments en sont couverts , du brut, du lourd qui s’affiche avec autant de mises en scène que d’histoires sur ce sujet Or.

    La réalité, c’est que nos femmes ne portent plus le 24 carats sous peine de se faire agresser.

    La réalité, c’est que les coûts d’extractions ne sont plus rentables en dessous des 1000-1200 $.

    La réalité, c’est qu’il n’y a plus assez de papiers pour fournir les certificats.

    La réalité, c’est qu’il n’y aura jamais d’audits fiables a un instant T mondiale sur ce métal.

    La réalité, …/…

    La réalité, c’est que l’Or a été confisqué et qu’il ne vaut plus rien, ne rapporte plus rien, ne sert plus à rien. C’est la monnaie des dieux, et les dieux sont tous morts.

    L’Or c’est dix sous et encore… le sou a une valeur historique que l’Or a perdu !

    Il reste les histoires d’Or, comme contes et légendes, avec de belles images en papier glacé.

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  5. « Le prix de l’or est le résultat d’un rapport de forces. »

    Ce qui est affirmé ici, c’est l’expérience de la vie en fait car il y a dans le désir l’essence de la contrainte et de la pression qui repose sur la perception entre le sujet acteur et l’objet mentalisé qu’il imagine devoir s’approprier pour combler une tension. Cette tension est le marqueur d’insuffisance qui siège dans l’esprit qui conçoit son manque par l’idéalisation de l’objet dont il quête l’appropriation. Le décalage entre l’Avoir, le Faire et Etre (comme « état d’être ») se fait entre les injonctions du corps qui définissent le 1er ordre de la nécessité, il fait donc cohabiter le désir, cet imperium de l’action qui doit se réaliser et l’Etre qui vit, éprouve le manque.

    La fonction de réalisation du désir ,dans son 1er cercle d’influence, est d’assurer la survie, la pérennisation et la transmission des mémoires de l’espèce comme de l’individu à travers l’expression des gènes et le concours de l’épi-gène comme « écriture mémorielle de son histoire personnelle… personnifiée de son vivant.

    Ces 2 fonctions d’ondes (comme fonctions d’Etat) définissent l’état corpusculaire de l’Etre par le Faire et la liaison de l’Avoir. Pour les cercles plus étendus et éloignés du caractère du désir, ceux qui s’éloignent du fondement de l’instinct de Survie, se greffent, se ramifient des désirs d’ordre secondaire c.à.d. que la Valeur que porte le désir par la tension qu »elle induit émotionnellement, son « signifiant » est porté à s’épouser à des réalisations et des actualisations échoiques, Ce sont telles que des « boucles de rétroactions positives » opérant des feed-back continus entre Sujet et Objet (exerçant sur l’état émotionnel aussi bien attirance, indifférence que répulsion) et qui sont, en propre et en quelque sorte une dénaturation du signifiant/valeur découlant du 1er cercle d’influence du désir. Molière, par exemple et dans un domaine précis ne disait-il: « Il faut manger pour vivre (1er cercle) et non vivre pour manger » (dernier cercle, celui de l’inversion propre à l’hédonisme qui nous éloigne de tout caractère existentialiste qui fasse Sens à nos existences).

    La notion de confort et d’effort dans l’acte de sustentation du désir est essentielle car elle lie (comme sémantique interpolée), en profondeur, des notions et des lois de thermodynamiques mais aussi elle recoure à la formation/formulation de fractales et de constructalité (Mandelbrot) du langage de l’imagination (signes et symboles), elle in-fine fait intervenir des notions philosophiques sur la réflexivité qui découle -tout en tension- entre un Faire, un Avoir et l’Etre dont on évalue les valeurs incidentes à l’aune d’une conscience réflexive qui instrumentalise le Réel et qui par réflexivité tente de justifier la nature de ce qu’il Est relativement à ce qu’il fait et par quoi ce qu’il a en possession doit être renouveler (réactualisé), amplifié pour produire et reproduire « à l’infini » une satisfaction d’un désir qui ne cesse lui-même de naître et de mourir dans un mouvement « perpétuel » en se transformant.

    La trajectoire du désir est intriquée à celle du Sujet cognitif dont il fait dépendre son existence et la conception qui nait de ce rapport à 2.

    Si combler nos besoins fondamentaux (Virginia Henderson et les 14 besoins fondamentaux) est le 1er cercle des nécessités, un sous-jacent fait donc sens intime: vivre et se survivre… entre les 2, nous avons la force centripète qui motive l’Agir: le Vide. Si nous ne comblons ce Vide, nous risquons alors le Néant et le processus qui y mène: la Néantisation.

    A l’opposé d’une telle force, il y a celle qu’exerce notre centre, notre Etre intime et névralgique qui est une force de vie en soi (Et je dirais meme un « en-soi » de l’Etre), Le caractère 1er de l’instinct de vie est de survivre et plus intimement encore de se survivre non plus selon la vision étroite et schématique que l’on porte sur l’auto-identification du Moi par le véhicule perceptuel du corps soumis aux forces instinctives mais comme un Soi qui en sur-détermine la valeur par le sens que l’on peut lui porter. La survie mondaine appelle une échelle cognitive supérieure dans l’ordre du désir celle de se survivre au delà de la contrainte phénoménologique pour un « Au delà » qui fasse supérieur et vient à justifier celui de la vie mondaine; l’Etre conçoit l’égarement que porte l’illusion de son identité historique manipulée par la perception induite d’une conception du monde que traduit, en schèmes et mèmes, le rapport de forces chthoniennes ( son inconscient) mais aussi instinctuelles (le corps) par l’entremise/entreprise inaliénable du désir comme moyen de se réaliser et mieux encore de « s’actualiser »; ce qui n’est autre que se sentir exister et donc échapper à l’impression mortifère de la néantisation. On comprend l’objet de la névrose comme résultat d’une friction, d’un écartèlement de l’Etre résultant d’un rapport de force entre le « vivre et le mourir ».

    En décalage « spectral » de ce qui conditionne les états multiples de l’Etre, le Sujet peut décider -très consciemment- à force de maturité conquise sur les forces de néantisation et par voie inclusive, comme possibilités de remède à sa guérison, remède émancipateur, et que confèrent incidemment les expériences de la Vie pour, décider donc, devoir se recentrer et prendre une distance nécessaire vis à vis de la nature fondamentale de l’objet du désir qui anima, anime et animera certainement encore son Etre en lui fournissant en quelque sorte le comburant imaginatif d’une pensée affective insatisfaite qui quête le profit de son action pour se sentir exister et rehausser, quant à « l’image de soi », à ses yeux et/par ceux des autres, Il n’est de bon remède que par la voie d’un bon diagnostic, posé et tenu pour certifié par le vrai qui se distingue des déformations qu’exerce le magnétisme de l’Ego par le filtre de ses croyances construites à partir du socle de ses traumatismes, frustrations, adaptations infantiles et redondances infantilisées qui parsemèrent son existence d’adulte infantile. La névrose nait de ce deséquilibre entre le Vrai, le Bien et le Juste comme absolu qui est le Graal de ce monde et l’épreuve du relatif que nous percevons comme un absolu car il définit ce qui nous ordonne et apporte une légitimité au sens de notre existence -en choix comme en responsabilité-

    Il s’agit comme « nécessité impérieuse » de saisir l’objet d’iniquité qui révèle la fonction d’éloignement de Soi et l’état d’avilissement qui concoure ainsi à « solidifier » les chaines de sa propre servitude… son « chaînage », par la situation d’ « enchaînement » (qui révèle l’absurdité d’une addiction par la nature expressive et qualitative du désir) et qui l’entraîne dans un cercle vicieux; spirale infernale et dantesque qui ne sera en fait que le produit factuel de l’action répétitive et qu’entretient le désir mimétique et qu’exerce, comme fondement anthropologique, le magnétisme d’une force centripète vers une néantisation de l’Etre et qui est par réflexivité (comme un objet reflété est apparemment identique mais qui est pourtant inverse, un « négatif » en soi) aussi cette réflexivité du Sens de la valeur humaine est elle en lien avec celle qui caractérise la valeur haute, centrale, qui fait Sens véritablement 1er, sur-déterminant ontologiquement et métaphysiquement, pour l’Etre éveillé au monde et à soi.

    On peut dire M. Bertez que vous faites un triple travail salvateur pour révéler les « vérités de situation » en pratiquant à la fois l’autopsie des systèmes organiques de la société (ainsi, ceux qui caractérisent pouvoir économique, financier et politique) mais que vous disséquez aussi les fonctions motrices et cognitives qui en motivent l’existence. Plus intimement encore, vous poussez jusqu’à la dissécation des éléments subtiles, abstraits (anthropologiques) qui font sens et con-science à ce grand théatre d’ombres en portant à notre con-naissance la triangulation combinatoire de l’Etre comme acteur et spectateur confrontée aux forces alchimiques qui l’agitent et celles auxquelles il se confronte et qui proviennent de la Nature matérielle, physique de la réalité (comme « Etat de Nature ») converti à des Principes qui font ses Lois.

    Cette Nature, qui est la vie -de fait-, est faite de pressions et de contraintes qui viennent à percer par moment -dans notre vie d’égarement- les « bulles spéculatives incidentes d’un imaginaire fantasque » qui ne sont autres que l’expression d’ Etres qui pensent et se pensent maladroitement et, telle que la croyance sans fondement on parie sur le reel. Ils parient sans cesse sur le sens qu’ils projettent sur l’objet du désir (dans le cadre de leur croyance) par idéalisation de la valeur de mémoires d’association et de dissociation dont ils sont porteurs et qu’ils trans-portent dans leurs actes.

    Ainsi s’agitent-ils en conséquence de leurs désirs, fruits de la démesure de leur imagination virtualisante comme peut l’être le producteur de leur Ego dans l’arène circulaire de leur parcours existentiel faites de miroirs déformant et d’ombres insaisissables mais qui s’avère hélas la source inspiratrice et névralgique à l’écriture de leur histoire… Un peu de hauteur de vue est donc nécessaire pour acquérir de bonnes connaissances, mais beaucoup plus salvateur est la mesure de la distance que l’on opère pour réduire notre état d’ignorance native vis à vis du monde pour espérer enfin édifier un Savoir véridique qui fasse remède efficace à notre imposture.

    De ce Savoir véridique, on retire le commandement (le commandeur comme vous dites) de l’action juste, ce qui par usage de la juste méthode et du gout que l’on porte pour le Vrai concourent de pair à nous façonner petit à petit dans un état supérieur d’apesanteur de l’Etre que d’aucuns nommerait Sagesse.

    Il me semble bien que cette Sagesse vous habite si tenté que je suis de juger l’arbre par ses fruits. Merci pour votre travail de dévoilement qui sont les fruits que vous nous tendez à travers vos articles lumineux.

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  6. Article assurément très pertinent, l’or est :
     » la fuite ultime, le run final, c’est la demande de vraie monnaie de base, celle qui est le véritable extincteur de dettes car tous les autres pseudo monnaies ont besoin d’un consensu pour valoir quelque chose. Elles ont besoin que l’ordre dure. »

    Il semble bien en effet que l’ordre a du plomb dans l’aile, d’ailleurs les leaders sont de plus en plus inconsistants, le sol se dérobe sous leurs pieds alors ils dansent dans un ballet désordonné, depuis 1973 l’or ne peut que monter sur le long terme, c’est d’ailleurs ce qu’il fait : 64$ en 73 ; 1500$ en 2019 ; beaucoup plus dans les années qui viennent assurément…
    https://www.orobel.biz/information/actualite/le-cours-de-l-or-au-cours-de-l-histoire

    Toutefois, l’article est sage :
    « Je n’ai aucune idée personnelle sur la question de savoir si la hausse va se poursuivre ou si comme les autres fois, elle va être servie d’abord et cassée, matraquée ensuite. »

    Effectivement c’est étrange tous les médias parlent de la hausse de l’or :
    https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/hausse-du-cours-de-l-or-une-indication-que-la-conjoncture-s-est-degradee_2093898.html
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/le-brief-eco-l-or-grand-gagnant-de-l-affrontement-entre-les-etats-unis-et-la-chine_3544075.html
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/l-once-d-or-au-dessus-de-1500-dollars-pour-la-premiere-fois-depuis-2013-20190807
    et un article plus pertinent :
    https://www.lecho.be/les-marches/actu/general/les-investisseurs-se-tournent-vers-l-or-pour-se-proteger-contre-l-implosion-du-systeme-financier-geert-noels/10152493.html

    Sur le cours terme l’or trouvera sans doute une résistance sur les 2000/2500 dû à une action concertée des états, toutefois des acteurs importants offre une dissonance, la Russie, la Chine et d’autres…
    Sur le long terme l’or est le reflet inversé des monnaies, pas de doute il ne peut que monter !

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