Essai .Le cycle économique a un point de départ et un point d’arrivée: la rentabilité du capital .

 

En régime capitaliste  la production est à but lucratif et les détenteurs de capitaux  investissent dans l’espoir de profits.

Ils le font  principalement sur la base de ce qui s’est passé auparavant. Ils peuvent bien entendu ne pas toujours l’obtenir;  bien sûr ils peuvent échouer, mais cela n’empêche pas que le système est mû par la recherche du profit.

Et c’est de plus en plus vrai, la contrainte ou l’objectif de profit ne font que se renforcer pour les raisons suivantes:

-la concurrence  oblige à investir, elle a été exacerbée volontairement par la mondialisation

-la concurrence oblige à rechercher le profit maximum pour survivre

-la concurrence élimine ceux qui ne réalisent pas  le taux de profit moyen

-la concurrence est le ressort du système et c’est elle qui oblige aller de l’avant, c’est elle qui tient l’épée dans les reins.

-la concurrence a changé dimension, elle s’est globalisée, ce qui veut dire que le nombre et la masse de combattants pour le profit, pour la survie a considerablement augmenté avec la globalisation. D’autant  que certains ensembles économiques mènent des politique pas tout à fait « fair », c’est dire pas très correctes au plan des principes.

-la concurrence accélère la modernisation, le besoin d’équipements,  c’est une course sans fin qui passe par le profit ou la promesse de profit car comme je le dis la promesse quelque fois suffit.

C’est le syndrome de la Reine Rouge: il faut courir de plus en plus vte pour rester à la même place.

-Par ailleurs nos sociétés ont developpé le levier c’est dire l’endettement.  Or l’endettement oblige des secteurs qui n’étaient pas soumis à la contrainte du profit à s’y soumettre. Ainsi des entreprises  nationalisées ou artisanales ou précapitalistes   lorsqu’elles  s’endettent doivent présenter des bilans, réaliser le profit minimum sinon moyen pour honorer leurs dettes.

Les économistes classiques veulent nous faire croire que le moteur de l’activité économique c’est la consommation ou encore les besoins: c’est faux et surtout c’est une erreur intellectuelle.

Sa fonction est de dissimuler la vérité, la réalité cynique du système, il n’est pas là pour satisfaire les besoins , il est là pour réaliser du profit et accumuler du capital. Ce qui intéresse le système ce n’est pas le Tout, c’est le Plus, le Surplus, le  Surproduit.

La consommation n’est pas antérieure à la production. Par construction! Les travailleurs doivent d’abord gagner un salaire avant de consommer. C’est l’investissement et donc le profit qui crée l’emploi et l’emploi crée les revenus pour consommer.

L’économie est une machine à distribuer des revenus alimentée par l’investissement et l’investissement est alimenté  par le profit.

Les salariés  doivent donc d’abord être employés par les capitalistes.  Et les capitalistes les emploient pour gagner de l’argent, pour s’enrichir  et accumuler du capital. Pas par philantropie.

Le profit provient de l’emploi  des travailleurs et c’est la clé du capitalisme.

Empiriquement, on constate  que

1) toutes les récessions commencent par une baisse de l’investissement et non de la consommation

2) que, juste avant un marasme, les taux de profitabilité se mettent à chuter.

La surproduction est la conséquence d’une suraccumulation de capital et/ou d’un manque de rentabilité.

Le cycle a donc un point de départ et d’arrivée: la rentabilité.

Nous sommes comme dans les années 30 dans un cycle de surproduction, ce que Bernanke et Draghi appellent une insuffisance de la demande; ou encore un excès d’épargne pour masquer le phénomène.

Les entreprises ne distribuent pas assez de revenus pour que la machine économique  tourne.

Elles ne peuvent distribuer plus car le profit est insuffisant;  si elles le faisaient  les profits baisseraient et elles feraient faillite ou ne pourraient s’equiper.

L’excès d’épargne a une origine: c’est l’insuffisance de l’investissement et l’insuffisance de l’investissemnt s’explique par l’insuffisance du profit actuel et la rareté des occasions rentables d’investir.

 

 

5 réflexions sur “Essai .Le cycle économique a un point de départ et un point d’arrivée: la rentabilité du capital .

  1. Ne faut il pas découvrir une nouvelle source d’énergie pour que l’investissement revienne et en finir avec Malthus et la cavalerie de l’ingénierie financière?
    Le pétrole le gaz et la fission atomique ne portent plus.

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    1. C est l énergie qui conduit tout le système,hors nous avons atteint des pics sur beaucoup de matière première non renouvelable,ce qui fait que depuis 5000 ans cela fonctionnait très bien,maintenant le système global ne peut plus se suffire à lui même,c est pour cela que les taux sont les plus bas depuis 5milles ans .

      En tout cas bravo à M. Bertez Pour les développements de vos articles.Merci.

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  2. « L’excès d’épargne a une origine: c’est l’insuffisance de l’investissement et l’insuffisance de l’investissemnt s’explique par l’insuffisance du profit actuel et la rareté des occasions rentables d’investir »
    parce que les zombies occupent l’espace et que certains refusent de prendre leurs pertes.La deflation c’est pour les salaires des domines pas pour la valeur du capital de certains dominants…2 poids 2 mesures. Une fois au sommet ,il est plus facile d’empecher les autres de monter que de continuer a grimper soit meme.L’etat acheté ne joue plus son role de regulateur de la competition.Les citoyens ne sanctionnent plus les echecs des politiques car ils ne se souviennent plus du cout qu’ils vont devoir supporter,quoique l’episode des gilets jaunes et des eborgnes dans leurs rangs est un signe de depart.

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  3. Rien à Jackson Hole et donc rien au G7, ou si peu, comme prévu.

    C’est le « comme prévu » qui compte et pour les spéculateurs avertis, la réaction fût rapide.

    Pas de CAPITULATIONS sans couteaux sous les gorges !?! Et Pourtant…les jeux sont faits ! Rien ne va plus ! la Banque € saute et personne ne le voit, ne l’entend, ne le croit !

    Tous prédateurs s’attaquent d’abord aux plus fragiles. Pauvre Euro, pas taillé pour affronter une guerre monétaire, c’était écrit noir sur blanc depuis…le départ !! ( Allais et bien d’autres par ex…)

    L’Or et l’argent (danger) ne changeront rien sans un accord mondiale, ce qui n’est près d’arriver.

    Les cryptos (danger) ne sont que des jetons, pas des Monnaies,, mais en sont tributaires, souveraineté oblige.

    La blockchain change la donne dans bon nombres de domaines, mais il faudra changer l’ordre, la puissance et le cadre de ce monde avant qu’elle puisse devenir un outil respecté, respectable, accepté, acceptable.

    Que de bruits, que de barnums, pour pas grand chose. Et si la suite n’est jamais complétement écrite, les rapports de forces n’ont pas changé, soit t’as du dollar et des bond à 3%, soit tu creuses !

    Ah! j’oubliais : À force de mettre de Deep-Dark web sous le tapis, le monde officiel s’est fait rouler dedans… Partir en guerre, c’est autre chose que de gagner la guerre ! en attendant, les batailles font rages et continuent de plus belles.

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