Le grand décrochage, le grand fossé. Recette pour un massacre.  

Un graphique à conserver: le grand décrochage

S’il y a peu de nouvelles technologies profitables , il y a peu de raisons pour un nouvel investissement en capital. On ne peut pas acheter de nouveaux ordinateurs si les nouveaux ordinateurs n’ont pas encore été inventés.

Le résultat est que la soi-disant «surabondance d’épargne» est en réalité une «sécheresse des investissements».

Il y a peu de bons endroits où investir de l’argent.

Donc on achète des contrevaleurs , des titres qui représentent du capital ancien. Leurs prix montent. Surtout si en plus on crée de la monnaie et du crédit qui ne coutent rien.

La politique monétaire n’a aucun effet dans monde réel, l’argent reste dans l’imaginaire que constitue la finance et les marchés financiers. .

Les sociétés – qui ne ratent jamais une bonne affaire lorsqu’elle est facile  – empruntent lourdement à un taux d’intérêt proche de zéro, et en utilisent le produit pour racheter des actions (passage du financement par actions à un financement par emprunt moins cher).

On rachète le capital ancien ou plutot ses contrevaleurs « papier ».

Vous conjuguez l’érosion de la productivité, l’inflation des contrevaleurs du capital, la progression colossale des dettes et l’absence de destruction de ce qui est dépassé et vous obtenez la situation actuelle!

Une réflexion sur “Le grand décrochage, le grand fossé. Recette pour un massacre.  

  1. 1971: Nixon suspend (temporairement !) la corrélation or-$
    1973: 1er choc pétrolier
    1979: second choc pétrolier
    La suite, vous l’exprimez parfaitement à travers vos articles.

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