Billet. La Bourse ne peut plus baisser. La baisse est interdite sachez-le. Une occasion de comprendre ce qui est important!

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage.

Et l’ouvrage consiste à dire que dans le système capitaliste le moteur de l’activité c’est la production de profit et son accumulation sous forme de hausse de la contre-valeur-papier du capital.

Il en découle que le paramêtre central c’est non pas les marges bénéficaires ( le ratio du profit sur le chiffre d’affaires) mais la profitabilité qui est le ratio du profit sur la masse (sans cesse croissante ) de capital engagée. 

Le critère de la gestion, de l’investissement, de l’embauche, de la distribution de revenus, ce critère en dernière analyse c’est ce qui reste: le résidu, le profit.

Le système du capital n’est pas le système de la production pour les besoins, de la production de biens et de services utiles , non c’est le système de la production du résidu final: le profit. Le bénéfice. Les capitaux vont là ou se fait, ou  se produit le bénéfice.

Et finalement c’est bien ainsi, à condition que le système ne devienne pas pervers comme il l’est devenu maintenant…

C’est pour réaliser le profit minimum et de préférence le profit maximum que le capital investit, embauche, distribue des revenus et ensuite … va se faire coter en Bourse. 

Les capitalistes ne s’enrichissent plus en accumulant les profits, non cela c’était avant, dans les temps anciens; les capitalistes font fortune en introduisant en bourse, en vendant des espoirs de profits futurs aux gogos et ils le font  grace aux politiques monétaires conçues pour cela, exactement pour cela.

Les politiques monétaires et financières visent à remplacer l’accumulation réelle du prodit par la capitalisation des espoirs de profits.

Les autorités, aidées par les théoriciens qui sont à leur service, ont trouvé une martingale pour créer du capital, fictif, pour inflater le capital existant, pour, en pratique suppléer au profit insuffisant produit par la vraie actvivité économique productive.

Les autorités ont branché, comme John Law,  une loterie sur le profit réel et comme les joueurs exagèrent toujours leurs chances de gagner au jeu, eh bien « on » réussit à vendre le profit réel , insuffisant, plus cher qu’il ne vaut.

 

La Bourse en tant que machine a surévaluer est devenue l’auxiliaire indispensable de la survie et de la reproduction du capitalisme.

La Bourse a le pouvoir magique de compléter le profit réel par le profit Ponzi c’est à dire de completer le profit endogène à l’activité économique par un profit exogène , par une plus value qui provient de la croissance continue des signes monétaires et du crédit.

Si la bourse n’était pas une machine à surévaluer on s’apercevrait que le profit est insuffisant et qu’il n’ y en a pas assez pour maintenir en vie tout cette masse colossale de capital réel, productif, improductif  ou fictif. 

L’inflation des cours de bourse est organiquement indispensable pour maintenir en vie le système.

La Bourse par sa capacité à surévaluer, par sa dynamique haussière  réalise l’équivalent de la bicyclette qui roule: elle maintient le système en équilbre.

Voila pour quoi elle ne peut plus baisser.

La baisse est interdite sachez le.

Et cela durera tant que ce ne sera pas su, pas connu, tant que cela restera caché, tant les gens n’auront  pas compris  que la baisse est devenue impossible.

Un jour je vous expliquerai la grande mutation de ce capitalisme, je vous expliquerai en quoi il a franchi une étape lorsqu ‘il ne s’est plus contenté de réaliser des profits, de les accumuler et de s’enrichir par ce biais.

Je vous expliquerai que l’on a franchi une étape en mettant en place  ces bourses modernes lesquelles  ont pour fonction objective de permettre , après l’accumulation, la mobilisation du capital et ensuite son inflation  grace au multiplicateur de profit.

Les vraies machines à accumuler ce sont les bourses maintenant. Elles jouissent d’un pouvoir multiplicateur du profit et ainsi, elles  inflatent le capital. Elles capitalisent non seulement des profits réasisés mais aussi des profits comptables, des profits virtuels, des espoirs de profits, des mirages de profit  et en cette  phase bullaire  , surtout  des pertes, comme les pertes des Unicornes à la   Uber,  par millards.

La Bourse est le maillon essentiel de la production du capital, elle a remplacé l’accumulation ancienne arithmétique par la capitalisation géométrique: le multiple cours-bénéfices.

Les profits réels aux USA et en Chine representent 60% des profits globaux. Les profits réesl sont différents des profits aussi bien des profits comptables que des profits recalculés par les analystes ou meme des profits de la comptabilité nationale.

Nous avons publié en fin de semaine dernière un excellent travail sur ce point, vous devriez y aller voir. En fait les profist réels sont en recul depuis 2014! 

Mais même au niveau du marketing financier, on prend consciecne du fait que les profits sont décevants. 

La solution pour éviter l’effondrement de la pyramide ce n’est pas le monétaire, non la seule solution c’est le budgétaire. Seul le budgétaire permet de regonfler les profits car il augemente les chiffres d’affaires sans augmenter les revenus que l’on doit distribuer: les revenus tombent du ciel  des déficits.

 

GDP Corporate Profits from Current Production, Jan 2010 - 2019

Les PMI US

Les révisions du PIB du deuxième trimestre ont été extrêmement faibles. Le BEA a réduit l’estimation d’un peu moins de 800 millions de dollars sur près de 20 billions de dollars (taux annuel corrigé des variations saisonnières).

Le taux de croissance est donc passé de 2,03502% (taux annuel continuellement composé) à 2,01824%.

Le communiqué nous a également donné un premier aperçu des bénéfices des sociétés au deuxième trimestre.

Comme les révisions du PIB, il n’y avait pas grand-chose à faire. Du moins pas lorsqu’on les regarde isolément. Sur l’ensemble de la série, les bénéfices ont augmenté au deuxième trimestre, après avoir diminué au premier trimestre. Le montant différait selon la définition, mais dans l’ensemble, il ne serait pas classé comme un rebond.

En d’autres termes, les bénéfices des entreprises sont restés quasiment inchangés pour le premier semestre de 2019.

Revisions to second quarter GDP were exceedingly small. The BEA reduced the estimate by a little less than $800 million out of nearly $20 trillion (seasonally-adjusted annual rate). The growth rate therefore declined from 2.03502% (continuously compounded annual rate) to 2.01824%.

The release also gave us the first look at second quarter corporate profits. Like the headline GDP revisions, there wasn’t really much to them. At least not when viewed in isolation. Across the series, profits were up in Q2 after being down in Q1. The amount differed depending upon the definition, but overall it wouldn’t be classified as a rebound.

In other words, corporate profits were largely unchanged for the first half of 2019.

4 réflexions sur “Billet. La Bourse ne peut plus baisser. La baisse est interdite sachez-le. Une occasion de comprendre ce qui est important!

  1. @Merci

    J’entends bien votre propos et j’y adhère dans ses grandes lignes et, dans cette colère sous-jacente

    Nous sommes contraints de faire, chacun dans notre domaine de travail, dans notre situation patrimoniale un constat, un bilan et une forme de prospective pour les temps à venir, en fonction de notre âge et de notre situation familiale et géographique. Nous ne pouvons plus nous laisser porter par les mécanismes d’antan, ils semblent être révolus pour les avertis, mais encore d’actualité pour la grande masse.

    Le maitre de ces lieux nous aide grandement à ouvrir notre champ de réflexion, à nous ouvrir les yeux sur les enjeux de demain, à nous questionner , à nous faire un peu de « violence » intellectuelle et nous extirper d’une paresse , d’un portage traditionnel comme nos anciens ont connu

    En lisant ici , billet, humeur ou édito, nous devenons plus responsables car nous avons accès à une information décryptée, décortiquée et, souvent des mots, des explications , des analyses éclairent ou explicitent nos ressentis , ce que personnellement je ne pourrai pas faire ni comprendre si je n’avais pas accès à ce blog. Il est un lien entre ce ressenti et le décryptage de la réalité que nous traversons, tout en conservant un esprit critique

    Passé ces longs temps de lecture, de compréhension, il devient nécessaire de passer à l’acte et d’orienter ses actifs vers ses propres convictions, ‘ d’agir aujourd’hui avec les yeux de demain’ comme le dit M BERTEZ, sauf erreur de ma part…

    Et c’est là que le plus dur commence : agir, oui agir dans un monde en apesanteur qui peut être ramené à la réalité par tant d’événements inconnus et exogènes, dans un calendrier tout aussi inconnu.

    Des choix cruciaux, engageants pour le long terme, mais des choix réels, effectifs et actés, pris en pleine conscience et mure réflexion.

    L’apesanteur actuelle requiert notre gravité.

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  2. @vincent

    … »le gain vain de tout travail et sueur »…

    C’est encore plus monstrueux que ça !

    Car dans le fond, ILS assassinent le vrai travail, les efforts et l’héritage de nos anciens qui ont forgé, défendu nos concepts civilisationnels tout en condamnant les populations actuelles, seules à pouvoir relever les défis, et le pompon du pompon, à sacrifier les générations futurs en les endettant sur plusieurs siècles ! Bravo, des champions de la faillite, comme si l’histoire ne servait à rien…

    Chaque commémoration devient alors une insulte, un hymne de la foutaise à la gloire de leurs indécences. Car, ILS en sont fiers, les bougres, pendant qu’ILS essaient de gagner à perdre notre temps.

    Les intérêts négatifs ouvrent de nouveaux horizons, choisissez bien votre crèmerie et demandez des stock-options, sinon votre salaire sur compte obligatoire va fondre comme neige au soleil…

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  3. il n’est ici que question superficielle et légère de Mathématiques de base, que du jeu de ratio numérateur / dénominateur

    comme il en est des taux négatifs d’emprunts d’états pariant vraisemblablement sur les prochains QE pour forcer les BC à acheter davantage et à couvrir les acheteurs de leurs récentes acquisitions…sinon quel intérêt à prendre de tels risques, du pur casino s’il en est …absurde mais bien réel à cette heure… du jeu à la marge , bien vu pour ceux qui parient sur la faiblesse de leurs contreparties prochaines …

    il ne s’agit plus d’investir mais de jouer, de parier, de forcer, contraindre avec souvent des capitaux de tiers, de ceux en gestion, on gagne à la marge, on prend sa commission de gestion de fonds, de profits , et on laisse la patate au chaude au suivant, en dernier recours la BC, les Etats n’ont plus la crédibilité depuis 2011-12 sinon pourquoi leur prêter à taux moindre alors qu’on voulait les pendre il y a 8 ans et que les Etats ne se sont pas réformés depuis , que la croissance européenne faiblit …

    tout cela , c’est du vent, de la foutaise, du jeu entre soi, de la cupidité poussée à son apogée, du vice intellectuel, du vice de forme qui comble un vide juridique et moral, du théâtre de guignols financiers, le gain vain de tout travail et sueur, l apothéose du jeu de dupes, on touche du doigt le paradis des prétentieux, des intouchables, des hors sols, on vient de créer l’apesanteur sur terre….

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