LES VRAIES ORIGINES DE LA CRISE: les mystères de la liquidité.

Avertissement:
Depuis Kant on sait que les notions de cause et de causalité doivent être maniées avec précaution. Ce serait une notion projetée par notre esprit sur le chaos du réel pour lui conférer intelligibilité.
Pourquoi pas? A condition de bien s’en servir car si il est vrai que la notion de causalité doit être soumise à l’analyse critique, il n’en est pas moins tout aussi vrai qu’elle est utile. En particulier pour le bon sens et le sens commun.
La causalité est au centre des jeux de pouvoir , en particulier elle resurgit dans nos systèmes sous le masque des questions de   fake news et de conspirationnisme;  car que sont en dernière analyse les fake news, les analyses conspis et les analyses anti- conspis si ce n’est un combat pour détruire ou truquer ou imposer des causalités à l’opinion publique. Pensez par exemple au débat qui vient de se rouvrir sur le soi disant (?) incendie qui a détruit la tour numéro 7 ; c’est typiquement un débat sur la cause, sur la causalité.
Pour un même phénomène il y a plusieurs types de causes et Aristote vient à point nous le rappeler des disctinctions comme la « cause proche » et la « cause lointaine ». 
Dont acte.
J’ai tendance à dire que la notion, le concept de cause est utile… en fonction de son utilité. L’intelligence est une panoplie, une toolkit et on choisit, en fonction des probêmes à traiter le type de scalpel avec lequel on veut opérer pour comprendre et transformer le réel..
L’intelligence utilise des concepts qui sont autant de scalpels pour mettre du sens  dans le réel.
Si je suis menuisier je n’ai pas le même concept de « matière » que le physicien! 
Si je suis Macron, mes objectifs n’étant pas le bien général, mais le bien d’une classe particulière,  je n’utilise pas le même système de causalité que Bertez qui lui est desinteressé.
Mais ceci ne nous empêche pas de creuser toujours plus profond et de mettre à jour, grâce aux progrès de la connaissance, ce qui est caché, enfoui et qui joue un rôle dans les phenomènes.
La liquidité, les liquidités font partie des zones obscures, des trous noirs de la connaissance.
Cette opacité et cette complexité donnent les pleins pouvoirs aux charlatans , aux illusionnistes que sont les banquiers centraux. Ils ne tirent leur pouvoir que de votre ignorance. Hélas eux aussi sont ignorants de ces mystères qu’ils prétendent conduire.
Il faudrait pourtant se consacrer à l’étude de ce que l’on désigne sous le nom de liquidité;  revoir toute l’épistémologie, tous les modèles et, à mon sens  y attacher une importance extrême. Il est granb temps, il est même déja trop tard. 
Ci dessous donc on parle d’un aspect de la crise, d’un aspcect de la question de la liquidité et des liquidités.
Nous sommes dans le développement inégal: la réalité a progressé bien plus vite que nos connaissances.
Et cela fait problème.
Le problème ne sera résolu que lors ou après la prochaine grande crise.
rédigé par 
Bruno Bertez
18 septembre 2019

En toute discrétion, la Fed a injecté des liquidités en urgence dans le système financier ce mardi. Cela attire l’attention sur un phénomène fondamental mais mal compris.

Une crise ne peut venir de ce que l’on connaît ; c’est le surgissement de l’inconnu.

La crise a pour origine la prétention que l’on connaît, que l’on maîtrise – donc la crise a toujours pour origine à la fois une certitude et une ignorance. Plus on est prétentieux, comme Ben Bernanke, plus on produit les circonstances de la crise.

Nous disons souvent que c’est la rupture d’un invariant, ce qui est une autre façon de le formuler.

Le grand mythe — mais il y en a d’autres –, c’est le mythe selon lequel on peut traiter tous les problèmes par « l’injection de liquidités ». En noyant.

L’ennui, c’est que la liquidité la plus importante, ce n’est pas la liquidité domestique, la liquidité que les banquiers centraux croient maîtriser.

Non, la liquidité la plus importante, c’est celle qu’ils ignorent, ne mesurent pas, c’est celle qui est produite par l’utilisation de la capacité bilancielle des grandes banques, par l’inconscient du système mondial ; elle leur échappe. C’est la liquidité en « dollars » hors des Etats-Unis.

Cette liquidité, c’est le grand mystère, c’est le trou noir de nos ignorances.

La liquidité globale en « dollars », une question centrale que le consensus et l’establishment occultent !

Une monnaie morte qui n’assure pas ses fonctions de base

Jeffrey Snider, directeur de la recherche monde au sein du fonds Alhambra Partners, est un des rares observateurs à se focaliser sur la liquidité internationale en « dollars », c’est-à-dire en dollars extérieurs aux Etats-Unis.

Pour lui, l’aspect le plus important d’une monnaie de réserve, c’est cette fonction d’intermédiaire des échanges. D’assurer la fluidité. Il considère, à juste titre selon nous, que le « dollar » est l’oxygène, le catalyseur des échanges internationaux ; c’est sa raréfaction qui est l’une des causes du ralentissement économique observé depuis la mi-2018.

Nous intégrons les idées de Snider dans nos analyses, même si elles ne sont pas fondées sur les mêmes bases.

Nous pensons, comme Snider, que la politique monétaire non-conventionnelle ne crée pas de la vraie monnaie, que c’est une monnaie Canada Dry, morte, qui n’a pas les fonctions monétaires vitales.

Nous rejoignons Snider sur sa critique des autorités monétaires, sur le pessimisme sur la Chine, sur l’importance centrale de la capacité bilancielle des grandes banques, sur l’importance des dérivés et du maintien du risk-on pour la fluidité monétaire globale etc.

Snider attache une très grande importance à ce qui se passe sur les collatéraux, car ce sont les collatéraux qui permettent, par leur mise en garantie, d’obtenir des liquidités en dollars.

Snider analyse la crise de 2007 non pas comme une crise des subprime – laquelle n’a été qu’un prétexte ou une cause proche –, mais comme une crise du système de refinancement en eurodollars : les tuyaux se sont bouchés.

Le déclin chinois vient du manque, chronique maintenant, de « dollars » pour le système chinois.

Ce qui reste difficile à comprendre et donc à expliquer, c’est la chaîne de transmission organique des effets de la raréfaction du « dollar » dans le monde global. Mais cela progresse.

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