Qui commande?

Je tiens à ajouter quelques précisions à ce petit texte qui ne constitue qu’un éclairage partiel sur mes réflexions.
Ce que j’écris est un tout qui se complète au fil du temps et surtout au fil de l’actualité.
C’est un choix de  démarche journalistitique. Ce que je sais faire, ayant été patron de plusieurs journaux.
Malgré  les sollicitations je refuse d’écrire un ou des livres car si j’acceptais, la demarche serait statique et je serai obligé de projeter une Idée pour donner cohérence et unité à l’ouvrage.
Or ce que je souhaite c’est être utile. C’est  aider à comprendre, à la lueur d’une expérience, d’une connaissance de l’histoire et d’un bagage théorique.
Je cherche à découvrir ce qu’il y a sous l’actualité  chaotique, kaléidoscopique, fragmentée,  éclatée que l’on nous impose. Je cherche les inter-relations, les causalités, les articulations objectives sous le fatras des nouvelles.
Je prétends que le Pouvoir des dominants, des maîtres, s’exerce par la dissimulation, le trucage, l’enfouissement des articulations entre les évènements: en clair on connaît tout, ou presque, tout est public mais ce que l’on cache c’est le plus important: c’est  le sens, les raisons d’être de ce qui apparaît.
J’ai eu plusieurs maitres en philospohie , de différentes écoles de penése, des dualistes, des monistes, mais ici ce que je retiens c’est ce que me disait Castex, un marxiste, il disait « la lecture de la presse, c’est la prière matérialiste  du matin ». 
Mon travail, c’est une tentative d’interprétation, d’herméneutique qui vise à faire remonter du bas vers le haut, du concret vers l’abstrait.
Je cherche le non-su, le non-dit, le caché, l’inconscient du système. Ce qui fait qu’il est agi comme on dit que les hommes sont agis par leur inconscient en psychanalyse,  et qui fait que leur conscient n’est qu’un leurre socialement acceptable.
Je prétends que « là ou cela parle dans le système, cela ne sait pas« , y compris chez ceux qui croient commander et diriger. Ils ne savent pas ce qu’ils font. Les maitres sont des pantins  encore plus fous et aliénés que ceux qu’ils croient dominer.
Ma démarche part non pas de la théorie ou de l’idéologie, elle procède ce que l’on observe à savoir: l’actualité qui, jour après jour se tisse en une défense du système, de l’ordre pour se reproduire et dépasser ses contradictions
je choisis la théorie qui me  semble adaptée au décodage d’une situation qui se présente. Une théorie  est un outil, un scalpel pour opérer le réel. Une théorie, cela se prend  et puis cela se jette lorsque c’est dépassé. L’essentiel est de tenter, d’essayer de penser juste. Juste non pas au sens moral mais au sens logique.
Certains affirment que la France n’est pas maitresse de son destin, que la souveraineté est un leurre, que la démocratie est devenue purement formelle en raison de l’insertion frauduleuse et tyrannique dans la Construction Européenne , ils ont raison.
Ils ont raison mais c’est une vérité d’étape, une vérité partielle car la Construction Européenne s’inscrit dans un ensemble plus vaste qui détermine et impose cette construction dans sa forme et dans son fond . L’Europe ne choisit pas plus son destin que la France, elle est un des éléments du système dont le Centre est encore les Etats Unis et  dont nous ne sommes qu’une Périphérie.
Avec d’un coté ses contradictions internes et de l’autres ses antagonismes externes.
Rédigé par 
Bruno Bertez
6 novembre 2019

Le gouvernement français s’agite et se hausse du col… mais son impuissance est manifeste, face aux forces mondiales actuelles.

Les médias passent complétement à côté du débat qui fait rage au sein de la Banque centrale européenne (BCE) à l’occasion du départ de Mario Draghi et de son remplacement par Christine Lagarde.

J’ai même le triste sentiment que tout cela passe au-dessus de la tête du gouvernement d’une part et de l’opposition d’autre part.

S’agissant des choses importantes, c’est le chien crevé au fil de l’eau : nous n’avons aucun pouvoir ou même velléité d’en exercer un.

Silence, nous, nous faisons joujou avec le voile !

Pourtant, ce qui se passe à la BCE est bien plus important que les mesurettes contenues dans le budget.

La banque centrale, comme je le dis souvent, déplace des centaines de milliards tandis qu’Emmanuel Macron et son gouvernement n’ont à leur disposition que des petits hochets de quelques milliards qu’ils agitent pour amuser la galerie et faire croire qu’ils ont du pouvoir.

Ils n’en ont aucun. La réalité leur échappe ; elle est influencée par Donald Trump, la Fed, la Banque centrale de Chine, la BCE…

Les dés sont jetés

Les zozos gouvernementaux sont des marionnettes dont les ficelles sont tirées ailleurs. Ils jouent le rôle de faire-semblant, de tenant-lieux.

Ce qui commande, c’est le cycle en cours, l’état du monde avec la crise d’excès de capital, la crise de l’excès de dettes, l’insuffisance de profit, la fragilité des marchés, la menace de déstabilisation financière, etc.

Les dés sont jetés – et, hélas, ils sont jetés par d’autres.

La France n’a aucun pouvoir sur son destin. Tout ce qu’elle peut faire, c’est fuir – dans l’imaginaire, dans l’illusion qu’elle compte…

A court terme, la balle est dans le camp des pays du nord de l’Europe. Ils sont pressés de toutes parts pour faire un geste keynésien – lequel consisterait à augmenter les dépenses en sacrifiant l’orthodoxie budgétaire. Comme si cela pouvait faire autre chose que fournir un petit dopage passager. On se raccroche à une illusion, une de plus…

Il faudrait que les stimulations atteignent des chiffres colossaux pour avoir une influence sur le cycle en cours !

[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.]

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