Une synthèse sur les banques que vous devez lire . Vous êtes exposés.

Euro Finance Week, la Semaine Financière de Francfort commence aujourd’hui.

La nouvelle présidente de la BCE, Lagarde, y prononcera son premier discours public .

La situation des banques européennes est dramatique si on en juge par le niveau dérisoire de leur valeur boursière.

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La capitalisation boursière totale des grandes banques européennes est inférieure à celle de la seule JP Morgan américaine.

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Les Allemands ont tendance à imputer cette situation à la politique de taux d’intérêt négatifs de la BCE et de Draghi. Les marges sur taux sont dérisoires et la rentabilité est faible sinon négative. Les constitutions de réserves sont bien entendu impossibles dans ces conditions. La distribution de dividendes reste un impératif pour éviter les prises de conscience qui conduiraient à des risques de « run » sur les  dépôts.

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Ci dessous les capitaux propres tangibles comparés enrte banques US et banques euros.

Les valeurs boursières des banques étant basses, les augmentations de fonds propres sont impossibles, alors que le recours au leverage reste intensif sinon colossal .

C’est un cercle vicieux d’affaiblissement et de fragilisation: les banques européennes sont surexposées.

Leurs dépôts et ressources stables sont insuffisants pour soutenir leur bilan, le recours au refinancement de gros est impêratif. La dépendance à l’égard du refinancement en eurodollars, en « dollars » n’arrange rien.

On sait que le système bancaire européen n’a été sauvé que de justesse par les swaps de dollars accordés par la Fed américaine lors de la grande crise.

Tout ceci m’a fait écrire que les banques européennes n’étaient pas maitresses de leur destin et que politiquement l’Europe est en état de dépendance puisque d’une pichenette ses banques peuvent être mises à terre.

Il suffirait de quelques articles bien sentis et bien documentés du Wall Street Journal ou pire du Financial Times pour rabattre leur caquet aux Européens: ils n’ont ni la solidité ni les moyens de leur indépendance faute d’avoir songé à cet aspect des relations internationales avant: on était trop attiré, fasciné par les profits alléchants du recyclage des déficits américains nest ce pas !

Les banques européennes ont des business modèles délirants et ce n’est pas la fermeture des guichets et les lienciements demandés par Draghi qui y changeront grand chose. Il y a sur-bancarisation certes, mais c’est secondaire par rapport au business modèles inadéquats.

Taille des bilans en proportion des GDP:

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L’imbécillité sans nom de la réglementation qui prévoit le mode de résolution des crises et des failltes bancaires par spoliation des déposants est un sommum, puisque d’une part elle rend les déposants quasi actionnaires des banques alors qu’ils n’ont aucun pouvoir de gestion ou de contrôle, mais que d ‘autre part elle prévoit une  garantie des dépôts à 100 000 euros dont tout le monde sait qu’elle est concrètement bidon.

L’existence de cette clause qui permet aux autorités de confisquer l’argent des déposants fait qu’en cas de rumeurs plus fondées que d’autres, les « runs » seront puissants et irrésistables.

Instaurer cette menace, épée de Damoclès ,  était une incroyable bêtise certainement une idée de Merkel  pour protéger  l’épargne  allemande.

Les banques ont des fonds propres insuffisants, ce n’est pas la faute des déposants, c’est la faute de ceux qui les possèdent.  

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Merkel   n’avait pas prévu que la banque européenne la plus malade  allait être son fleuron, la Deutsche Bank!

Des choix straégiques néfastes:

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La mauvaise gestion stratégique explique en grand partie cette situation; les politiques gouvernementales et administratives expliquent le reste. Et que dire de l’imitation béate des anglo saxons!

Les banques euros ont les yeux plus gros que le ventre! Actifs au bilan. 

 

Le lien entre les banques et les gouvernements ne sont  pas coupés donc les citoyens perdront en cas de crise sur les deux tableaux; en tant que déposants et en tant que contribuables.

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 En Prime :

On se reportera à l’excellent travail de Chevallier:

Banquiers US / banksters français, 3° trimestre 2019

Le journal Die Welt est en pointe dans la critique de la BCE.

welt.de/finanzen/artic 

Les élites allemandes perdent patience, elles profitent du départ de Draghi pour lancer l’offensive contre la politique de la BCE. Elle nient le danger de déflation et le bsoin de politique non conventionnelle.

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Banquiers US / banksters français, 3° trimestre 2019

 

 

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