Le japon, un exemple repoussoir

Le japon, 10 ans de politique monétaire non conventionnelle, 30 ans de stimulation, sert de modèle à la BCE: voici le résulat de ses tentatives de reflation!

Avis aux amteurs!

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Lisons l’excellent Daniel Lacalle.

Un article récent du Financial Times, «Abenomics fournit une leçon pour le monde riche», considérait  que l’expérience lancée par le Premier ministre Shinzo Abe au début des années 2010 devrait constituer un avertissement important pour les pays riches.

Malheureusement, les «leçons» de cet article sont  plutôt décevantes. Il suggère principalement que les banques centrales peuvent  faire beaucoup plus que la BCE et la Fed ne font , et que le Japon ne  fait pas si mal.

Je ne suis pas d’accord.

L’échec d’Abenomics a été phénoménal. Le bilan de la banque centrale du Japon a explosé, représentant plus de 100% du PIB du pays. La banque centrale détient près de 70% des ETF du pays et figure parmi les 10 premiers actionnaires de la majorité des plus grandes entreprises du Nikkei.

La dette publique par rapport au PIB a atteint 236% et, malgré un coût de la dette exceptionnellment bas , le gouvernement dépense près de 22% du budget en charge  d’intérêt.

Tout cela pour réaliser quoi?

Aucun des résultats escomptés de l’expérience monétaire massive, baptisée QQE (Assouplissement quantitatif et qualitatif) de manière inventive, n’a été atteint, même de loin.

Les salaires réels stagnent depuis des années et l’activité économique reste aussi faible qu’au cours des deux décennies précédentes de relance constante.

Les principales leçons que les économies mondiales devraient tirer du Japon sont les suivantes:

Aucun pays ne peut compenser le problème de la démographie et de la productivité par une dette plus élevée et une création  monétaire. Cela ne fait que donner « des coups de pied dans la légendaire boite »,  mais laisse l’économie plus faible et en stagnation permanente.

Les problèmes de technologie et de productivité ne peuvent être résolus de cette façon, ce qui incite au mal-investissement et aux gaspillages des dépenses gouvernementales.

Il s’agit d’un transfert massif et constant de la richesse des secteurs productifs vers les secteurs non productifs, ce qui rend les secteurs à haute productivité en perte de vitesse et les secteurs de copinage crony  et obsolètes dans un état de zombification.

Faire la même chose sous  des noms différents ne donnera pas un résultat différent.

Un diagnostic erroné entraînera une aggravation des résultats. Lorsque le gouvernement est entouré d’économistes qui lui disent que le problème de l’économie réside dans le fait qu’il y a trop d’épargne, il décide d’augmenter les impôts et il crée un problème plus vaste qui réduit la consommation.

Avec une dette privée à 221% du PIB. Le Japon a de nombreux problèmes, aucun d’entre eux n’est une «surabondance d’épargne».

Si vous négligez  les réformes structurelles, les résultats seront zncore pires.

Le programme QQE était basé sur trois «flèches»: la politique monétaire, les dépenses du gouvernement et les réformes structurelles.

Devinez quelle flèche le gouvernement  a oublié de mettre en œuvre? Exactement. Les réformes structurelles n’ont jamais eu lieu et lorsqu’elles se sont produites, elles se sont traduites par des taxes plus élevées et plus d’interventionnisme, le contraire de ce dont l’économie avait besoin.

La plus grande leçon tirée du Japon n’est pas que la banque centrale puisse acheter des actions et continuer à faire des efforts. La plus grande leçon a tirer de l’exemple du Japon est que la politique monétaire et fiscale n’est pas conçue pour relancer l’économie et améliorer la croissance ou la productivité, mais pour perpétuer les déséquilibres créés par une intervention excessive du gouvernement et transférer le patrimoine des salariés et des épargnants au gouvernement et aux secteurs endettés.

La leçon à tirer du Japon est qu’aucun gouvernement ne peut  faire que deux plus deux, fasse  vingt-deux, mais qu’il il peut prolonger les déséquilibres budgétaires bien plus longtemps que la logique ne l’aurait exigée.

La véritable leçon tirée du Japon est que les planificateurs centraux continueront de préférer nationaliser progressivement l’économie plutot que  d’envisager une réduction modérée de la taille de l’État et de son contrôle sur l’économie.

Le résultat sera l’absence de croissance, une productivité médiocre et un mécontentement croissant, mais la machine bureaucratique sera en sécurité.

 

 

 

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