Les élites ont volé le feu des dieux; la dignité, combien de points retraite?

Je vous demande de lire et relire ce texte de notre ami Guy.

-D’abord je pense que vous y prendrez plaisir.

-Ensuite vous commencerez à entrevoir tout le vice et toute l’hypocrisie de vos gouvernants et de leurs mercenaires du type Piketty

-Enfin vous toucherez du doigt quelque chose de fondamental qui est la notion de marché complet.

Je n’aborde pas de front les notions théoriques   car comme vous le savez je suis journaliste;  ici lorsque je vous parle. Je traite de l’actualité et à partir de l’actualité, je remonte jusqu’à l’intelligibiité. Jusqu’au sens.

Je ne suis pas encore, dans mes analyses qui sont quelquefois des rechercehes , je ne suis pas encore parvenu au stade ou il est efficace de vous parler de tout cela . De tout ce qui suit. Encore que… il eut peut être fallut saisir l’opportunité d’en parler avec les « droits carbone ». Mais je n’ai jamais abordé cette question.

Je vais aborder la question autrement, de façon connexe, par le biais de mon expérience.

Lorsque j’ai participé aux travaux sur la dérégulation en France au temps de Bérégovoy, j’ai été un opposant très vif.

J’ai fait valoir mes  idées à savoir que tout ceci aboutissait à créer un monde financialisé avec comme objectif de compenser l’insuffisance d’épargne, de booster l’investissement, de forcer la croissance par la création non orthodoxe de crédit.

J’ai soutenu que, ceci produisant de la divergence entre le monde réel et le monde du monétaire et du financier, structurellement, par construction le système allait être enclin aux crises.

J’ai fait valoir que le système ainsi conçu était fragile  et que si un jour à force de créer des signes monétaires et quasi monétaires cet univers s’ecroulait par un phénomène de fuite , alors ce serait la catastrophe.

Il m’a été répondu une chose dont je me suis toujours souvenu par une conseillère sherpa de Mitterrand : « il faudra que, plus jamais, l’argent ne sorte. Il faut qu’il n’y ait pas de fuite dans le système » . Ainsi par exemple il ne faut pas que les gens  achetent de l’or physique, qui, lui est rare, non il faut qu’ils achètent de l’or papier .

*Il ne faut plus jamais sortir de l’univers du papier me fut il donc répondu

Il faut que la financialisation ou papierisation gagne tout.

Bref qu’est ce que cela veut dire?

Cela veut dire qu’il faut que la vie  economique et peu à peu toute la vie se cantonne dans le monde imaginaire.

Le monde réel se caractérise par ses limites, ses raretés, sa finitude,  c’est à dire par du fixe; eh bien   il faut qu’il soit remplacé par du variable.

Tout ce qui est fixe doit devenir variable, élastique, bio-dégradable; manipulable  c’est dire que tout ce qui est absolu, invariant doit devenir relatif , …serf.

C’est l’universalisation du modèle de la FIAT monnaie.

Relatif qu’est ce que cela veut dire,

Cela veut dire, réflechisssez , cela veut dire qu’une élite peut l’ajuster selon  selon ses besoins, ses désirs,  elle peut violer les lois objectives et imposer sa subjectivité. Elle peut, en vous enfonçant dans son imaginaire, violer les lois physiques, les lois de la rareté ,  les Lois de la Valeur.

Il n’y a plus de règles en soi, il n’y a plus que l’opinion de ceux qui gouvernent, l’opinion et la gouvernance de ceux qui ont confisqué le Feu, je veux dire le Pouvoir des Dieux.

L’élite  peut transformer les retraites fixes en retraites à points variables à volonté.

Elle peut décréter 2+2= 5!

Les élites par la financialisation, par la  transformation du fixe en variable, par la papierisation, se sont données les moyens d’échapper aux contradictions du système, aux antagonismes , aux raretés , aux limites; mais pour cela elles doivent vous enfoncer , vous submerger dans leur imaginaire.

Le réel dans sa dureté, est votre liberté; le monde des signes, de leurs signes  est votre prison.

Lisez ce texte remarquable de Guy.

 

Mon cher lecteur,
La financiarisation de l’économie est terminée. Il s’agit dorénavant de financiariser la société.
Demandez donc à François Ruffin qui tendit son micro ébahit en 2012 à un économiste de marché qui lui expliqua en 10 minutes pourquoi François Hollande allait être élu, pourquoi il allait renier sa parole et son programme (en particulier sur la loi travail), quelles réformes allaient devoir passer et dans quel ordre, quel que soit le candidat élu. Lui savait bien que l’agenda était dicté par cette fiction que sont les marchés. [1]
Nous sommes au milieu du gué et nous savons qu’il faut réconcilier les signes financiers et les signes sociaux. Il y a nécessité. C’est mathématique au sens des théorèmes de Debreu-Arrow qui ne sont pas les premiers crétins venus, j’y reviens.
Les sphères sociales et financières ne sont pas indépendantes, vous ne pouvez pas administrer l’une et l’autre selon des règles différentes sans créer de l’instabilitéinstabilité croissante depuis les années 1980 et le début de la financiarisation et qui approche le stade terminal.
Voilà tout l’enjeu de la réforme des retraites : la financiarisation du fonctionnement de nos sociétés et cet enjeu vient de loin. Il prend racine au XIXe siècle. Si vous avez compris cela, tout devient plus clair.
Financiarisation ou financialisation, plus anglais et donc plus correct au fond, sont 2 bien mauvais mots. Il n’est pas anodin que nous n’en ayons pas de meilleur. C’est un sujet qui reste dans l’ombre, qui n’est pas suffisamment discuté, ni analysé de manière fondamentale.
C’est ce que je vais tenter de faire aujourd’hui. Excusez-moi par avance si j’ai vu trop grand. Vous me direz. Mais si vous pensez qu’il y a de la valeur dans cette réflexion, partagez-la à votre carnet d’adresses et sur les réseaux grâce aux boutons en haut et en bas de cette lettre. C’est important.
Car en voici une mascarade.

Mascarade de réforme et mascarade de grève.

Paris est devenu le mauvais théâtre peuplé de mauvais acteurs, mal grimés et mal costumés, nous crachant à la figure leur mauvais vers sans que nous puissions nous échapper.
Ma faute, mon cher lecteur, a été de m’y laisser prendre et de ne pas m’y intéresser plus tôt.
Car enfin cette réforme ne sert à rien !
Elle ne résout rien au problème structurel de financement des retraites et encore moins au niveau conjoncturel : Les premiers concernés partiront à la retraite à partir de 2037… Le déluge !
L’âge pivot à 64 ans n’est en rien une révolution. Si seulement il suffisait d’en passer par là…
Et depuis quand les syndicats et politiques s’intéressent à de si longues échéances ? Pourquoi prendre tant de risques pour une réforme qui ne change rien à l’équilibre financier structurel et qui risque bien d’être démantelée 10 fois d’ici 2 037.
Ces gens seraient-ils en train de mettre la France à feu et à sang pour rien ?
Cette réforme n’est même pas un cadeau du président des riches…

Les hauts salaires ne bénéficient plus de la solidarité nationale

En excluant les cotisations (et donc l’octroi des fameux points) au-delà de 10 000 € de salaire mensuel, les plus riches vont devoir se tourner vers des systèmes de capitalisation au moment où les marchés sont au plus haut et les perspectives à long terme désastreuses. Cette mesure tant décriée par Thomas Piketti, resté englué au XIXe siècle, revient en fait à sortir les riches des bénéficiaires de la solidarité nationale.
Cette réforme ne satisfait donc pas les sponsors apparents (à la différence de la fin de l’ISF, du bouclier fiscal de Sarkozy ou de la réforme de Juppé en 95).
Elle ne contribue pas à l’équilibre financier. Au lieu de s’attaquer au taux de remplacement, il faudra s’attaquer à la règle d’or de la valeur du point, le vocabulaire change, pas le fond.
Il est dorénavant acquis qu’elle n’apportera aucune popularité au gouvernement (malgré quelques espoirs déçus).
Ces gens seraient-ils désintéressés et habités de justice sociale ? Certainement pas vous dirait notre Piketti radiodiffusé national et distributeur officiel de l’appellation « justice sociale » en France.
Vous comprenez, nous dit Piketti, justement et fort mal d’ailleurs : avec ce régime de retraite dit « universel » on fait cotiser un cadre autant qu’un ouvrier alors qu’ un cadre a une espérance de vie bien supérieureIl touchera sa retraite 10 ans de plus que l’ouvrier… Ils auront pourtant cotisé au même taux… C’est injuste !
Monsieur Piketti a raison de soulever ce point. C’est injuste et je dirais même plus, c’est socialement injuste.

Ce principe faisandé de la justice sociale

Mais alors il devrait également faire davantage cotiser les femmes qui vivent plus longtemps que les hommes ainsi que les parisiens qui vivent 3 ans de plus que les habitants du Pas-de-Calais.
Ah, il faut aussi faire payer plus ceux qui habitent en maison, ils vivent plus longtemps. En revanche nous pourrions appliquer une décote aux fumeurs, aux alcooliques, aux obèses et aux sportifs de haut niveau… Tous ces drogués cassent leur pipe avant, ainsi que les gauchers, les grands, les nains et les handicapés, ces inadaptés.
En toute équité, nous devrions ventiler les cotisations selon les antécédents familiaux et un séquençage ADN.
Je continue ?
Le principe d’une retraite universelle juste selon le gouvernement et tous les Piketti, faux adversaires et vrais alliés sémantiques, est qu’elle intègre supposément tous les cas.
Mais leur définition de la justice est conceptuellement et historiquement fausse :
  • Cette réforme est conceptuellement injuste parce que vous ne pouvez jamais équilibrer le système selon tous les critères d’âge, de sexe, de richesse, d’origine, de travail, de contribution… etc. etc.
  • Cette réforme est historiquement injuste parce que l’étude de l’histoire nous montre que la justice ne réside pas dans les règles, discutables à l’infini mais dans l’acte politique de les édicter, les partager et les accepter librement : ce n’est pas la règle qui est juste ou injuste c’est l’acte politique de son élaboration et de son application.
Pourtant, déjà l’on réfléchit à l’intégration de la pénibilité, des indépendants, de ces « aidants » qui mettent leur carrière entre parenthèses pour s’occuper d’un proche, des mères qui élèvent leurs enfants, des professeurs qui sont « sacralisés »Le rapport Delevoye est déjà truffé de strates de complexités en formation au nom de cette justice sociale déjà faisandée.
Ils vous disent que le nouveau système sera plus simple et plus juste… EN MÊME TEMPS, selon l’examen compassé du bon docteur Diafoirus.
Mais le système ne sera pas plus simple, c’est une usine à gaz en construction, édifice sans architecte qui s’apprête à empiler les revendications des uns et des autres comme autant de briques montées en tas.
Et le système ne sera certainement pas plus juste, car la pseudo-simplification n’est qu’ un transfert de complexité hors de la vue des cotisantsComptez vos points et si cela ne vous plaît pas, tant pis pour vous, c’est pareil pour tout le monde. On cache les rouages pour mieux les manipuler. Avec moins d’information et moins de choix (c’est dans le mot universel) le système ne risque vraiment pas d’être plus juste.
Au contraire, au lieu de nous rassembler volontairement, dans un acte politique de refondation, pour prévoir l’avenir ensemble, au lieu de faire corps, cette réforme va faire de nos retraites un véritable champ de bataille pour 20 ans où les intérêts corporatistes et communautaristes vont s’affronter dans une chasse aux points mortelle, en vue de la captation d’une ressource en pénurie structurelle : car après tout, les retraites ne sont toujours pas financées.
Non, vraiment, il n’y a aucune justice sociale ni d’aucune sorte derrière cette réforme.
Ce qu’il y a, personne n’en parle, et c’est une grosse dose d’idéologie depuis longtemps obsolète.

La quête destructrice du marché complet

Je vous parlais au début de cette lettre des théorèmes de Debreu-Arrow.
Ces deux théorèmes de l’économie et du bien-être, établis entre les années 1930 et 1950 sont la fondation du modèle néoclassique qui lui-même sous tend toute notre organisation économique, ébauchée par les travaux révolutionnaires de Léon Walras au XIXe siècle.
Ces travaux mathématiques complexes ont pour ambition d’élaborer un équilibre général.
Un équilibre général est la meilleure manière d’allouer les ressources au sein d’une société dans le cadre d’une économie marchande.
Il se trouve que dans ce contexte, la meilleure manière d’allouer les ressources est un optimum de Paretoc’est-à-dire une allocation où personne ne peut améliorer son allocation personnelle sans diminuer celle d’un ou plusieurs autres.
Et ce que disent Arrow et Debreu, avec preuve mathématique à l’appui, c’est que cet équilibre existe sous certaines conditions et c’est un régime décentralisé de concurrence pure et parfaite.
Sous certaines conditions, le libéralisme pur et parfait serait la meilleure manière d’allouer les ressources entre les membres d’une société donnée.
Parmi ces conditions, il y a celle du marché completle marché complet est un marché où chaque ressource rare est considérée comme un actif et dispose d’un prix de marché.

La condition du libéralisme, c’est de donner un prix à absolument tout.

Par exemple : une usine achète du bois pour en faire des chaises.
Si elle produit trop de chaises, la valeur de celles-ci baissera et l’entreprise aura intérêt à fabriquer moins de chaises. Le système tendra donc vers l’équilibre et inversement si ce sont les prix du bois qui montent.
Le système en revanche ne prend pas en compte la pollution de l’air par l’usine.
L’air n’est pas considéré comme un actif rare et l’usine rejette d’immenses quantités de CO2… Le système est alors incomplet et l’usine fera une mauvaise allocation entre le nombre de chaises à produire et la qualité de l’air nécessaires à notre bien-être voire tout simplement à notre survie.
On parle alors d’une sous-optimalité contrainte et il suffit qu’une toute petite ressource soit oubliée pour que le système libéral devienne gravement sous-optimal, de nature à mettre en danger l’existence même de nos sociétés.
D’où les quotas carbone.
Toutes, absolument toutes les ressources rares doivent être considérées comme des actifs, avec un prix et une valeur d’échange librement et parfaitement établie par le marché, y compris l’air (quotas carbone), l’accès aux routes (péages urbains), au travail, à la monnaie, à la terre…
Ce cadre idéologiquecondamne par avance la fameuse règle d’or de la valeur du point, c’est une fiction intenable et ils savent très bien qu’ils ne la tiendront jamais.
Notez que pour l’État et ses thuriféraires, cela a beaucoup d’avantages car tout ce qui a un prix est taxable et se retrouve alors contrôlable par l’État… Hum l’opposition entre libéraux et étatistes devient tout d’un coup beaucoup moins nette et les antagonismes de façade tombent derrière les objectifs réels communs.
Ainsi, en passant d’un calcul par trimestres à de simples points, le gouvernement peut alors proposer des points aux « aidants familiaux », aux indépendants, aux parents…
Avec cette réforme, toute activité contrainte pouvant s’apparenter à du travail salarié (le soin d’un malade, l’éducation d’un enfant…) devient un actif avec son prix et sa valeur d’échange.
Le covoiturage, les petits travaux entre voisins, la garde d’un enfant ou d’un chien, le partage d’un plat familial, une course… Absolument toutes les activités humaines, tous les gestes du quotidien se retrouvent avec leur application qui leur donne une valeur d’échange.
C’est la titrisation de la société, l’étiquette sur toute chose, toute activité, tout service…
Alors, la dignité, combien de points retraite ?

Le problème

En 1954, quand paraissent les théorèmes de Debreu-Arrow, on peut éventuellement rêver tendre vers une telle société d’allocation parfaite de toutes les ressources selon les lois du marché et de la concurrence pure et parfaite.
Mais il a été montré depuis que non seulement, un marché un tant soit peu incomplet pouvait se trouver gravement sous-optimal et surtout que tendre vers un marché optimal ne faisait pas nécessairement tendre vers une allocation optimale des ressources.
Il n’est même pas souhaitable de chercher à tendre vers un marché complet, où tout a un prix et il y a un prix pour tout. Les raisons sont complexes, elles ont lointainement à voir avec les théories du chaos, les fractales et ce que l’on appelle désormais des cygnes noirs.

Le marché complet le plus abouti est le plus dysfonctionnel de tous

Plus simplement, il suffit de regarder l’exemple le plus abouti de marché complet : les marchés boursiers.
  • L’information y circule presque parfaitement et instantanément de manière décentralisée,

 

  • les échanges se font sur le même modèle, presque gratuitement et instantanément,

 

  • on y donne des prix à absolument tout, on assure tout, même la peur

 

Et pourtant les marchés boursiers sont une catastrophe ambulante ultra dysfonctionnelle. Ils se sont effondrés en 2001, encore en 2008 et sont depuis sous perfusion des banques centrales : non vraiment l’allocation des ressources via les marchés financiers et incroyablement sous-optimal.

De manière encore plus simple et évidente, ces belles théories s’effondrent car elles omettent une chose, une toute petite chose.

La négation de l’arbitraire, la décadence de la civilisation

Et cette chose c’est l’arbitraire, l’ arbitraire, celui des événements, l’arbitraire de la fortune, l’arbitraire des sentiments, y compris de celui que l’on nomme amour ou charité, l’arbitraire du don mais aussi de la colère ou de la haine.
Nous ne cherchons pas à optimiser notre allocation de ressources rares, nous cherchons simplement, modestement, à être heureux, quand nous le pouvons et surtout quand nous ne nous y attendons pas.
Certes, le confort matériel contribue à notre bonheurmais il lui est secondaire.
L’arbitraire, c’est la matière noire de nos sociétés que nous ne voyons pas mais les composons pourtant à 98 %.
Avec cette réforme comme avec toutes les autres, ce gouvernement, comme tous les autres, mais celui-ci encore un peu mieux, entend se substituer à l’arbitraire du monde et de la vieà la manière de sorciers et de prêtres païens, sans même la pompe et la théâtralité.
Mais ils n’enlèvent rien à l’arbitraire, ils sont ces sorciers qui prétendent faire pleuvoir dans le désert, ces commissaires du peuple qui prétendent porteur de la richesse dont ils vous ont d’abord dépouillée, ces grands prêtres qui dialoguent avec les dieux et les éléments.
Ces gens sont la décadence de la civilisation et cette réforme, en ne s’attaquant pas aux questions pratiques mais au soubassement idéologique nous condamne à leur exploration, à leur découverte collective où à l’échec. 
Partagez cette lettre.
À votre bonne fortune,
Guy de La Fortelle
Notes :
Cet article a été en bonne partie inspiré par cette conférence remarquable de l’économiste Gaël Giraud : https://www.youtube.com/watch?v=L2JR-r7Elds
[1] L’interview de François Ruffin de 2012 : https://www.youtube.com/watch?v=MLK95_p8zI0
     

4 réflexions sur “Les élites ont volé le feu des dieux; la dignité, combien de points retraite?

  1. Bonsoir M BERTHEZ

    Je souhaiterai partager avec vous quelques idées qui je pense sincèrement vous permettront de faire un lien entre cet article et votre crédo sur le fait que notre avenir c’est la chine totalitaire. Je m’explique si je me souviens bien de mes cours d »économie d’il y a plus de 30 ans ce qui il y a de paradoxale dans l’équilibre général à la léon walras c’est que la concurrence pure et parfaite n’est possible qu’à la condition suivante selon le théorème d’impossibilité d’arrow debreu : que l’ensemble des fonctions d’utilité aient la même forme exactement que celle d ‘un seul agent ….dis autrement obtenir un équilibre de pareto avec une infinité de consommateurs et de produits n’est possible que si ces consommateurs partagent les mêmes goùts en tout point. On arrive donc au paradoxe apparent suivant : la concurrence pure et parfaite ne peut conduire à un optimum de pareto que s’il y a un dictateur qui impose ses goûts ses préférences ! ainsi le paradoxe va aussi beaucoup plus loin si l’on raisonne en matière informationnelle..il ne peut y avoir équilibre général qu’avec un bureau du plan…..rien que ça…….Notez que ce type de modéles c’est le même genre de robinsonade dont sont friands les économistes connivents qui veulent soigneusement cacher ces résultats aux publics….leur modèles ne sont que des constructions mathématiques sans rapports avec le réel ; volontairement partir d’une robinsonade avec un individu qui optimise son utilité permet d’éliminer les classes sociales et donc élimine les rapports de force à la base du capital …..mais même lorsque l’on accepte de jouer avec leurs hypothèses de départs leurs modèles prouvent l’inverse de ce qu’ils pronent…un marché libre est sous optimale…….bref …..la ou cela devient rigolo si je veux ne pas pleurer de rire de peur de pleurer de chagrin c’est quand je me souviens que la BCE utilise des modèles dit d »équilibre général calculé cad des simulations…avec par construction un agent représentatif……Bref je ne sais si ils croient réellement à toutes leurs robinsonnades mais le fait est qu’ils continuent à faire comme si. Or la réalité selon moi semble dominée par ce qu’ils refusent de nommer les classes sociales et la dynamique tendancielle à la baisse du taux de profit global tel que vu par les classiques.
    Je pourrai aller encore plus loin et faire un lien entre les hypothèse structurant les modèles de croissances intégrant la pollution et les ressources épuisables selon les différentes chapelles de l’économie et les résultats qui en découlent qui selon les cas concluent soit a un état stationnaire une décroissance, ou au contraire un développement durable, une transition écologique qui m’ont tellement frappées que j’en ai changé de carrière pour abandonner l’enseignement et la recherche en économie pour aller vers du plus concret du moins biaisé, du moins « théologique ».. du moins attrape -gogo au service des puissants….
    en tout cas je vous remercie de votre travail admirable pour nous aider tous à nous réaliser en tant qu’Homme et Femme et non en tant que consommateurs…..

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  2. On touche du doigt la catastrophe des taux négatifs.Les taux négatifs sont la négation de l’épargne.La retraite c’est une épargne pour le futur.Que le système soit pas répartition ou capitalisation,le meme problème se pose:en France,les caisses de retraites ont indument fait 150 milliards de provisions qu’il faut bien placer.
    Finalement tout ceci peut nous rendre optimiste:Macron s’est tiré une grosse balle dans le pied et Delevoye va exacerber le problème sans espoir de retour.
    L’illusion d’une nouvelle classe politique autour de LREM a fait pschitt!Une pensée pour tous les arrivistes qui s’étaient recyclés autour de Macron et qui vont devoir maintenant cacher leur appartenance politique.

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