Les dépêches samedi 28 décembre; une année exceptionnelle pour des bénéfices médiocres mais …

La Bourse a fortement progressé alors que les bénéfices des sociétés ont stagné en apparence mais ont chuté en réalité. Ce n’est pas un paradoxe:  c’est parce que l’on s’acheminait vers une récession que les banques centrales sont une nouvelle fois rouvert les vannes du crédit et du printing. La spéculation a bien appris sa leçon et dès les premiers signes, elle s’est engouffrée.

La dernière fois que l’on rouvert les vannes en 2016, l’euphorie a duré moins de 18 mois. Combien de temps durera -t- elle  cette fois? A mon avis elle ne durera pas aussi longtemps.

Les stimulations produisent de moins en moins d’effets et elles durent de moins en moins longtemps. L’inflation officielle ne repart pas, les taux longs restent très bas: c’est la japonification.

Que se passera -t-il quand les gens en prendront conscience?

24 décembre – CNBC : «Les marchés boursiers mondiaux ont connu une course folle  en 2019, ajoutant plus de 17 trillions de dollars à leur capitalisation totale, selon les calculs de la Deutsche Bank. La valeur des actions mondiales a commencé l’année un peu moins de 70 000 milliards de dollars mais a maintenant dépassé les 85 000 milliards de dollars, selon… Torsten Slok de la Deutsche Bank… Les banques centrales du monde entier ont adopté une approche plus accommodante, qui a stimulé les marchés. La Réserve fédérale US a abaissé son taux d’intérêt de référence trois fois cette année, et la Banque centrale européenne a encore abaissé ses taux déjà négatifs. »


23 décembre – Wall Street Journal : «Les actions et les obligations font  un parcours extraordinaire, en bonne voie pour leurs plus gros gains simultanés en plus de deux décennies. À l’approche des deux dernières semaines de 2019, le S&P 500 a grimpé de 28,6%, tandis qu’un rallye obligataire a fait chuter le rendement de la valeur  du Tresor   à 10 ans de trois quarts de point de pourcentage.

Si les gains se poursuivent au cours des derniers jours de décembre, ce sera la première fois que l’indice boursier large bondit d’au moins 20%, tandis que les rendements des bons du Trésor baissent d’ autant depuis 1998,… lorsque la Réserve fédérale a réduit les taux d’intérêt trois fois pour éviter une récession.  »

23 décembre – Reuters : «Les fonds négociés en bourse, les ETF  qui utilisent un effet de levier pour offrir le double ou le triple du rendement quotidien des indices boursiers américains de référence se classent parmi les 10 fonds les plus performants de la décennie, avec des rendements qui, dans certains cas, avoisinaient les 2 000 %, et ce malgré les avertissements qu’ils ne conviennent pas à la plupart des investisseurs. Les gains énormes pour les ETF  à effet de levier reflètent les avantages de parier sur le  plus long marché haussier de l’histoire. Mais ils mettent également en évidence les façons subtiles dont la volatilité record a soutenu les investisseurs.


24 décembre – Wall Street Journal : «Les gains sur les  actions ont largement dépassé  la croissance des bénéfices des entreprises pendant le rallye  de 2019, mais peu de gestionnaires de portefeuille sont préoccupés par l’exubérance des investisseurs.

La hausse de 29% du S&P 500 pour l’année, en bonne voie pour la meilleure performance depuis 2013, ne s’explique pas  par  les bénéfices des sociétés, ils n’ ont progressé qu’à un rythme modeste de 0,4%. La hausse des bénéfices est généralement le carburant le plus sur  pour des hausses soutenues des cours des actions, mais ici  les profits décevants suscitent souvent l’inquiétude quant aux risques de chute future , comme en a témoigné le bust des dot-com de 2000. »



[Reuters] China to switch benchmark for floating-rate loans to lower funding costs

[Bloomberg] China to Scrap Benchmark Lending Rate in Shift to New System

[WSJ] Leveraged-Loan Downgrades Signal Cracks in Corporate-Debt Rally

[WSJ] Bills Come Due for China’s Local Governments

[WSJ] China 2020: Trade Risks Become Debt Risks

4 réflexions sur “Les dépêches samedi 28 décembre; une année exceptionnelle pour des bénéfices médiocres mais …

  1. Connaissez vos la période à laquelle Druckenmiller fait allusion en fin d’article ?
    « You know when the last technological revolution was? It was the late 1800s and we had 2% deflation and 8% real growth for ten years… There is nothing pernicious about deflation if it is driven from the supply side. »
    https://thesoundingline.com/stanley-druckenmiller-all-systems-are-go-heading-into-2020-bubble-building-but-may-not-pop-in-my-lifetime/
    Si oui, pensez vous qu’il puisse y avoir une analogie avec la période actuelle ?
    Merci,

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    1. Non il ne peut y avoir d’analogie mais bien sur il y a des similitudes partielles.
      La monnaie a changé de nature, les peuples sont plus crédules, moins éduqués et ils ne prennent pas de la separation entre le monde des signes monétaires et quasi monétaiares et la sphere de l’économie réelle. Donc les marges de manoeuvres des autorités sont beaucoup, beaucoup plus grandes.

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