Billet: entre le théâtre kabuki et le village Potemkine: la seule chose qui compte, c’est le pouvoir d’imposer le spectacle.

La dernière vraie dévalorisation du capital est intervenue lors la Seconde Guerre mondiale. Depuis il n’y en pas eu.

En revanche la dévalorisation du travail est opérée en continu depuis 1971.

Précisément pour empécher la destruction du capital qui aurait du se produire économiquement avec le progrès de techniques et des processus de production lesquels dévaluent en continu le capital ancien puisque le nouveau est plus efficace.

Je dis que c’était en 1971 lorsque le lien entre le dollar et l’or a été coupé.

Depuis cette période, le capital a continué de croître en «valeur» tandis que le travail a été dévalué à l’infini.

Ce que 2008 a montré à ceux qui l’ont vécu et ont été capable de l’analyser  autrement  qu’au travers des imbécillités orientées   des médias, c’est que tout est à mi chemin entre le théâtre kabuki et le village Potemkine: la seule chose qui compte, c’est le pouvoir d’imposer le spectacle.

Tout ce qui compte c’est la capacité de la classe dominante à imposer son imaginaire, ses signes, ses codes, ses valeurs, sa vérité  aux classes dominées.

Ce pouvoir réside dans le contrôle de la monnaie, des médias et de l’enseignement.

Si le capitalisme avait fonctionné comme le disent les livres, comme un système de sanction et de récompense, sans trucage monétaire,  les  prix des actifs auraient chuté lors des corrections/nettoyages.  Les gens au sommet de notre société, les «maîtres de l’univers» auraient été complètement discrédités et ils auraient perdu toute leur «richesse», leur statut et leur pouvoir .

Chaque «solution» depuis cette crise, a seulement consisté à maintenir le système en vie et à prolonger le pouvoir actuel des classes dirigeantes.

Les récessions ont été interdites, la crise pour les salariés n’a jamais pris fin et la qualité de vie de la majorité de la population n’a cessé  de décliner.

Et cela va continuer.

5 réflexions sur “Billet: entre le théâtre kabuki et le village Potemkine: la seule chose qui compte, c’est le pouvoir d’imposer le spectacle.

  1. Je lis régulièrement vos articles et je suis heureux que vous mentionniez ce qui c’est passé en 1971.

    De mon point de vue c’est l’origine de tous nos maux actuels.

    Parfois vous dites également que nous sommes en économie de guerre.

    A chaque fois qu’il a fallu financer la guerre, les pays en conflit ont rompu le lien entre leur monnaie et l’or.

    En 1971 c’est le financement de la guerre du Vietnam qui, entre autres, a conduit à cette décision sur laquelle notre village mondial Potemkine est maintenant construit. Sans cette décision, ni l’endettement faramineux de nos économies, ni la surexploitation des ressources de la planète, n’auraient été possibles.

    Il y a longtemps, j’ai lu le livre d’Edgar Faure sur « la banqueroute de Law » et je suis frappé de voir que la frénésie boursière décrite à la l’époque ressemble en tous points aux « animals spirits boursiers » que vous mentionnez très souvent.

    J’ai l’impression d’assister à la même escroquerie basée sur la production de fausse monnaie.

    Aujourd’hui la scène n’est pas réduite à la rue Quincampoix mais elle s’est étendue à toute l’économie mondiale, pays émergents compris. C’est cette expansion planétaire qui permet et a permis à cette bulle durer, de durer….jusqu’à son issue inévitablement douloureuse.

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