Suite de mon article sur Davos, guère plus encourageant que le premier ! Lisez il y a des choses qu’il faut savoir.

À Davos, le FMI a présenté son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale pour 2020.

L’économiste en chef Gita Gopinath,  a annoncé une réduction de ses prévisions de croissance pour 2020 et 2021 par rapport à l’estimation d’octobre.

La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a averti que le l’économie mondiale risquait  de connaitre  une Grande Dépression comme dans des années 30.

Georgieva a déclaré que l’économie mondiale actuelle pouvait être comparée aux «années folles» qui ont culminé avec le grand krach boursier de 1929:

«Les inégalités croissantes ,  l’incertitude accrue provoquée par l’urgence climatique et les guerres commerciales rappellent le début du  20e siècle, lorsque les forces jumelles de la technologie et de l’intégration ont conduit au premier âge doré, puis aux années folles et, puis finalement, au désastre financier. »

Quelle est la réponse, la proposition du FMI?

La réponse à des questions pourtant bien posées est navrante: Un secteur financier plus inclusif:

« Les services financiers sont une bonne chose. Les économies en développement ont besoin de plus de financements pour que chacun chacun ait une chance de réussir. Bien que la politique budgétaire reste un outil puissant, nous ne pouvons pas négliger les politiques financières. Si nous les ignorons , nous courrons le risque   que les années 2020 ne soient que trop semblables aux années 1920 « .

Mais,

« il est vrai  que trop de bonnes choses peuvent se transformer et devenir  mauvaises. Un approfondissement financier excessif et une crise financière peuvent alimenter les inégalités. Nous devons donc trouver le bon équilibre entre trop et trop peu. »

Comment avoir confiance en ces gens qui prétendent diriger le monde, comment ne pas sourire tristement en entendant ces lieux communs ressassés, ces banalités.

Le FMI veut le maintien, comme toutes les élites, des politiques monétaire laxistes car il sait que si on arrête, tout saute mais il veut aussi du déficit budgétaire car il sait qu’au plan économique le financier et le monétaire ont épuisé leurs maigres bénéfices.

Le  capitalisme des parties prenantes est une baudruche qui va se dégonfler elle même car en dernière analyse un patron d’entreprise est toujours obligé de faire ses échéances, de faires des profits pour avoir des actionnaires, de faire du cash flow pour rembourser ses dettes et la concurrence oblige, je dis bien oblige à une course folle, elle oblige à maximiser tout cela.

Nous sommes dans le syndrome de la Reine Rouge, nous n’avons aucun choix:  voila un bon début de constat et d ‘analyse, c’est ce par quoi il eut fallu commencer à Davos: nous sommes, en raison de la concurrence  globale , folle,  obligés de courir, de courir de plus en  plus vite et d’exploiter, de piller de plus en plus pour rester à la même place; pour ne pas rétrograder, pour ne pas sombrer.

Nous modifions trop et trop vite notre environnement et nous nous épuisons; et nous épuisons le monde en voulant   sans cesse nous adapter aux modifications que nous impulsons nous même!

Une enquête mondiale publiée juste avant Davos a révélé que plus de la moitié des personnes interrogées pensent que le capitalisme sous sa forme actuelle fait « plus de mal que de bien ». Cette croyance a été exprimée par une majorité quel que soit le groupe d’âge, le sexe et le niveau de revenu.

L’enquête a également révélé que 48% des répondants estiment que le système pour eux  est un échec , tandis que 18% seulement pensent qu’il fonctionne bien pour eux.

Soixante-dix-huit pour cent conviennent que « les élites s’enrichissent tandis que les gens ordinaires ont du mal à payer leurs factures ».

2 réflexions sur “Suite de mon article sur Davos, guère plus encourageant que le premier ! Lisez il y a des choses qu’il faut savoir.

  1. Bonjour monsieur Bertez,

    Ce que votre article décrit sur le plan économico-financier (description du FMI), cela serait le développement d’un cancer, selon un diagnostic médical…

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  2. Certains disent l’inflation n’est pas prête de revenir. Or l’inflation est là mais elle est sur les actifs, aucun actif n’est à son prix, tout est xxxxxxxxxxxxxxx vers l’infini et l’au de là surévalué…C’est le jour où l’inflation celle en trillions sur le papier va se mettre en recherche de sa contre partie réelle et non promesse que cela va faire mal. C’est être bien prétentieux que de nous croire supérieurs au passé, toutes les expériences d’inflation sur la monnaie finissent mal. Notre système actuel n’est ni plus ni moins que le système de Law, c’est dire à quel point il est neuf !!!! C’est produire des dépôts par la création monétaire elle même reposant sur une supposée croissance économique qui est à notre temps ce que fut la croissance de la compagnie des indes orientales du 17 ème 18 ème. Et le soit disant fleuron économique Us, les Gafa n’ont rien produit que le monde n’avait déjà pas, elles n’ont fait que piller l’existant…Notre croissance d’ailleurs ne vient pas de la monnaie, elle vient de ce fameux pétrole, de ce gaz aussi qu’ils accusent de tous les mots aujourd’hui comme un diable bouc émissaire …Ce ne sont pas des éoliennes ni des panneaux solaires qui font permettre aux bourses de continuer la lévitation, les trillions de cavalerie un jour finiront down…. Les promesses la plus belle des promesses via le crédit à tout va détruisent plus vite qu’elles ne sauvent, c’est une course perdue d’avance…Le mur se rapproche chaque jour….un jour prochain la bourse tombera du ciel et le reste suivra….Ce jour là survivre simplement sera hors de prix….

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