Les dépêches mardi 28 janvier, le virus financier du corona se répand, de la biologie à la finance, plus que des analogies.

Le monde est confronté aux effets du «coronavirus». Il est probablement originaire de Wuhan, en Chine, où il est passé des animaux aux humains sur un marché alimentaire local. Il s’est depuis étendu à d’autres parties de la Chine et au-delà.

Jusqu’à présent, il y a 2 886 cas confirmés de coronavirus. Tous sauf 61 d’entre eux se trouvent en Chine continentale. Le bilan des morts jusqu’à présent est de 81.

Mais des cas ont également été découverts en France, aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Japon, en Corée du Sud et ailleurs. Cette liste comprend les trois plus grandes économies du monde (les États-Unis, la Chine et le Japon).

Pour beaucoup, il rappelle l’épidémie de SRAS de 2003, également originaire de Chine. Elle a finalement tué 774 personnes et en a infecté plus de 8 000 dans différentes parties du monde.

Sans surprise, les marchés mondiaux craignent la propagation de la contagion des «coronavirus». Et le marché boursier américain a chuté commes les autres.

Le Dow Jones a perdu 454 points. Mais l’or a enregistré une bonne journée, à 1 582 $, alors que les investisseurs recherchaient la sécurité. Le franc suisse aussi est recherché.

Le mot «contagion», s’applique à la fois aux populations humaines et aux marchés financiers – et pour beaucoup plus de raisons  que vous ne le pensez.

Il y a une bonne raison pour laquelle les experts financiers et les gestionnaires de risques utilisent le mot «contagion» pour décrire une panique financière.

Le mot contagion fait référence à une épidémie ou une pandémie. Dans le domaine de la santé publique, une maladie peut être transmise d’homme à homme par la toux, le partage d’aiguilles, le partage de nourriture ou le contact impliquant des fluides corporels.

Un porteur initial d’une maladie peut avoir de nombreux contacts avant même l’apparition de la maladie.

Certaines maladies ont une période de latence de plusieurs semaines ou plus, ce qui signifie que le patient initial peut infecter des centaines de personnes avant même que les professionnels de la santé ne soient conscients de la maladie. Ces centaines peuvent alors infecter des milliers, voire des millions, avant d’être identifiées comme porteuses.

Dans des cas extrêmes, comme la pandémie de «grippe espagnole» de 1918-2020 impliquant le virus de la grippe H1N1, le nombre de personnes infectées peut atteindre 500 millions et le nombre de morts peut dépasser 100 millions.

Une dynamique similaire s’applique aux paniques financières.

Cela peut commencer par une banque ou un courtier en faillite à la suite d’un effondrement du marché (un «patient financier initial»).

Mais la détresse financière se propage rapidement aux banques qui ont fait des affaires avec l’entité défaillante, puis aux actionnaires et déposants de ces autres banques et ainsi de suite jusqu’à ce que le monde entier soit en proie à une panique financière comme cela s’est produit en 2008.

La comparaison entre les pandémies médicales et les paniques financières est plus qu’une métaphore ou une analogie.

La contagion des maladies et la contagion financière fonctionnent de la même manière. Les mathématiques non linéaires et la dynamique des systèmes sont identiques dans les deux cas, même si le «virus» est porteur de  détresse financière plutôt que de détresse  biologique.

Mais que se passe-t-il lorsque ces deux fonctions dynamiques interagissent? Que se passe-t-il lorsqu’un virus biologique se transforme en virus financier?

Nous voyons cela se produire en Chine.

C’est le temps des vacances du Nouvel An lunaire en Chine, le jour férié le plus important de Chine. C’est traditionnellement une période de célébrations généralisées.

Mais de nombreuses grandes villes chinoises ont été isolées, aucun citoyen n’est autorisé à partir, et les systèmes de transport ont été fermés.

Les ventes au détail souffrent également du fait que les consommateurs restent chez eux au lieu de risquer la contagion lors des déplacements  au magasin.

La maladie provoque une panique financière en Chine à un moment où elle peut le moins se le permettre. La croissance du PIB a atteint un mur et les investisseurs ont freiné les nouveaux investissements. La Chine est surendettée, les créances non recouvrables s’accumulent, les Provinces sont en grande difficulté fiancière.

La Chine pourrait-elle déclencher une panique financière mondiale qui aboutirait finalement à un blocage  du système bancaire?

C’est possible, mêmesi  c’est beaucoup trop tôt pour le dire. C’est une question alchimique de catalyseur.

Mais cela mérite vraiment d’être considéré.

Ht The Daily Reckoning


 


[Reuters] Stocks crumble as China virus toll mounts, safe havens in demand

[Reuters] China says death toll from coronavirus rises to 106, confirmed cases hits 4,515

[Reuters] U.S. stock rally faces major test as China virus spreads

[Reuters] Japan warns about risks to economy from China virus outbreak

[Reuters] Confusion and lost time: how testing woes slowed China’s coronavirus response

[Bloomberg] Gold Parades Haven Status With Rally to Highest Close Since ‘13

[WSJ] What to Know About the New Chinese Coronavirus

[FT] Markets are much too complacent over the risk of inflation

[FT] Why some big investors have had enough of hedge funds

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