Editorial: non ce n’est pas qu’un mauvais moment à passer.

Le fond du problème en quelques lignes: nous vivons une crise fondamentale, structurelle et non pas conjoncturelle de reproduction de notre ordre économique et social et donc de notre ordre politique.

Les autorités ne repondent jamais aux questions, mais si vous observez leurs narratives, elles répondent implicitement à chaque rechute que c’est accidentel, temporaire, exogène.

Cela fait 12  ans que c’est temporaire!

La réalité qui vous est cachée est que c’est une crise qui vient de loin, elle est existentielle et elle est intrinsèque au système capitaliste; il a refusé pour des raisons politiques, le jeu habituellement destructeur/rénovateur/regenérateur  des cycles, des récessions et des dépressions. Le système veut le positif mais n’accepte plus le négatif qui lui est attaché. Il veut que cela fonctionne  à marches forcées et ne peut plus sortir de ce choix car l’instabilité et la volatilité  sont maintenant trop grandes. La pyramide est trop large et sa pointe trop fragile. Il n’y a plus assez de richesse réelle de base pour honorer toutes les promesses de richesses contenues dans les actifs/promesses-papier. Les passifs sont trop lours pour les actifs présents et à venir.

Ce système qui fut fondé sur la liberté et le marché est obligé de devenir coercitif, dirigiste il est obligé de se socialiser par le biais de la conduite de la politique monétaire, il est obligé de mentir et d’entretenir les fausses valeurs comme le fit le système Sovietique en son temps et le Chinois maintenant.

Ce qui reste du système ancien ne se retrouve  que dans un dernier carré, un ilot  de profiteurs, le carré klepto, le carré des ultra riche scrony.

Le système est condané au malthusianisme pour protéger le dernier carré et il est entrée de plein choix dans cette voie.

Lisez ces instantanés

@BrunoBertez
Le Capital est obligé , confronté aux difficultés de sa mise en valeur, de détruire le capital qui est enfoui dans son système: les valeurs, les principes, les règles, la morale, la légitimité, la démocratie. C’est un colossal gaspillage à l’echelle de l’histoire, c’est un crime
@BrunoBertez
Pour qu’un système tourne et se reproduise il faut une harmonie entre les parties. Lorsque ‘une partie -le capital- se développe trop par rapport au reste -le travail- alors qu’elle s’en nourrit comme c’est le cas du Capital, les inégalités qui en découlent sont destructrices.
@BrunoBertez
Ce que les élites refusent de voir c’est que le système a un colossal besoin de destruction, de nettoyage du passé, de destruction de sa pourriture accumulée et pour le nier ils sont obligés d’inflater la monnaie laquelle donne l’illusion que tout a de la valeur, y compris la pourriture.
@BrunoBertez
Jusqu’en 2008 le système s’est reproduit en recourant au mensonge de la dette, il a buté sur le surendettement en 2008 et pour nier cette limite et s’endetter plus , il détruit ce sur quoi il est fondé: l’économie de marché et la monnaie. Il detruit ses fondements pour survivre.

 

Dans un système, lorsque les limites de reproduction a l’identique ont été atteintes comme ce fut le cas en 2008, la solution pour se prolonger est toujours la même, il s s’agit de s’auto-détruire, de renier les principes sur lesquels on est fondé, cela s’appelle faire l’ourobouros
@BrunoBertez
Je soutiens que ce système, deja condamné, s’auto-détruit car pour se prolonger il fait l’ourobouros, il doit paupériser le travail pour se solvabiliser et mettre valeur l’excès de capital, mais pour tourner il a besoin de gains de pouvoir d’achat et de croyance en la prospérité.
A force de faire de la macro économie, des mathématiques qui ne sont autre chose que de la tautologie diafoirique, on oublie l’humain. On oublie le moral, le sentiment, les humeurs. Les chômeurs sont des chiffres et les ménages des entités, c’est de cette erreur que naissent les crises
@BrunoBertez
·
Je prédis un bel avenir à la déflation, et à la stagnation économique car la deflation est une humeur des peuples, une frilosité, une crainte de l’avenir or les élites ont besoin pour se maintenir, d’entretenir ces peurs sous toutes les formes, y compris la grande peur du climat. Les élites sont prisonnières d’une contradiction qu’elles ne peuvent dépasser.
@BrunoBertez
Il n’y a jamais eu de vraie recovery autre que publicitaire mais il y a une vraie rechute! On ne peut entretenir la frilosité et en même temps rendre les gens dispendieux, la déflation est une humeur, un état d’esprit peureux, craintif de l’avenir et on entretient les peurs. Le système a besoin d’enrtetenir ce qui le detruit; la dette et la peur.
Ci dessous, ce que Jacques Ellul appelle un mythe, je le designe comme une névrose. un discours sur le réel qui fait jouir mais qui est faux et à ce titre condamne l’adaptation.

Jacques Ellul
@Ellulogique

L’homme de notre temps a bonne conscience parce qu’il a réponse à tout et que ce qui lui arrive et ce qu’il fait dépend de l’explication qui lui est fournie par le mythe

3 réflexions sur “Editorial: non ce n’est pas qu’un mauvais moment à passer.

      1. Merci, je pense que vous faites bien, et qu’ils meritent tous les deux, largement.
        En Roumanie j’ai edite trois livres d’Ellul et je pense editer Je Fus de Charbonneau.
        Bonne soiree !

        J'aime

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