Editorial: les élites jouent aux dès votre Trésor; votre seul trésor, c’est votre retraite.

note: j’ai modifié le titre afin de pouvoir préciser que votre retraite est votre seul trésor puisque la politique vise à supprimer tous les autres trésors, la propriété commune, les services publics et à s’accaparer les biens communs comme la monnaie et  la culture pour les avilir. 

Pour que les élites et ceux qui les paient s’en sortent, il faut un gigantesque transfert de capitaux de votre poche vers la leur. Pour maintenir l’ordre social qui leur est favorable, les impôts ne suffisent plus. La Bourse est le moyen d’y parvenir. Ce moyen compléte à grande échelle les autres qui sont déja utilisés: la stagnation des salaires, l’intensification du travail, la régression sociale, la baisse des services publics, la vente des bijoux de famille de la propriété collective,  etc

Suivez la démonstration pas à pas. C’est simple mais il faut faire l’effort de suivre.

Je vois de plus en plus souvent, en ce moment, affirmer que la politique monétaire justifie les valorisations élevées des Bourses.  Ceci est répété stupidement par des gouverneurs de la Fed et les médias. 

La politique monétaire explique les valorisations élevées des Bourses, mais elle ne les justifie pas.

C’est trés différent.

Sauf si on croit à la magie!

Le monde de la Bourse est un monde de signes car les cours de bourse sont des signes, des tableaux de signes plaqués sur une réalité qui est l’économie réelle. Une cote de bourse c’est un tableau de signes, rien d ‘autre.

Lorsque vous êtes en régime normal il y a adéquation entre d’un coté le monde des signes et de l’autre l’économie réelle que ces signes sont censés symboliser. Les signes sont un reflet à peu près fidèles du monde. Si ce n’est pas vrai à chaque instant, c’est vrai sur la durée. Ce que j’appelle le long terme, 10 à 12 ans.

Mais si vous êtes en situation anormale comme nous le sommes actuellement et que vous créez des signes à partir de rien c’est dire si vous inflatez les cours de bourse en y pompant de la monnaie tombée du ciel digital,  vous ne faite que manipuler des signes. En croyant influencer le réel,  vous pratiquez la pensée magique, vous faites des incantations.

En quoi le fait de rajouter des zéros dans les livres de comptes modifierait il la situation de l’économie réelle?

Il y a un cas ou cela provoquerait des modifications, c ‘est le cas suivant.

Vous créez des zéros dans les livres de comptes, les portefeuilles boursiers de ceux qui les détiennent se valorisent, ils font des plus values, ils prennent leur bénéfice ou s’endettent sur ces portefeuilles et injectent l’argent ainsi obtenu dans l’économie. C’est le cas de sortie de l’univers boursier. 

C’est la transmission, la transformation.

Les plus values des portefeuilles se transforment en revenus qui irriguent l’économie réelle. Ils circulent dans l’économie font monter la demande, les prix  et les salaires.  L’argent descend jusque dans les poches des agents économiques qui le font circuler.

Si vous réussissez cela vous avez enrichi au passage ceux qui détiennent des portefeuilles boursiers , vous avez accru les inégalités tombées du ciel mais au moins vous avez obtenu un résultat.

Si au contraire l’argent pompé ne fait que gonfler les portefeuilles boursiers, si il ne fait que rester dans l’univers boursier et inflater les cours sans arrêt, vous avez échoué et augmenté les inégalités sans résultat aucun pour l’interêt général.

C’est ce qui se produit.

Ainsi vous avez gonflé les cours de bourse avec de la monnaie tombée du ciel, enrichi ceux qui sont déja riches  sans que ceci provoque un regain de croissance, un regain d’investissement productif, un regain de demande de consommation et un regain de production de richesse réelle.

Vous avez simplement fait une bulle, une hernie qui est venue se stocker dans le marché financier et donner un sentiment d’enrichissement aux détenteurs de portefeuilles et vous avez aigri les populations.

En quoi tout cela justirfierait il une augmentation de la valeur fondamentale des titres boursiers si le réel n’est pas lui même modifié.

La déconnection entre le monde des signes bousiers et le monde économique réel fait qu’il n’y a pas  de raison de considérer que les titres valent plus cher: un titre c’est la somme des flux que vous allez recevoir pendant toute la durée de vie de ce titre et cette valeur ne dépend que de l’exploitaion de la société qui a émis le titre. Elle ne depend pas des tripatouillages des livres de comptes.

Il y a cependant un aspect qui justifie une valorisation plus élevée des titres boursiers, c’est la comparaison entre le rendement obtenu par un placement sans risque comme l’emprunt d’état allemand ou US et la rentabilité/le rendement des titres.

En effet si le rendement des fonds d’état baisse par décision de la banque centrale, alors les capitaux qui sont placés en fonds d’état peuvent de  déplacer et venir sur le marché des titres et chercher une rémunération supérieure; ce qui veut dire que le cours des titres va monter, de façon justifiée,  jusqu’à ce que les rendements s’égalisent; mais c’est temporaire cela ne vaut que pendant tout le temps ou la banque centrale maintient les taux bas et/ou  les fait baisser.

Si on maintient les taux sur les fonds d’état  bas pendant 5 ans alors pour en tenir compte , les titres méritent une petite prime qui représente la valeur du supplément de rendement qu’ils procurent.

Si les fonds détat à 10 ans rapportent zéro pourcent, les arbitrages fonds d’état contre titres vont continuer jusqu’à ce que le rendement/rentabilité des titres devienne égal à celui des fonds d’état, c’est à dire Zero pourcent. 

En clair dire que si les taux baissent au point de devenir nuls, alors cela justifie des cours plus élevés sur les titres équivaut à dire que les titres doivent eux aussi ne rapporter que zéro. 

Nous sommes dans cette situation pour qui sait compter; rien ne rapporte quoi que ce soit, tous les rendemens sont nuls et si ils ne le sont pas, ils le seront. Et entre temps il y aura eu des accidents, des baisses, des poussées de volatilité qui font que vous serez enclins à vendre au plus bas dans ces poussées.

La politique suivie par les autorités monétaires est cynique à  quatre  points de vue:

-elles enrichissent sciemment les riches lesquels sont les détenteurs de portefeuilles boursiers

-elles le font avec de l’argent tombé du ciel, argent qui par l’effet Cantillon dilue le pouvoir d’achat futur de la population

-elles essaient d’attirer les particuliers et surtout leurs caisses de retraites sur le marché boursier en mettant à zéro le rendement de tous les placements, ce qui incite/oblige  au jeu.

-elles créent par le jeu et la spéculation un risque pour la stabilité financière qui est considérable.

Elles branchent une loterie sur le marché boursier comme le fit John Law rue Quincampoix en sachant qu’ à cette loterie au moment du tirage, le public sera perdant sinon ruiné.

Dire que les cours actuels pratiqués sur le marché boursier sont justifiés, c’est dire que ce que les joueurs recevront d’ici quelques  années, dans un mois dans 1 an, dans 10 ans, ne sera, au mieux, pas supérieur  à ce qu’ils ont investi ou plutot pas supérieur à ce qu’ils ont  misé!

Nous ne sommes en effet pas dans l’investissement nous sommes dans le jeu.

Adam Smith comme John Law a découvert une vérité qui , depuis a toujours été utilisée par les élites:

« les gens ont une tendance irrepressible à surestimer leurs chances de gagner au jeu ».

A partir de ce constat il est toujours possible de vendre  quelque chose plus cher, trop cher en branchant sur cette chose une loterie.

Ce fut fait pour les loteries du Roi qui étaient un impôt sur les pauvres, pour les Assignats qui ont permis la constitution des fortunes de la haute  bourgeoisie actuelle, et maintenant on va plus loin , on utilise le jeu à grande échelle en faisant jouer non seulement le public, mais surtout son Trésor, ses caisses de retraites.

Le vrai Trésor des temps modernes ce sont les centaines de trillions des caisses de retraites. C’est ce Trésor que les autorités sont acharnées à confisquer, à faire venir en Bourse,  c’est celui des caisses, de vos caisses; il faut comme disent les gouveneurs de la Fed les faire monter dans l’échelle du risque: il faut les faire jouer.

 

6 réflexions sur “Editorial: les élites jouent aux dès votre Trésor; votre seul trésor, c’est votre retraite.

  1. Je viens de lire, à l’instant, une interview-confession de Derrida sur dedefensa (https://www.dedefensa.org/article/deconstructuration-du-deconstructeur) et là, pour le dire franchement j’ai eu un choc et une intuition fulgurante, un rapprochement avec un autre philosophe car je sens que ces 2 là ont en commun un fond et une fonctionnalité cognitive commune… Je veux parler de Nietzsche et des puissances dionysiaques qui dominaient son Etre et ses écrits (voir en particulier « l’Antechrist ») et celles qui dominent Derrida à l’état de veille cognitive mais son subconscient, en état de demi sommeil, l’ interpelle comme pour le sauver (lui et les autres) de ses forces chthoniennes qui œuvrent dans la coulisse ténébreuse de son inconscient pour « envelopper » sa conscience diurne et lui faire écrire ce qu’il écrit. Je ne peux que rappeler l’affirmation de Plotin: « l’Homme née naturellement bon… » et ce qui le rendrait mauvais transite par les failles contextuelles du cœur pour devoir resurgir dans ses actes et pensées.
    Est-il nécessaire de rappeler que les fractures d’amour produites à la prime enfance ont cette capacité certaine à enraciner et entretenir le Mal-Etre (et son développement comme des métastases psychiques) et que celui-ci peut être plus ou moins masqué de la perception consciente du Sujet-victime pendant la construction identitaire (là ou l’altérité émotionnelle est centrale). C’est en plus de cela par le développement (à partir d’une ignorance native) que nos réactions adaptatives d’enfant marqué au cœur pour toujours (mémoire engrammée), ne sont jamais autre chose qu’un moyen de survivre et se survivre (ce qui revient à produire du sens, de la justification par une dialectique de la légitimité car c’est ainsi que l’on masque les effets délétères des tensions émotionnelles induites de nos actes et pensées que nous pressentons inconsciemment « contre-Nature »).
    C’est en suivant doctement la pente facile de forces insondables,chthoniennes, qui nous dominent et font emprise sur notre conscientisation de nous et du monde que nous faisons complètement nôtres les produits de notre histoire.
    C’est bien par cette mécanique infernale que le Mal migre d’une génération à l’autre, elle produit des victimes en cascade (une sorte d’effet Cantillon du Mal) pour en faire des bourreaux et ainsi de ces bourreaux ils investissent par un schéma récurent le cœur et la conscience de leurs innocentes (et « naturellement bonnes » victimes).

    Il existe une échelle de valeur pour une échelle graduelle de contexte de domination. Je la rappelle ici: Tentation, vexation/frustration (comme sentiment d’incomplétude), obsession (tension affective pour « l’objet » justifiant cette tension qui peut devenir croissante) et possession (servitude aveugle par engendrement enveloppant de l’obsession qui atteint un point focal ou « l’objet » au sens philosophique vous possède complètement et pour lequel votre vie prend tout son sens).
    La qualité effective du Mal révèle en quelque sorte sa Nature extra-dimensionnelle; quand bien même elle ne peut que se révéler extrêmement et donc explicitement chez les Etres sensibles ayant le plus subis cette « fracture d’Amour » à l’enfance.
    La Ponérologie serait un département fondamental pour les sciences cognitives et donc essentiel à la compréhension de soi et du monde… ceci pour que la notion de Bonheur ne soit plus un sous-produit simulacre de l’engeance culturelle post-moderne mais bien une possible réalité en devenir.
    Le monde est aussi « au delà des 5 sens », c’est à dire « implicite » (nouménal) et c’est en quoi il se montre explicite symptomatiquement chez tous les Etres que nous devons interroger sens et Nature de l’Etre… Les Humains ne naissent point égaux par la typicité de leur histoire mais c’est ce dont la Nature les pourvoie qu’il sont rendus, par de là les variables contextuelles, malgré tout égaux par l’existence qu’il mènent ici-bas par les conditions de Principe qui font leur Nature anthropologique… naturelle.

    Voici donc un passage significatif de cet aveu… d’impuissance face à une force aliénante et insondable:

    « il y a eu des moments de peur… Pas au moment où j’écris, parce qu’au moment où j’écris, il y a une espèce de nécessité, une espèce de force, plus forte que moi, qui fait que ce que je dois écrire, je l’écris, quelles que soient les conséquences …  »
    Plus loin se révèle un peu mieux une sorte de lutte entre la lumière et les ténèbres, comme une discussion entre sa conscience et son « subconscient » protecteur (le « moi » et le « soi » en quelque sorte):
    Dans ce demi-sommeil, j’ai l’impression que j’ai fait une chose criminelle, honteuse, inavouable, quelque chose que je n’aurais jamais dû faire… Et quelqu’un est en train de me dire : “Mais tu es fou de faire ça !” … Et c’est l’évidence même, je le crois dans mon demi-sommeil, je le crois… Et donc, l’ordre qui est évident dans cela, c’est “Arrête tout, retire ça, brûle tes papiers… Ce que tu viens de faire est i-na-dmi-ssible !” Mais dès que je me réveille, c’est fini. (…)
    Ca veut dire que… Je l’interprète comme ça, ça veut dire que quand je suis éveillé, conscient, au travail, etc., je suis d’une certaine manière plus inconscient que dans un demi-sommeil… Dans un demi-sommeil, je, je… il y a une certaine vigilance qui me dit la vérité, à savoir que ce que je fais c’est très grave, d’une certaine manière … Mais quand je suis éveillé et au travail, cette vigilance-là est en sommeil. Elle n’est pas la plus forte, et donc je fais ce qui doit être fait… »

    On voit bien ce rapport de force entre -symboliquement- la « lumière » et les « ténèbres »… il est d’ailleurs notable que le principe d’Unité et d’harmonie humaine se réfèrent à « LA » Lumière et que la division et l’éclatement de l’Etre se rattachent toujours aux états multiples et quantitatifs qui divisent l’Etre (en (com)union mystique avec lui-même et l’Autre) et c’est tel que « LES » Ténèbres en symbolisent le sens de l’inversion.

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  2. « Le génie de notre civilisation repose en partie sur des fondations creusées par nos ancêtres, les mépriser c’est engendrer la société du néant, une civilisation du vide. »

    Il vient de paraître sur dedefensa un commentaire sur la « déconstruction » (qui rend fou) avec une interview critique de Paul Melun, ancien de l’UNEF qui est tombé en dissidence auprès de sa communauté d’idée puisque les débats étaient imposés « verticalement » et que nul ne devait contester des thèmes fédérateurs du changement (la déconstruction et la réorientation psycho-comportementale) comme la « théorie du genre » ou d’autres sujets sociétaux dont on comprend bien qu’ils sont les éléments alchimiques et directeurs pour les moteurs idéologiques de la déconstruction. Il remet ainsi en cause le travail intellectuel de Derrida, Deleuze… mais aussi de nos penseurs universitaires US qui s’en faisaient les fidèles relais efficaces.

    Dans mon commentaire précédent, j’ai insisté sur la qualité salvatrice de votre travail intellectuel pour rendre intelligible ce qui est complexe et en quoi la nature humaine doit être comprise à la lueur des faits et comportements mais j’avais insisté sur l’idée de transmission du Savoir et de la raison pour laquelle on acquiert méthodologiquement ce savoir: « Vous comprenez mon insistance à établir le lien entre la nécessité de la connaissance (« avec naissance »=naître à soi) et sa transmission aux autres dans le présent tout comme (pour) les générations qui viendront après nous ».
    Or, M.Melun fait le constat alarmant d’une génération (la sienne, la « génération Z », ce qui laisserait entendre qu’après Z… c’est le néant) qui a baigné dans le nihilisme déconstructeur d’une génération de baby boomers révolutionnaires (symboliquement déclenché en mai 1968) et il fait donc ce constat quelque peu désabusé:
    « Malgré les presque soixante années qui nous séparent de ce courant de pensée, il demeure partout, y compris dans les pans les plus intimes de la jeunesse occidentale. Le rapport à l’autre fondé sur l’individualisme, la passion pour le bonheur égoïste, le refus de tout ce qui peut incarner le respect ou l’autorité, sont autant de marqueurs de l’emprise de la déconstruction sur le XXIe siècle. Sans s’en rendre compte, avec le confort de se croire libre, cette génération avance dans un vide glaçant laissé en héritage par ceux qui ont déconstruit des millénaires d’histoire. »

    La question de fond dans l’interview n’est qu’effleurée; pourtant en présentant les symptômes d’incomplétude et d’égarement humain provoqué sciemment (?) mais aussi eu égard au travail de sape des « déconstructeurs » originaux (qui remontent à la Révolution française) et de leurs avortons et suiveurs intellectuels, les conséquences du déracinement historique, l’individualisme par le recourt consumériste et l’incidente uniformisation du monde qu’engendre le capitalisme marchand (Voir la symbolique de la « carte en damié » de la France des révolutionnaires, nos 1 ers véritables déconstructeurs -1- )…

    Tous ces constats oblitèrent pourtant un élément central qui est celui du SENS. On ne peut efficacement critiquer une pathologie sociale et psychologique de nos temps post-modernes, accoucheurs de chaos, de simulacres et d’entropie/anthropie, que si la question de la primauté du sens, sa valeur ontologique comme pierre angulaire à l’édification identitaire) est replacée au centre de nos investigations intellectuelles (du monde et de soi) et qu’elle modèle l’Etre et le Faire. Le développement humain se fait dans l’axe vertical (Etat d’Etre et spirituel) et horizontal (Etat de Fait), à la fois pour nous rendre digne par la connaissance acquise (dont la fonction est constructale et émulatrice pour édifier harmonieusement l’identité de l’Etre) et que, de plus, notre responsabilité (comme instrument réflexif) soit un sentiment puissant et enraciné dans l’Etre sous la lumière et la bannière des instances nobles et éclairantes de l’Ethique « scientifiquement » directrice de nos comportements. On pressent que le sens de l’existence, pris individuellement, peut être le modérateur et le canalisateur de nos instincts dionysiaques et c’est cela qui pourrait faire une civilisation puissante et élogieuse. Elle retranscrirait dans ses « gènes » les valeurs électives des Etres sociaux par cette culture de la libération des influences chthoniennes en remettant de la conscience du sens de soi et de son existence dans ses sciences fondamentales et techniques pour que les fruits dont on tire la culture d’une époque soient fidèles à la mesure sensible du sens de l’Etre pour autrui replacé son environnement naturel avec lequel il fait corps unique, non séparé.

    https://www.dedefensa.org/article/la-deconstruction-rend-fou

    1. Carte de la France révolutionnaire franc-maçonne en damiers (1789)
    avec cet intitulé: « Châssis figuratif du territoire de la France partagé en divisions égales entre elles », proposition annexée au rapport du 29 septembre 1789 à l’Assemblée nationale de la commission dite « Sieyès-Thouret »
    https://aphadolie.com/2017/12/05/les-euroregions-pour-dynamiter-les-etats-videos/

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    1. La décontruction du monde, la deconstruction des mythes fondateurs comme le Phallus, l’Or, le Pêre, la Parole, tout cela n’est pas criticable au plan intellctuel, j’apprécie la pensée des dé-constructeurs qu’ils soient Derrida, Goux , Godeliez ou même Deleuze et beaucoup d ‘autres et pour rien au monde je ne dirai qu’ils doivent être censurés.

      Mais une chose est de penser et une autre chose est d’engrosser les autres, les jeunes de sa pensée.

      Marx a fait des découverts fantastiques , il nous a fait sortir du subjectivisme et du spiritualisme, ils nous fait entrer dans l’histoire, matérielle et matérialiste.

      Ses découvertes ne sont pas encore dépassées maintenant, mais un pas a été franchi , pas qui a mené à la catastrophe: on a voulu utiliser les decouvertes de Marx pour faire une Revolution sociale.

      Elle a degenéré dans un bain de sang la misere et l’aliénation contre laquelle elle pretendait lutter.

      Les marxistes intellectuels impuissants, veritables pédophiles au sens figuré, ont voulu baiser, engrosser les peuples et nier leur impuissance personnelle en avançantce ces idées de faire la Revolution.

      On peut decouvrir la bombe atomique sans la faire exploser;
      c’est ce que les idiots de déconstructeurs, sauf Goux , n’ont pas compris, on peut déconstruire nos societes et nos arrangemensts sociaux pour les comprendre, mais ce n’est pas une raison pour faire exploser nos societés.

      Ces imbéciles irresponsables transfuges du marxisme auquel ils n’ont rien compris, du marxisme et de la revolution, ces imbeciles ont fini par etre recuperés comme tous les Maos d’ailleurs par la classe des capitalistes , la plus pourrie !

      Et ils servent maintenant , pauvre minables comme Cohn Bendit de mercenaires au tres grand capital pour maintenir leur ordre social inique.

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      1. Je partage votre point de vue bien que concernant le marxisme je ne suis point fin connaisseur de la chose idéologique mais ce qui est sur pour reprendre vos propos: « On peut decouvrir la bombe atomique sans la faire exploser;
        c’est ce que les idiots de déconstructeurs, sauf Goux , n’ont pas compris, on peut déconstruire nos societes et nos arrangemensts sociaux pour les comprendre, mais ce n’est pas une raison pour faire exploser nos societés. » La connaissance peut etre bénéfique ou maléfique, il dépend de qui et pourquoi elle est utilisée.

        Effectivement, c’est d’ailleurs ce que je fais quand je me permets d’expliciter, en disséquant et « autopsiant » ce qu’incarne une religion, ce qu’elle explicite par delà son credo, ses rituels, l’embase mythique qui en soutient les fondations contextuelles…. mais aussi ce qu’elle produit de mauvais alors meme que sa fonction première est d’ordre spirituel et d’une certaine manière libératrice. (la religion est ici un exemple)
        Les religions sont comme des manteaux, les véhicules nécessaires à l’éclosion du Sens de l’Etre vu et compris par lui-meme selon ce qui peut etre observé du monde, de ses forces puissantes et des tensions intimes qu’elles propagent en nous pour devoir susciter questionement et réponse. L’inconnu est comme l’incertitude, elles invitent à être levées nécessairement et pour cela elles doivent être rendu intelligibles et faire donc sens. Sens entre ce qui Est et ce que nous sommes. La tension est d’autant plus forte que s’ajoute la question du pourquoi nous mourrons, pourquoi les cycles de la vie et de la mort et ce que l’au delà nous réserverait…. Car évidemment la question douloureuse de la mort est le moteur du questionnement métaphysique et nos rites funéraires sont l’expression différenciée et formulée en toute sorte de coutumes et traditions du monde.

        C’est un INVARIANT qui se contextualise sous diverse formes (nos variables contextuelles): on enterre les morts ici de telle manière, là de l’autre. Ailleurs, on brûle et consume (voir consomme) les corps ou encore on les expose aux charognards.
        L’invariant, c’est donc l’implicite que rechercherait l’étranger qui veut comprendre l’union des différences… celui qui ne sait pas, doit savoir.

        La vie, la mort recèlent en leur sein cet Invariant… un mystérieux trésor d’ingéniosité contenu dans le mystère de la Nature et de l’Etre… lui même contenus dans d’autres catégories de mystères qui peuvent finir de l’égarer et retourner ses errements et connaissances en instruments invertueux.

        Dire, affirmer ce n’est point démontrer selon en tous cas ce que nos temps cartésiens entendent prêcher comme moyen méthodique menant aux vérités… et c’est par là que la croyance se love dans nos esprits en une ou des formules incantatoires car elles sont le moyen de se rassurer et de se sentir tranquille avec une inconnue qui appelait son équation et sa résolution.

        Les religions sont autant des corps sociaux qu’ils sont des véhicules organisant l’expression sensible d’un Langage pour définir des réalités génériques à partir desquelles -réalités- on ordonne le monde et soi sous couvert d’une affirmation de « vérité » qui se transmet pour ainsi former une cohérence d’ensemble que nous nommons Culture et que nous nous léguons, entre génération, comme flambeau de la « mémoire ancestrale ».
        Si les cultures sont toutes différentes en apparence et fourmillent d’éléments de langage complexes pour signifier des objets de réalités communs, c’est qu’elles ont une valeur archétypale qui fonde l’émergence dans notre réalité pour un directoire de la complexification, une dialectique pour l’imagination, la pensée, les actes, les symboles….

        C’est que par delà les archétypes, un sens plus profond et donc métaphysique oeuvre en sourdine et doit être découvert (révéler) par les Sujets pensant et agissant. Il n’ y a absolument pas antithétisme entre la conception qui nous lie par voie de fait à la matérialité et ce qui nous lie par intention et habillage mental aux objets du monde. C’est notre impérieuse capacité d’abstraction qui nous relie aux objets de la matérialité pour faire « champ unifié » mais le matérialisme révèle un système philosophique qui recentre l’Humain sur les affaires mondaines et qui se refuse, comme appropriation doctrinale en credo intangible et directeur de conscience, à envisager ce qui pourrait se voiler à lui.
        Le monde tel que nous le percevons est un langage et humainement nous sommes aussi un langage et ces 2 langages là appellent un troisième langage qui nous dépasse mais qui doit être compris, insérer pour élever la notion de sens et faire corps avec l’existence.

        La même réflexion peut être produite s’agissant de la Nature et de notre rapport à elle: nous sommes le produit factuel de la Nature et nous constatons de mieux en mieux notre désunion conduisant à une sorte d’incomplétude. Notre séparation avec cette Nature qu’il nous a fallu d’abord domptée pour des fins utilitaristes avant finalement de la retrouver simulée dans nos mégalopoles ou sa figuration a été domestiquée par utilitarisme pour des critères d’efficience et d’efficacité. Cela nous ramène à cet invariant fatidique qui fait « loi de nécessité » pour impulser un devoir de retrouver un certains « bien Etre » (et donc de « se retrouver soi-meme ») car c’est ce qui faisait sensiblement défaut. La conscience du ressenti d’un mal-Etre appelle sa solution, sa résolution si on la pose comme une équation sémantique.

        Ceci dit cette Nature contrôlée pour des enjeux technologiques et de de profitabilité (pas que financière) est aussi transformée en un instrument qui remplit une fonction, fonction comme le béton et la féraille soutiennent les édifices pour fournir une solidité architecturale , la nature fournira l’optimisation énergétique et un moyen de recycler nos trop abondants déchets dissipatifs (entropie-Système)… mais plus encore, c’est le non-dit derrière les discours et les actes pro-nature de nos écolos rattrapés par les capitalistes: il s’agit de fournir une certaine légitimité consensuelle par le recours d’artefacts tirés de la Nature qui sont introduits avec parcimonie dans une architecture urbanisée et connectée à outrance ou le bien-Etre disparaissait, comme une obsolescence programmée involontairement. Cela se déroulait en même temps que notre contact avec la Nature, pour fournir un bien Etre nécessaire, s’évaporait à mesure inversement croissante que les produits de la technique nous envahissaient et nous imprégnaient « totalitairement » .

        Notez bien que l’exemple de la religion comme de la question de la Nature sont les centres névralgiques de nos sociétés post-modernes. Le religieux revient en force quand la place des religions disparaît ainsi que la Nature telle qu’elle fut in illo tempore. Aujourd’hui, par réaction on observe un néo-paganisme émergent et centré sur l’idée de la Nature comme un Paradis transformé en enfer de désolation (ce qui n’est ni faux, ni inutile de comprendre quand on voit les dégâts produits) mais cette théologie politique que l’on appelle « écologie » (menée tambours médiatiques sous la bannière du « green new deal ») appelle ses zélateurs passionnés, elle se fond dans la matrice capitaliste, elle ne lui est certes pas étrangère puisqu’elle en est l’enfant légitime dont on attend qu’il porte en lui tous les futurs prodiges pour la rémission des péchés.

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  3. « Les élites jouent aux dès votre Trésor »

    Il n’y a plus besoin d’essayer de comprendre ce qui se passe depuis septembre 2019 (depuis le QE-Non-QE mis en place avant le prochain vrai QE qui arrive plus vite que prévue) sur les marchés Financiers !

    L’accident, ce sont les défaillances sur les dettes, qui ont besoin d’un roulement plus important que prévu et nos intérêts négatifs qui pompent l’épargne des pauvres.

    Sur les retraites, je m’étonne que personne ne dénonce la raison essentielle, la défaite magistrale d’Hollandouille sur les courbes du chômage qui devaient s’inverser…

    Cette réforme ne peut-être comprise que par ce sujet : La démission de L’État Français sur ce marché du travail et son incapacité d’endiguer le chômage de masse, d’hier, d’aujourd’hui et SURTOUT de demain, afin de rétablir l’équilibre de notre régime par répartition.

    Nous sommes en faillite et Macron fera feu de tous bois, pour cela il est très fort ! (même notre armement nucléaire y passe c’est dire son cynisme et son degré de conscience patriote proche d’un nénuphar…)

    Ce régime par répartition a été défaussé au fil du temps et nous avons oublié qu’il a pourtant été une des clés de la réussite des trente glorieuses avec une France respectée, souveraine, indépendante, industrielle, riche…Tout ce qui nous manque actuellement pour faire face aux difficultés visibles et invisibles.

    Les Français non pas encore complétement compris ce qui nous arrive, mais le ton monte et les passages en force des uns et des autres sont maintenant inévitables. La violence, c’est quand nous comptons les morts…

    Vos analyses sont toujours pertinentes mais, le mal irréversible étant fait, ce sujet Finance n’est plus l’actualité sauf rebondissement improbable avant les élections US …

    Pour la France, c’est fini, sauf preuves du contraire.

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  4. Merci M.Bertez pour votre pédagogie, elle est salvatrice et permet son insertion dans la mémoire collective. Je m’explique: je considère que la vérité est fondamentale pour l’éveil des consciences et ce que vous nous contez à une valeur fondamentale pour établir une science des réalités financières et économiques mais cela va aussi bien plus profondément puisque la nature humaine est aussi mise en balance entre le jeu de rôle de ses comportements et de sa conscience; ce qui révèle, in fine, la nature de ses désirs et le rôle prépondérant des forces chthoniennes qui émergent de l’inconscient et qui le domine dans ses choix. Ainsi, j’estime inaltérable toute vérité explicitée pour chaque objet du monde car le monde est une mosaïque d’objets philosophiques qu’il nous faut accorder entre eux pour que se conjugue une appréciation juste des valeurs que ces objets sous-tendent dans leur agencement et leur occupation dans l’espace perceptuel et conceptuel humain. La connaissance véritable rend libre et donne en retour ce sentiment de responsabilité qui est le gage de notre humanité. Vous comprenez mon insistance à établir le lien entre la nécessité de la connaissance (« avec naissance »=naître à soi) et sa transmission aux autres dans le présent tout comme les générations qui viendront après nous.

    PS: vous utilisez un mot « hernie » qui semble adapté mais je pense que le mot « anévrisme » est bien mieux puisque l’on parle de bulle financière, de flux et de vitalité systémique financière et économique. Ainsi « anévrisme » se définit comme: « un point faible de la paroi d’un vaisseau sanguin, plus couramment d’une artère. La pression sanguine tend à pousser la section affaiblie d’une paroi artérielle vers l’extérieur, formant une saillie similaire à un ballon (notre bulle). Cette affection n’est pas en soi particulièrement dangereuse, mais l’artère est susceptible de se rompre. Une rupture d’anévrisme provoque un éclatement de l’artère (car la bulle rompt et collapse) et un saignement incontrôlable, ce qui peut être fatal (pour le système financier).
    https://santecheznous.com/condition/getcondition/anevrisme
    Une hernie rompue est problématique mais pas vitale (à priori) mais un anévrisme qui grossit comme une bulle financière doit forcément à un moment critique se rompre puisqu’ils ont « brûlé leurs vaisseaux » et que c’est le « kick the can » qui fait enfler cet anévrisme financier… J’en déduis en bon diagnosticien qu’un anévrisme dans de telles conditions doit finalement se rompre sous la pression de l’inflation monétaire et entraînera, comme dans le cas d’une rupture de l’anévrisme aortique ou cérébrale, à des résultats pathologiques catastrophiques pour la finance mondiale et séquellaires pour l’économie-monde.

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