Triste billet qui constate la faillite populaire, la société se manque à elle même.

Mon dernier éditorial est une tranche d’histoire, d’histoire immédiate.

Je l’écris vu de haut, mais comme quelqu’un qui a participé aux évènements et/ou en a été le témoin souvent direct. Je l’écris comme on l’écrira dans cinquante ans après des études, des recherches et avec ouverture des archives.

Je considère ce texte comme une pierre angulaire de toute réflexion politique, sociale et géopolitique pour la période à venir ; déja j’ai annoncé en son temps la fin de la concertation internationale, le début d ‘une nouvelle compétition stratégique, la déglobalisation, la dislocation de nos consensus nationaux, l’approfondissement du cynisme des élites  lesquelles ont remporté une terrible victoire sur les peuples en 2009.

Je désigne la pente sur laquelle elles nous entrainent sous la conduite des néocons vat-enguerre américains qui veulent maintenir à tout prix, je dis bien à tout prix l’ordre du monde qui a  été fabriqué après la Seconde Guerre Mondiale alors que le monde nouveau implique un ordre nouveau moins américano- centré.

Je souhaite vous faire part d’une reflexion: les corps intermédiaires, les médias, les intellectuels, les partis politiques, les syndicats, les assemblées,  ne font plus leur travail. Ils n’étudient plus, ils n’analysent plus et donc ne débattent plus puisque cela n’intéresse absolument et rigoureusement personne.

Tout le monde jouit, se fait reluire tout en se plaignant des autres. C’est un monde profiteurs et de pleunicheurs.

Ce qui importe c’est la personnalisation, les petites phrases, les sarcasmes, les attaques et les émotions plus ou moins artificielles.

S’agissant de la conduite des affaires, plus personne ne s’en préoccupe sauf au moment ou les conséquences s’en manifestent comme maintenant s’agissant des retraites, bientot de la sécurité sociale et bientot des nouvelles restrictions aux libertés qui se profilent.

Nous sommes dans les images, les ambitions sordides, les hyperpersonnifications, dans la surface  et l’écume des choses ce qui implique que tout ce qui est sérieux, de long terme, déterminant sur l’avenir, sur le partage des richesses, sur le partage du pouvoir,  est abandonné à d’autres.

A qui ? A ceux qui paient, à ceux qui ont de l’argent pour tout acheter, tout financer y compris les politiciens et la pseudo représentation nationale.

Ils ont l’argent parce qu’ils ont la pompe à phynances et que ce qu’ils dépensent ils le retrouvent au centuple par la suite; jamais ils s’appauvrissent .

Ils ont découvert le mouvement perpétuel de l’argent qui s’auto-engrossse bien sur mais  pire qui se reproduit dans l’alchime du fonctionnement de ce que les peuples leur ont abandonné, les banques centrales.

Aux think- tanks, laboratoires de pensée  aux ingénieurs sociaux qui sont financés par le capîtal; aux fonctionnaires non élus qui trahissent le services public et signent des pactes d’allégeance, aux institutions non élues produites par les idéologies néo liberales, mondialistes et globalistes, type FMI, Nations Unies, ,Commission Européenne, et beaucoup d ‘autres que vous ne  connaissez même pas.

Vous êtes  dépossédés parce que vous êtes paresseux, obsédés par la consommation, par les distractions bidons, mal informés, non formés, non éduqués  et que personne ne s’en préoccupe.

C’est toute une société qui manque à ses devoirs envers elle même  et je ne crains pas de le dire la plupart d’entre vous également se manquent à eux même et à leurs enfants  .

Quand on abandonne son destin à d’autres comment s ‘étonner qu’ils en abusent, qu’ils  en profitent pour conduire ce destin conformément à leurs intérêts et à ceux de ceux qui les paient.

Conformément aux intérêts de  leurs mandants.

 

9 réflexions sur “Triste billet qui constate la faillite populaire, la société se manque à elle même.

  1. J’ ai été viré de ma boite.
    Les dirigeants en 2014 avaient fait un OBO 14 000 000 €, 20% amené par les actionnaires le reste par les banques, ( c’est la norme dans ce genre d’affaire).
    J’étais délégué syndical, au NAO je devais négocier entre 0.8 et 1.2 % d’augmentation quand les banques recevaient 1 500 000€ par an.
    je l’ai expliqué, je l’ai écrit, personne ne m’a écouté, si je ne suis pas d’accord je quitte l’entreprise mes collègues me répondaient. Des moutons, surement pas des êtres libres.
    Pas de regret.

    Maintenant je vais me reconvertir dans le maraichage, la formation sera payé par l UE parait il. Mais ainsi j’ espère sortir encore un peu plus de ce système.
    Ceux qui m’aime pourront me suivre, les autres ma foie tant pis, comme dit le taulier tout le monde peu être libre, il faut le vouloir, et je le veux…

    Merci M Bertez

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  2. Aujourd’hui , ce qui est décrit dans cet article est visible aux yeux de tous ; c’est même mis en scène dans des séries comme House of cards ou la manipulation, la fabrication du consentement, déni de démocratie etc…sont dépeints dans le détail. Voilà on sait, rien n’est caché oui mais après que peut faire le quidam lambda ? Tout est verrouillé…

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    1. Oui tout est verrouillé et si il subsiste encore des brêches, elles sont comblées au fil du temps.

      Mais si vous n’avez pas les moyens de modifier l’ensemble de la société, de la vie politique, de la vie sociale, vous avez les moyens de modifier votre vie et vos choix de vie.

      Votre vie c’est ici et maintenant, certes en interaction avec le monde mais vous conservez le choix de votre mode d’adaptation.

      Le monde est un système, une structure qui s’impose à vous, mais vous pouvez entretenir cette structure par votre comportement ou bien lui nuire en choisissant un autre comportement.

      La plupart des gens font jouir la structure, ils la font reluire , tout en s’en plaignant.

      Ce n’est pas une fatalité on peut faire autrement.

      Mais cela demande lucidité, clairvoyance, force de caractère et un gout forcené pour la liberté.

      L’etre humain, l’homme est un point d’intersection , à la fois produit social, produit d’une lignée, produit de sa propre histoire. Etre libre est un travail, un effort, un combat , c’est s’autoriser de soi même c’est à dire être capable de faire des choix et surtout de les assumer, de faire son deuil de tout ce que l’on ne choisit pas.

      Il y a un lien étroit entre liberté, choix, deuil.

      Il y a meme un lien avec la solitude, comme le dit Renaud, « etre libre Manu c’est aussi etre seul ».

      Pour faire la révolution il faut faire son deuil de tout un ensemble de satisfactions;

      Hélas, le monde moderne est le monde de Macron, le monde du « en même temps » on veut une chose mais on ne veut pas sacrifier l’autre, les autres, toutes les autres.

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      1. Merci pour votre réponse monsieur Bertez . Vos propos ont du sens même si vous enfoncez des portes ouvertes, mais je vous le dis , je me sens bien seule .
        Je suis surprise, seriez vous en définitive un optimiste ?

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  3. Lucide. Vous reprenez la posture désabusée des jeunes hégéliens tels Bauer et Ruge avec qui le jeune Marx finit par se démarquer puis rompre étant d’avis que la population avait la capacite de se former par elle-meme en s’engageant concrètement dans l’action trans-formatrice

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  4. J’apprécie touit particulièrement vos réflexions sur l’état du monde d’aujourd’hui

    La réflexion des nos responsables à tous n,iveaux est indigne » de leurs responsabilités

    L’argent roi et l’entichissement sans cause nous mènent droit dans le mur
    mais, individuellement, que faut il faire?

    Vous dites que l’euro s’enfonce jour après jour, mais que faut il faire sur le plan pratique?

    Etre relativement à l’aise ne signifie pas être riche. Comment faire? je m’interroge chaque jour qui passe

    je me documente à des sources qui me semblent fiables.

    En tout cas, félicitations pour votre travail et vos réflexions.

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  5. Je me réjouis de lire ces pensées ô combien constructives. Mais je me désole de ne pas les voir sortir de ce blog via des médias vidéos alternatifs (ex : interdit d’interdire) pour élargir le cercle de conscient. Je m’efforce d’expliquer et de partager à mon humble niveau mais ce n’est pas encourageant tant cela est négligeable. J’espère malgré tout continuer à m’enrichir intellectuellement de ce plaisir égoïste Cordialement

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