La seule solution c’est l’argent tombé du ciel, l’helicopter money.

Dans mon éditorial de ce jour j’ai listé les quatre raisons pour lesquelles la Fed avait effondré les taux de 50 pbs d’un seul coup. Je n’ai nullement dit que cela était sensé ou efficace, non j’ai évoqué des raisons ou si on veut les arguments raisonnables qui étaient avancés par les gens supposés être compétents.

Je n’ai vu ou lu nulle part de description des mécanismes par lesquels ces baisses de taux allaient produire les effets espérés. Et pour cause, ces mécanismes sont inconnus, mystérieux et quand on n’y croit pas et que l’on pose la bonne question à savoir: mais pourquoi donc cela ne marche-t-il pas?  On vous répond c’est parce que la Transmission ne se fait pas!

Transmission est le mot magique, celui qui permet de balayer les critiques, les interrogations et de paraître intelligent ; grace à ce mot magique il n’est pas besoin de science, pas besoin de savoir, il n’est besoin que de croyance. Finalement cela marche quand il y a transmission mais cela ne marche pas quand il n’y a pas transmission.

je vous le dis depuis des années, les banquiers centraux sont les Diafoirus de Molière, « votre fille est muette parce  qu’elle ne parle pas et elle ne parle pas parce qu’elle est muette. Ben voyons!

Ah les braves gens!

En 2016 nos zozos ont reflaté, refait une tournée d’inflationnisme, un effet d’annonce et de croyance a provoqué une reprisette modeste qui n’a pas réussi à durer au dela de l’été  2018,  mais les zozos qui croient à leurs propres illusions ont cru que c’était arrivé et qu’ils avaient touché le Graal de la croissance auto entretenue (et enfin inflationniste) et ils sont fermé les robinets des largesse et…  tout a rechuté.  En catastrophe dès la fin 2018 et le début 2019 il a fallu à nouveau arroser!

La vérité que tout le monde cache est que les politiques monétaires ne produisent aucun résultat tangible durable au dela de l’effet d’annonce.

Les baisses de taux ne sont pas réellement des assouplissement significatifs. ce sont des rituels magiques.

Tant que les agents économiques,  financiers et les médias croient que les baisses de taux sont utiles, ils prennent des décisions  sur la base de cette croyance et, par conséquent, la prophétie se réalise d’être crue, elle est auto-réalisatrice, il y a un sursaut, mais quelques mois plus tard les effets du sursaut s’estompent et le feu follet s’éteint. La pesanteur reprend ses droits.

Regardez ci dessous, il n’y a jamais eu de reprise , de vraie reprise, rien que des sursauts trompeurs.

Reatail Sales, NSA 1999-2020

Et pour cause malgré les chiffres bidons du chomage, il n’y a jamais eu de véritable reprise du travail mesuré par le  nombre d’heures travaillées, ce qui est pourtant le seul critère non contestable.

CES Index of Aggregate Weekly Hours, 2010-2020

Comment expliquer cela? C’est très simple et on n’ y pense pas!

C’est parce que ce qui oscille, ce qui se transmet c’est non pas le réel, mais les croyances, les sentiments, les émotions. La Fed manipule les idées que le public se fait mais elle ne crée pas de vraie monnaie et le système économique ne distribue pas de vrais revenus qui permettraient d’acheter plus.

Tout ce qui monte c’est l’air chaud, le  vent, la Bourse et les opinions des gens:

The Real Monetary Policy Mechnism, 1999-2019

La politique monétaire ne crée pas  d’argent depuis des décennies pour la bonne raison que les apprentis sorciers se sont fait prendre à leurs « tours de passe passe », ils ne savent plus, plus personne ne sait ce qu’est la monnaie et ou elle est.

Il ne reste donc d’efficace que la crédibilité de toute geste ou plutot gesticulation.

L’intérêt d’une baisse des taux, est uniquement de signaler  au marché boursier que la Fed est là, qu’elle va faire  quelque chose. Le public a été amené à croire que quelque chose de bien se produit lorsque le président de la Fed se présente à la télévision.

Et cela marche quelques heures, quelques jours , quand je vous dis que c’est le culte du cargo! Nous sommes dans les superstitions primitives .

Personne ne cherche à depasser ces supersitions primitives car les banques centrales et les gouvernements se sont mis à l’abri de toute rationalité , ils se sont construits des piedestals d’autorité. Ils parlent d’autorité, comme dans les temps  anciens le faisaient les grands prêtres des religions.

L ‘enjeu et le ressort des  politiques «modernes» ce sont les  émotions.

En attendant eh bien il faut injecter du pognon  toujours du pognon, encore du pognon ! C’est cela l’inflationnisme.

Les « repos » qui devaient être exceptionnels ne se réduisent pas, au contraire; regardez les demandes de liquidités en jaune! En route vers de nouvelles aventures, en route vers QE 4.

Sera-ce suffisant pour stabiliser le marché? Bien sur que non, l’ogre est de plus en plus gourmand, il veut tout et à chaque fois il veut de plus en plus. Attendez vous à de nouvelles baisses de taux, à des nouvelles liquidités, à de nouvelles largesses, a des Swaps de dollars pour ceux qui en manquent.

Attendez vous à des avalanches.

Est ce que cela aura la moindre influence sur l’économie réelle? Bien sur que non tout cela ira vers la finance vers l’imaginaire du système, vers le gouffre sans fond. 

Au stade ou nous en somems seul le fiscal permettrait de soutenir l’économie réelle, mais le fiscal eh bien il n’a plus les moyens , le roi fiscal est nu.

La seule solution de bon sens, terrible solution destructrice, c’est l’argent tombé du ciel parachuté directement sur ceux qui en ont besoin, c’est « l’helicopter money ».

En prime:

Milton Friedman a écrit en 1963, dans « Une histoire monétaire »

C’est une tendance naturelle de l’homme que de  s’attribuer le mérite des bons résultats et à chercher à éviter le blâme des mauvais.

C’est ce qui vient à l’esprit quand on lit  les rapports annuels du Federal Reserve Board, on y voit avec  netteté le modèle de la puissance attribuée au système.

Dans les années de prospérité, la politique monétaire est bien sur  un instrument puissant, sa  gestion habile mérite les louanges  pour le cours favorable des événements;

dans les années d’adversité, la politique monétaire n’a si on croit les responsables que  peu de marge de manœuvre et tout ce qui va mal  serait largement la conséquence d’autres forces… 

 

 

 

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