Le populisme est devenu une escroquerie .

Mauldin est un bon.

Il est mondialement connu car il sert de conseil d’investissement direct ou indirect à un nombre extrèmement important de gens ou d’institutions. Il est respecté, peu critiqué.

Je le suis et le lit  depuis que ses lettres existent et j’admire son travail synthétique et celui de ses équipes. Mauldin pense, étudie l’histoire, et il travaille dur.

Il fait des symposiums remarquables avec des gens bien. Eh oui , il y en a dans la finance.

C’est un capitaliste pur et moral. Voici ce qu’il écrit , je vous le livre car je considère que le fait que Mauldin ecrive ce texte est très significatif de l’état du capitalisme.

« La «financiarisation» de l’économie américaine a entraîné une disparité croissante des revenus et des richesses. Cela me fait mal de le dire, mais  le «système» est vraiment truqué.

Quelles que soient les bonnes intentions de la Réserve fédérale en particulier et du gouvernement américain en général, ils  ont faussé les boucles de rétroaction économique qui équilibrent un véritable système économique fondé sur le marché.

Le fait est que nous avons déjà le «socialisme» aujourd’hui. Ce n’est pas le socialisme que nous craignions en 1974. Nous avons socialisé les risques du capitalisme, au profit d’une petite partie du pays, tandis que la  plus grande partie se débat dans les difficultés ».

Bien sur allez vous me dire: c’est ce que vous  répétez à longueur d’année.

Mais l’information n’est pas dans le contenu de ce que Mauldin dit, non elle est dans le fait que quelqu’un comme lui, dans sa position le dit.

Ainsi, Mauldin admet ce qui est évident pour vous et moi depuis longtemps, que l’économie américaine est caractérisée par le socialisme pour la classe dirigeante riche et la concurrence féroce entre les autres,  entre  tous les autres.

La loi du marché c’est bon pour les faibles, il faut qu’ils s’entre-déchirent pour s’affaiblir encore  plus, se divisent afin de laisser les ultra riches prospérer.

C’est l’idée que je cherche à faire passer quand je dis que les esclaves sont dans l’arène comme les gladiateurs et qu’ils s’entre-tuent pendant que les maitres sont sur les gradins à se goberger entre eux .

Il cite ce fait comme la principale raison pour laquelle l’outsider politique Donald Trump a été élu président en 2016 et pourquoi Bernie Sanders «socialiste» pourrait être élu président en 2020.

Je suis d’accord.

Tous les deux sont considérés par l’électorat comme «populiste», ce qui signifie ostensiblement « anti-élite ».

Trump représentant le populisme de droite et Sanders le populisme de gauche.

En fait, c’est tout à fait le contraire. Ils ne sont populiste ni l’un ni l’autre, ils ont surfé, ils surfent sur la vague populiste pour monter sur le trône, mais  rien dans leurs actes  ou dans leur programme ne va dans un sens qui changera l’ordre de choses et l’exercice du pouvoir.

Trump, on l’a vu n’ a de cesse de faire des cadeaux aux ulra riches et il s’est couché face aux néo cons bellicistes ; tandis que Sanders dans son programme se garde bien d’écorner l’ordre américain actuel: il distribue mais sans prendre, il fait semblant avec une politique  financière du type MMT et une politique etrangère qui entérine l’impérialisme.

Le populisme est devenu une mode, un style, une recette politique pour gagner comme Boris Johnson, mais pas pour revenir vers le peuple ou pour  lui rendre le pouvoir. Non c’est pour s’en servir comme marche-pied et continuer à servir les mêmes maitres qu’avant.

 

2 réflexions sur “Le populisme est devenu une escroquerie .

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