Voici ma réponse :
Désolé mais pour avoir une fourchette de prix pour l’or il faudrait avoir un instrument de mesure de la connerie humaine et surtout de celle de nos dirigeants. Rien qu’avec les mesures décidées cette semaine un marché libre de l’or le propulserait près de $5000 l’once ! Donc vous voyez!
L’or est un invariant clef du système et les niveaux actuels sont à interprêter comme l’était le niveau de 35 dollars l’once de 1934 fixé par Roosevelt.
La rupture des invariants dans l’histoire coincide toujours, cause ou conséquence, avec une crise.
Lisez, cela vous aidera à comprendre le présent; un besoin considerable de créer de la monnaie pour liquéfier les marchés va affecter l’or et son prix.
Si le prix du metal ne bouge pas , il sera rationné.
Il faudra ensuite soutenir l’économie et les échanges mondiaux. Les masses monétaires vont exploser.
Mais l’histoire est lente, il faut laisser le temps au temps.
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Dans les médias…
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Jacques Mornand, « Le casseur et les payeurs »
«…En fait, on assiste à une redistribution complète des mises sur l’échiquier monétaire international. Mais elle n’a pas le sérieux qui convient à ce genre d’opération. C’est une empoignade, avec tous les risques que cela implique. Washington veut maintenir à tout prix son leadership économique et financier à l’échelle de la planète. C’est ce qu’affirme le président Nixon au lendemain de Camp David. Peut-il atteindre cet objectif aujourd’hui, où le potentiel américain reste le premier du monde mais se trouve relativement amoindri par rapport à ce qu’il était dans les années 1950 ? C’est là une des questions essentielles. Mais si les pays qui sont placés par Nixon devant le fait accompli continuent à s’entredéchirer comme ils l’ont fait à la conférence de Bruxelles, alors le président des États-Unis aura les mains libres. Le Dollar gagnera sur tous les tableaux. De nouvelles crises monétaires encore plus graves que celles d’aujourd’hui se produiront immanquablement. » Le Nouvel Observateur (France), 23 août 1971, p. 20. S.A., « La balle dans le camp européen » «…Le paradoxe de la situation créée par les initiatives annoncées par M. Nixon, dimanche dernier, est que la balle est maintenant dans le camp européen. Le dollar est malade, mais c’est finalement aux principaux partenaires commerciaux des États-Unis de pendre les dispositions qu’appelle la décision de suspendre la convertibilité de la monnaie américaine en or. Afin que nul n’en ignore, M. Paul Volcker, sous-secrétaire au Trésor des États-Unis, a dit et répété, depuis son arrivée lundi à Londres, aux hauts fonctionnaires des principaux pays européens, conviés pour s’entendre expliquer la nouvelle politique des États-Unis : « Nous ne sommes pas là pour négocier. » C’est qu’à Washington on voit les choses de manière bien différente que de ce côté-ci de l’Atlantique. Pendant de nombreuses années, les Européens ont fait valoir les dangers inhérents au déficit de la balance des paiements des États-Unis et à l’inflation monétaire provoquée par la politique des autorités fédérales. Voilà le moment arrivé, dit-on à Washington, où enfin les Américains prennent le problème à bras le corps. Que faire de plus que ce qu’a annoncé le président Nixon ? Aux Six, maintenant, d’en tirer les conséquences. » Le Monde (France), 18 août 1971, p. 1. Claude Lemelin, « Le coup de Washington » «…Pendant que ce train de mesure restaurera la position concurrentielle de l’économie américaine et que le jeu de l’offre et de la demande rajustera les parités entre les grandes monnaies, les grands argentiers de l’Occident pourront envisager plus sereinement la réforme du système monétaire international qui s’impose. On sait déjà dans quelle voie Washington voudrait que cette réforme s’engage : abandon progressif de l’or comme instrument de réserve au profit des droits de tirage spéciaux ou de quelqu’autre forme de monnaie de papier et élargissement des marges de fluctuations entre monnaies avec rajustements fréquents de leurs parités fixes pour éviter que ne réapparaissent les disproportions excessives qui sont causes de la débandade d’aujourd’hui. Ces propositions sont judicieuses et devraient être appuyées par plusieurs grandes puissances monétaires, dont l’Allemagne fédérale, l’Angleterre et le Canada. Quant aux récalcitrants, ils n’ont qu’à bien se tenir : grâce au geste spectaculaire du président Nixon, les États-Unis tiennent le gros bout du bâton; et pour une fois, on n’a pas trop à le regretter. » |