Résumé:
Les banques centrales sont domestiques. Mais la finance et la monnaie sont mondiales. Il y a désajustement entre le lieu sans frontières ou se posent les problèmes, le marché financier/monétaire global et les pouvoirs de les résoudre qui eux ne sont que nationaux.
Typiquement , c’est le symptôme du développment inégal: l’homme a été dépassé par ses créations. Nous avons besoin d’une banque « dollars »mondiale!
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Les diverses interventions des banques centrales et des gouvernement sont impressionnantes. Les montants sont colossaux, on a perdu toute retenue.
Je ne crains pas de dire que nous sommes dans le bluff. Nous sommes dans une tentative forcenée d’impressionner les marchés. On joue sur les perceptions en espérant que les réflexes qui ont fonctionné dans le passé fonctionneront à nouveau.
Il faut à tout prix stopper les enchainements négatifs, empêcher ce que l’on appelle la reflexivité, car si ils entrent en résonance avec l’économie réelle alors les degats seront amplifiés, décuplés.
Et de fait cela peut marcher.
J’ai le sentiment-fragile- que la communauté boursière et bancaire a envie de jouer le jeu et de ne pas combattre les autorités monétaires; ceci se comprend car elles ont plus à gagner à jouer le jeu qu’à se comporter en voyou, en rogue. Mais attention cela n’empêche pas les comportements individualistes de survie en particulier dans la constitution de réserves et dans le refus de prendre des risques pour soi!
Le véritable adversaire se situe ailleurs mais on ne sait pas ou.
Le véritable point faible du système celui qui n’est même pas connu et théorisé par les autorités c’est le marché global, extra territorial, du dollar, l’euro et l’asia dollar.
Le dollar index à nouveau au dessus des 100 au DXY
Comme en 2008, c’est la rareté du « dollar »qui fait problème face à ce que l’on appelle un « dollar » short considérable , qui se chiffre par trillions.

La regulation et le pouvoir des autorités s’adressent aux marchés domestiques , un peu aux marchés internationaux mais pas au marché/besoin global du dollar hors USA; or c’est la que se définit la masse monétaire mondiale, c’est là que se joue la crise .
Si le marché du « dollar « entre en blocage complet , c’est lui qui produira la crise bancaire comme ce fut le cas en 2008 . Tout se joue en dehors de la portée des mesures domestqiues US car il n’y a pas de banque centrale qui régule la quantité de monnaie mondiale.
Vous avez pu remarquer que les mesures de la Fed ont rétabli un calme relatif sur les Bourses mais qu’elles ne l’ont pas retabli sur les tuyauteries cachées du système, sur les changes, sur le refinancement du shadow et sur le refinancement en dollars des pays. Les swaps de devises ont échoué à produire un effet.



Les pays ont vendu des Treasuries US afin de se procurer des « dollars », ils sont à la courette et ils ne veulent pas que cela se sache car cela risque de déclencher la spéculation contre eux ou contre leurs banques .
Exemple : l’Inde


Les innovations comme la FIMA (Repo Facility) démontrent que le problème est colossal et qu’en fait on ne sait pas comment le prendre dans les structures et dans l’état actuel des connaissance; on a une sorte de « run » souterrain et international que l’on se sait pas très bien traiter. Les gouvernements étrangers sont sur le point d’être submergés par les problèmes du « dollar » alors que le risque d’une d’une GFC2 se profile à l’horizon.
[Bloomberg] Yuan Weakens Past Key Support Level as Depreciation Quickens
[WSJ] Fed Temporarily Eases Capital Requirements for Big Banks