Nouvelles révélations sur les masques

Alors que la presse était unanime à soutenir le gouvernement lors de son combat contre les gilets jaunes, nous avons noté une évolution au fil des mois dans le sens d’une prise de distances.

C’est mainteant net et sans contestation aucune, la presse a retrouvé une certaine autonomie, elle révèle des choses désagréables, elle critique; et cela va du Journal Le Monde, au JDD en passant par l’Express, le Figaro etc. Il n’y a que Les Echos D’Arnault qui restent alignés, le petit doigt sur la couture du pantalon.

Le mouvement de degel est perceptible sur les chaines de télévision, mais il n’est pas aussi net.

Il y a une sorte de liberation et de depolarisation en cours, croisons les doigts! Les médias reflètent un peu mieux et plus activement les mouvements de l’opinion publique.

Auraient il retrouvé un peu de dignité ?

Il y a plusieurs explications , ce dont je suis sur c’est qu’il ne s’agit pas d’instructions de la direction, il s’agit de choix journalistiques individuels.

Nous sommes dans un domaine certes politisé mais moins directement et sous cet aspect, la marge de liberté est plus grande.

Une liberté très remarquée;

Par ailleurs les journalistes sont aussi des personnes avec des familles et ils doivent etre sensibles au fait que le gouvernemlnt met en danger les vies d’autrui par ses incompetences , ils voient forcément que le gouvernement n’est pas à la hauteur, et qu’il est incapable d’assurer la gestion de l’épidemie.  Leur santé est menacée, ils sont personnellement mis en danger.

Certains me font entendre une autre interpretation qui vaut ce quelle vaut mais elle  est vraisemblbale; plusieurs ministres et cabinets ministériels sont ulcérés, ils  se considèrent comm « en bout de course », ils en ont marre  « du bordel » et des incohérences présidentielles. Ils multiplient les fuites ou remises de documents internes.

Une sorte de sauve qui peut?

Ainsi, c’est le JDD qui écrit:

Les Français pourront-ils sortir masqués le 11 mai? Pour l’instant, le gouvernement n’a pas fait de recommandation officielle en ce sens ; seule l’Académie de médecine invite à revêtir une protection en tissu.

Mais les réserves de ces pièces lavables et réutilisables pourraient ne pas être suffisantes, du moins au début du déconfinement.

Selon une note des services d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, que le JDD s’est procurée, « l’adéquation moyens-besoins » pose question. « La production nationale hebdomadaire et les importations sont encore insuffisantes à ce stade pour couvrir la totalité du besoin », prévient ce document rédigé le 14 avril.

Lire aussi – Pénurie de masques : enquête sur une faillite d’Etat

Dans le détail, les besoins sont évalués à 376 millions d’usages hebdomadaires pour les « secteurs à déconfiner en priorité » et à 600 millions pour « une utilisation plus globale ».

L' »usage » (en masques par semaine) est, en langage administratif, l’unité de mesure des besoins pour une personne qui en utilise deux par jour, cinq jours en moyenne. Le document précise qu’il faudra définir « un équipement minimal (2 à 6 masques) ».

Le constat d’un risque de pénurie temporaire

« Au démarrage, le nombre d’unités disponibles sera nettement insuffisant pour donner plus d’un ou deux masques à chaque personne« , s’inquiète le secrétariat d’État, qui est chargé au gouvernement du dossier des masques en tissu.

Tout en se voulant rassurant : « La production et les importations continueront de s’accroître après le 11 mai et dépasseront cette cible à partir du 18 mai si les prévisions sont atteintes. » Ce constat d’un risque de pénurie temporaire étant fait, Bercy propose donc d’augmenter « encore la production en France » et de rechercher « de nouveaux producteurs étrangers pour diversifier [notre] risque fournisseur ».

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Le document dresse aussi un état des lieux des besoins en masques chirurgicaux et FFP2 : 60 à 70 millions chaque semaine pour les secteurs de la santé et du social et les Ehpad ; 12 millions pour d’autres services publics et certaines entreprises.

Les comparer au volume de la production en France permet de mesurer l’état de dépendance du pays. La note de Bercy estime en effet mi-avril que « la production française de masques à la norme pourrait s’élever à : 11,4 millions de masques chirurgicaux et 6,8 de FFP2 ». S’il est atteint, ce volume restera insuffisant – d’où le recours à des importations massives.

La montée en puissance est progressive et se poursuivra au-delà du 11 mai. Mais toute la filière textile est mobilisée, on pousse les feux

Le risque de pénurie pointé à la mi-avril est-il toujours d’actualité? « Il faut se battre, indique-t-on dans l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher. La montée en puissance est progressive et se poursuivra au-delà du 11 mai. Mais toute la filière textile est mobilisée, on pousse les feux. » À Bercy, on rappelle que le 13 mars, date à laquelle le projet de constitution d’un stock de « masques grand public » a été lancé, « l’industrie française n’en produisait pas un seul ».

La secrétaire d’État détaillera demain le circuit de production de ces masques filtrants, réutilisables une vingtaine de fois, dont les performances en matière de filtration ont été testées par la Direction générale de l’armement. Produits par 242 entreprises en France, mais aussi dans des usines marocaines ou tunisiennes, ces quelque 390 modèles, identifiables grâce à un logo officiel, seront vendus à un prix maximum de 5 euros dans les bureaux de tabac, les pharmacies et la grande distribution.

L’appel à l’élaboration d’une « stratégie de long terme »

La note se conclut par un appel à l’élaboration d’une « stratégie de long terme de sécurisation de la France en matière de masques de protection » et à la reconstitution d’importants « stocks d’État ». Cela renvoie à la polémique née en février, au moment où l’opinion a découvert que les réserves du ministère de la Santé, constituées de plus de 1 milliard de masques chirurgicaux et FFP2 il y a dix ans, avaient fondu. Il faudra « préparer l’acceptabilité par le public des masques “grand public” », ajoute la note de Bercy. Manière d’acter le fait qu’il s’agit de pis-aller pour temps de pénurie.

Dans les différents anciens plans de préparation à une pandémie, il était en effet prévu que la population, et pas seulement les soignants, soit équipée de masques chirurgicaux, plus efficaces. « Je n’ai pas le souvenir qu’on ait parlé un jour de masques en tissu. Il y a eu un changement de doctrine quand les autorités se sont rendu compte qu’il n’y aurait pas assez de masques chirurgicaux », décode le professeur William Dab. Mais cet ancien directeur général de la santé espère que le gouvernement rendra obligatoire l’usage des modèles en tissu dans l’espace public : « Même si la protection n’est pas parfaite, toute mesure de réduction du risque est bienvenue. »

2 réflexions sur “Nouvelles révélations sur les masques

  1. Sans faire le moindre complotisme, il est évident que les milieux dirigeants ont intérêt à commencer à envisager des alternatives à Macron (comme il l’ont fait pour Hollande, dans les dernières années de son mandat).

    Il ne s’agit pas (encore) de lâcher Macron. Juste de commencer à avoir plusieurs fers au feu.

    Personnellement je verrais bien Valérie Pécresse dans ce rôle d’ersatz, de produit de substitution. Mais d’autres options sont possibles.

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    1. L’accusation de complotisme ne tient pas. Croyez moi, ce serait leur faire un compliment que de les accuser de complotisme! Le complot implique, une intelligence, une volonté et une coordination qui sont hors de leur portée!

      Il n’y a pas asez d’intelligence disponibible chez les élites pour qu’ils soient capables de complots sophistiqués et globalisants.

      Non il y a des convergences spontanées, systèmiques, logiques et cela suffit. Mais les convergences n’empêchent pas les antagonismes et les contradictions au sein de ce qu’on peut appeler la Bourgeoisie mondiale financiarisée.

      Regardez les antagonismes evidents en ce moment entre les bourgeoisies anglo saxones qui jouent le déficit spending et la fuite en avant et la bourgeoisie continentale qui joue encore l’ancrage et l’orthodoxie.

      Ceci en raison des spécialisations économiques très différentes et d’une culture moins marquée par la most modernité..

      En France nous sommes le point de partage entre la bourgeoisie traditionnelle, type Michelin, Dassault par exemple et la bourgeosie plus globalisée comme Arnault ou Axa

      Les bourgeoisies luttent ensemble contre les salariés mais entre elles pour capter le pouvoir et le capital.

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