Quand on met de l’infini divin, sur du fini humain, les Dieux se vengent. Face à la punition, l’option du nucléaire.

L’arsenal nucléaire a maintenant supplanté les bazookas impuissants.

Les décideurs monétaires  « mènent la dernière guerre » , la guerre finale et c’est pour cela qu’ils abandonnent toute retenue et toute prudence.

C’est à partir de cette conviction que je prends plus de risque et que je produis des propos et des écrits moins nuancés.

Les élites monétaires, passées et présentes elle même abndonnent la retenue.  Elles poussent pour l’usage du nucléaire et l’abandon de toute considération des effets indésirables.  La  bonne vieille attitdue qui consistait à mesurer/apprécier  la balance des risques , à peser le pour et le contre, cette attitude disparait.

Ainsi au Brésil le ministre des finances n’hésite pas  à promettre de « noyer  » sous un déluge de monnaie en cas de dépression..

Il ne s’agit plus de préserver les grands principes du système, de faire semblant  de maintenir l’essentiel,  non il s’agit d’éviter la grande révulsion et pour cela peu importe si on en détruit des pans entiers.

L’un des plus grands parmi les grands investisseurs , Paul Tudor Jones a rendu public le fait, que face au nucléaire monétaire il achetait du Bitcoin. Croyez moi PTJ n’est pas n’importe qui, c’est l’une des personnes les plus compétentes de la planète.  Lagarde et autres Powell ne tiendraient pas 10 minutes face à un débat avec Paul. Je suis généralement avare de mes appréciations.

Les 40 dernières années ont constitué la plus grande période d’innovation et de progrès technologique depuis les «années folles».

Le monde a connu une période d’innovation financière sans précédent  sous le signe des mathématiques et des sciences statistiques.

On a opéré un passage historique, magique, Faustien  des prêts bancaires traditionnels délivrés par les banques à un système dominé par la finance de marché protégée, couvée par  les interventions  de plus en plus rapprochées et puissantes des  banques centrales.

Les marchés financiers fonctionnent maintenant comme de gigantesques banques sans cerveau, sans personnel compétent, sans credit-men , sans règles prudentielles, simplement guidés par l’appétit du gain,  du jeu et les insticts moutonniers .

Et maintenant ce sont les marchés qu’il faut sauver au lieu des banques.

Pour sauver une banque il fallait des dizaines de Milliards, maintenant pour sauver la Grande Banque qui fait la transformation mondiale, la Grande Banque qui fait du long avec du court, la Grande Banque qui fait du sans risque avec le risque, la Grande Banque qui fait de l’eau claire avec l’eau des égouts,  il faut des Trillions!

Il faut des Trillions et les capitaux propres des banques centrales sont dérisoires!

Il faut des Trillions et les capacités de garantie offertes par les gouvernements surendettés sont minuscules, laminées au plus fin.

il faut des Trillions et les économies productives sont en chute libre, les cash flows sont drainés, inversés, transformés en perte.

La seule issue c’est vrai c’est le nucléaire, non pas en tant  que suscpetible d’apporter un remède, non mais en  tant que susceptible de terroriser les peuples et les économies et ainsi de leur faire accepter l’inacceptable comme la destruction programmée des monnaies.

L’innovation dans l’économie réelle a alimenté la finance et l’excès financier a stimulé l’esprit d’entreprise et la prise de risques.

En combinaison, l’innovation dans les économies réelles et dans la finance a alimenté des changements historiques dans la structure financière et économique. Ces changements ont été non voulus, non maitrisés, ils ont eu leur logique propre, une logique fatale d’engrenage, pas celle de la volonté des hommes.

Autrement dit les hommes ont été dépassés par les forces qu’ils ont déclenchées.

C’est bien sur  dans le domaine  du risque que cela a été le plus considérable; on s’est laissé entrainer dans un engrenage de la fausse assurance par les dérivés sans se rendre compte qu’in fine à moins de trouver un re-assureur sur la planète mars ou  mercure  il n’y avait pas de vrai assureur final. Personne n’a les reins assez solide pour absorber le Risque.

Le risque final le risque ultime ne disparait jamais vous avez beau le disséminer, lors des crises il se re-concenrte , il se cristallise,  il converge vers le lieu ou il a pris naissance,  et se mobilise, c’est à dire qu’il revient comme une vengeance sur cette institution que l’on appelle le Marché. Ce que j’appelle La Grande Banque.

Je suis l’un des rares à avoir compris  la metamorphose de la fonction bancaire traditionnele qui a transforme le Marché en la Grande Banque

Le risque, dans un système, il faut bien que quelqu’un le porte et l’assume; se refiler le  mistigri cela ne suffit pas. Surtout quand le prix du risque, le prix de ce mistigri n’est pas à son prix. Quand le prix du risque n’est pas au niveau  qu’il devrait etre, alors les capitaux propres pour faire face au risque sont partout, partout insuffisants.

Le prix du risque, quasi nul est l’une des plus colossales erreurs des apprentis sorciers depuis 20 ans. C’est leur crime Promethéen ils ont voulu défier les dieux.

La Réserve fédérale a essentiellement appliqué une politique monétaire follement  accommodante au cours des trente dernières années. Afin de noyer et donc de dissimuler le risque. Elle a transformé le risque réel de non-solvabilité en un risque de liquidité.

C’est là ou elle a défié les Dieux: la solvabilité est limitée et elle le sera toujours par definition, tandis que la liquidité, dans un regime de fiat monnaie est infinie.

Le defi Promethéen est d’avoir apliqué de l’infini, la liquidité sur du fini, la solvabilité. C’est un mismatch radical, un désajustement criminel. Qui doit être puni.

Cela a fait exploser les animal spirits, les esprits spéculatifs.

Après avoir commencé les années 90 à environ 450, le Nasdaq Composite s’est échangé en février dernier à un plus haut historique de 9 838 .

L’expansion du crédit a été implacable, la dette non financière passant de $10,5 Trillions pour commencer les années 90 à 55 Trillions  aujourd’hui.

Une réflexion sur “Quand on met de l’infini divin, sur du fini humain, les Dieux se vengent. Face à la punition, l’option du nucléaire.

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