Editorial: Le système capitaliste dégénéré nous refait le coup du chantage

Les grandes institutions du système comme la BRI, ou l’OCDE  sont d’accord pour reconnaitre que les politiques de régulation et de sauvetage menées par les gouvernements et les banques centrales produisent des économies de zombies et de rentiers.
Des économies de morts-vivants et de prédateurs.
Ces politique visent à lisser l’activité économique, empêcher  les récessions, les assainissements et les destructions de dettes pourries. elles empêchent le système de se purger, elles refusent l’élimination des firmes dépassées, non compétitives en leur donnant la possibilité de survivre par des accumulations de dettes et de crédit gratuits.
L’outil pour ces politiques c’est la planche à billets digitale, le crédit gratuit et le sauvetage à coups de trillions lors des chocs et surtout la promesse que ce sera maintenant toujours ainsi , promesse importrante car elle incite le capitalisme  pourri à ne pas se reformer.
Ces firmes nuisent à la productivié globale, donc elles nuisent à la croissance et à l’emploi; elles favorisent la déflation par offre excessive et surtout par suraccumulation de capital fictif qui , pillant le surpoduit, agit comme un boulet aux pieds de l’économie vivante, efficace.
Ces politiques sont à courte vue et elles sont criminelles.
A courte vue car elles laissent s’accumuler des dettes, des actifs financiers qui sont de qualité douteuse, dont la valeur est fragile et dépendante uniquement du maintien de politiques monétaires laxistes de type Ponzi , elles sont destructrices de ressources  et finalement  elles stimulent  de l’esprit de spéculation.
Criminelles car elles fragilisent tout le système financier, économique et social en créant des inégalités croissantes, en pervertissant le rôle de la monnaie et en incitant les capitalistes les plus inefficaces à s’impliquer en politique, à contrôler les politiciens pour maintenir leurs avantages acquis.
Elles obligent à hausser le taux d’exploitation des salariés car ils veulent leur profit et maintenir leur train de vie, il faut honorer leurs dettes.
Elles  donnent un exemple déplorable qui détruit les modèles sociaux, et  ainsi contribuent à pervertir encore plus nos sociétés.
Ces politiques sous tous les aspects détruisent la confiance. Confiance dans la légitimité de l’ordre social, sa solidité, dans l’équité et l’avenir de nos systèmes.
Même aux USA, plus de 50% des jeunes préferent le socialisme à ce capitalisme dégénéré dont ils ont le triste spectacle.
Le capitaliste  n’est plus celui qui entreprend, qui innove et produit les richesses, , c’est celui qui profite des hommes et détruit la nature .
On estime a près de 20% maintenant la proportion de zombies. La proportion de rentiers n’est pas connue car on ne s’accorde pas sur la définition; il est évident que les GAFA sont rentiers mais comment en chiffrer la partie concernée?
Les rentiers monopolistiques pillent la masse de profit mondial disponible tout comme ils pillent le pouvoir d’achat,  ils détournent du profit qui irait vers d’autres activités,  et ainsi obligent le système qui ne les détruit pas à peser sur les rémunérations des salariés et à revenir sur leurs avantages acquis.
Le système accepte la concurrence pour les salariés et entre eux pour faire baisser leurs rémunérations , mais il refuse la concurrence des capitalistes entre eux qui les ruinerait car cela poserait un colossal problème financier aux banques et aux marchés .
Les capitalistes dégénérés tiennent le système en otage, ils le menacent implicitement du chaos comme l’ont fait les banques en 2008 pour être sauvées.
Le chantage au chaos prend la forme cynique du chantage à l’emploi.
C’est un  système qui pourrit de sa dissymétrie. La concurrence ravageuse pour les uns et la protection coûteuse pour les autres
Le refus des aléas de la vie économique, le refus des lois objectives , inhérentes au système capitaliste,  le refus des fonctions créatives de la destruction modifient en profondeur les règles du jeu et c’est cette modification qui crée un engrenage fatal, de plus en plus irrésistible.
Le capitalisme ne peut aller au bout de sa mission civilisatrice, il ne peut accomplir sa fonction historique temporaire vers un système plus adapté. On s’installe dans la des-adaptation.
Non seulement nous détruisons les force productives, mais nous détruisons, l’humain qui va avec,  les structures, les infrastructures et les principes; peu à peu nous ne  tenons plus que par le mensonge, le contrôle, la fausse monnaie,  la surveillance , la violence.
Et au bout du chemin, la guerre.
En Prime 
Au cours des 8 dernières semaines, les banques centrales ont acheté 2,4 milliards de dollars d’actifs financiers par heure. Elles ont enrichi considérablement ceux qui les leur ont vendu avec de l’argent tombé du ciel, mais en réalité pris dans la poche des générations à venir
Si la banque centrale cessait davoir le droit de créer de la monnaie et du crédit gratuit pour ce capital parasitaire, le système s’assainirait, la morale , l’épargne , la souveraineté populaire pourraient à nouveau refaire surface.
Les inégalités et la disparition de la souveraineté des peuples s’analysent comme consequences de l’évolution du système capitaliste, devenu pervers et prébendier;: il ne risque plus ses capitaux, il ne finance plus ses investissements mais il surexploite!
C’est parce qu’il ne supporte plus les risques et n’est plus détruit quand il est inefficace que ce capitalisme parasitaire s’accumule et s’accumule, la pourriture n’est plus détruite et au contraire elle gouverne, elle fait de la politique !
Les inégalités et la disparition de la souveraineté des peuples s’analysent comme consequences de l’évolution du système capitaliste, devenu pervers et prébendier;: il ne risque plus ses capitaux, il ne finance plus ses investissements mais il surexploite!
Ce capitalime illégitime est un capitalisme dans lequel l’état aide à exploiter et la banque centrale aide à financer et à absorber les risques tandis que le capitaliste prelève , s’octroie. C’est un capitalisme parasitaire.
Le système promu par les banques centrales est un système dégénéré. Avant, le capital devait avoir assez de fonds propres pour faire face aux risques; grâce aux banques centrales, il n’en a plus besoin il peut travailler avec capitaux réduits et du levier: il est toujours sauvé!
Le capital a pour fonction d’absorber les risques, c’est un tampon; pour faire plus de profit tout en engageant moins de capital le système a supprimé la fonction d’absorption des risques, et même celle du financment, il se borne a diriger et recolter.
C’est un capital connivent, crony, avec les gouvernements et les banques centrales, alliés pour tondre, d’ou le fait que ceux ci sont nommés, désignées par le très grand capital et sont independants des peuples souverains.
Capitalisme d’état car la fortune de ces deux zozos a été faite par pillage politique , Arnault c’est Boussac et Lagardère l’armement et l’Indochine- qui montre la nature crony , copains et coquins du système, unis pour resister au capitalisme activiste pur et dur de Ambers.
La famille Lagardère a pillé l’héritage Matra – écuries de chevaux, danseuses, foot- laissé par S. Floirat lequel avait fait fortune sur le trafic de la piastre en Indochine. Il est beau ce capitalisme c’est celui de nos élites et de notre classe politique et médiatique . 

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