Editorial. Sortie de crise; c’est maintenant qu’il faudrait avoir l’audace du « en même temps Monsieur Macron!

L’enjeu de toute crise c’est:  qui va payer?
Les élites cherchent déja cyniquement à faire supporter le poids de la crise aux salariés.
Cela ne leur suffit pas de le faire indirectement par le jeu de la dilution de la valeur de la monnaie- effet Cantillon-  elles veulent aller plus loin.
Peut être  font elles le raisonnement cynique qui leur fait imaginer d’utiliser la crise pour accélerer la reconstitution de la profitabilité du capital français.
C’est probable.
 Il ne faut jamais gâcher les opportunités offertes par une bonne crise et essayer de profiter de tous les alibis pensent les conseillers et autres ingénieurs sociaux. .
Deja on a profité de la pandémie pour  sauver une énième fois les secteur financiers et boursiers qui étaient au bord du gouffre depuis  septembre 2019 .
N’oubliez pas que la crise du crédit  couvait, on avait du injecter près de 1 trillion en fin d’année 2019. Et la conjoncture se dégradait à une vitesse grand « V ».
En ce sens la crise du Covid a été du pain béni!
Donc on lance quelques ballons d’essai pour amorcer le paiement de l’ardoise par les salariés : prélevements sur le droit à congés, horaires intensifiés , durée du travail flexibilisation et maintenant proposition de baisse pure et simple des salaires.
Ah les braves gens! Rien ne les arrête.Même pas le bon sensn économique .
Baisser les salaires, le prix principal, le prix directeur dans une économie controntée à la déflation c’est la politique de Gribouille qui se jette à l’eau pour ne pas être mouillé, c’est une politique de hausse du profit et de surexploitation. 
La conséquence d’une baisse des salaires, c’est la baisse du pouvoir d’achat, la baisse de la demande intérieure et le rééquilibrage de la balance extérieure par baisse des importations et hausse des exportaions. Travailler plus pour jouir et consommer moins.
En fait c’est une dévaluation austéritaire interne qui ne vise comme debouché que la demande étrangère et donc le pillage de la demande des autres pays . Si ils faisaient la même chose ce serait la répétition de l’engrenage de 1930!
Baisser les salaires dans un contexte déflationniste c’est la recette pour transformer cette situation très grave en une véritable catastrophe économique. Ces gens sont des apprentis sorciers qui n’ont aucune idée de ce qu’il font. À moins que ce soit leur projet
Nous avons le Patronat le plus bête du monde, celui qui n’a rien appris, rien compris.
La seule solution pour sortir par le haut de cette double crise c’est le moratoire, la restructuration des dettes et l’euthanasie du capital fictif. Nous sommes en crise de surendettement et d’excès de capital fictif, c’est à ce problème qu’il faut s’attaquer.
Cette solution demande un consensus national car elle passse par des mesures qui vont toucher toutes , je dis bien toutes les classes sociales.
Elle exige un préalable politique, pas de la manipulation, de la propagande ou des astuces de mises à l’écart des forces vives sous prétexte de nazification..
Elle nécessite ue réhabilitation nationale de la masse et sa re-re-transformation en peuple digne. Un sursaut moral éthique de responsabilité partagée.
Le genre de Concertation que l’on ne peut mener que séculairement entre interlocuteurs de bonne foi soucieux de l’avenir de leur pays, de leurs enfants.
Cette concertation ne peut intervenir que dans le cadre d’un grand rendez vous social qui reconnaitrait les problèmes, ferait le bon diagnostic qui est la suraccumulation de droits c’est dire de capita sous toutes ses formes – les rigidités, les droits acquis  aussi sont un capital- , et qui proposerait un Pacte Social ni droite ni gauche; équilibré.
Ce serait le vrai « en même temps ».
Un « en même temps » honorable qui rendrait fiers ceux qui  ont eu le courage de le mettre en pratique.
Je ne crois guère vous le savez à la volonté des hommes ou à leur capacité à modifier le cours des fatalités, ils ne choisissent ps, ils ne commandent pas, ils ne font que faire semblant de diriger. Ce sont des bouchons qui ballotent au gré des vagues.
Mais si la catégorie du politique existait vraiment,  alors ce que je propose serait ce qu’il convient de faire.

 

2 réflexions sur “Editorial. Sortie de crise; c’est maintenant qu’il faudrait avoir l’audace du « en même temps Monsieur Macron!

  1. Nos « gouvernants » ont depuis longtemps abandonné le bien commun. Le proverbe dit: « une personne avertie en vaut deux. » Il convient de le compléter par : « une personne préparée en vaut 4. »

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  2. Je suis votre raisonnement. Mais rien de tout cela n’arrivera.

    Comme vous nous l’avez suffisamment écrit, le système a sa propre logique autonome et il ira jusqu’au bout. Pour le moment, rien d’autre à faire que d’essayer de préserver ce qui peut l’être de l’explosion du système lorsqu’il sera arrivé à son terme.

    C’est triste à écrire, mais au moins cela donne un but à chacun, préserver un peu de capital, un peu d’éthique, un peu de raisonnement, un peu de transmission, un peu de noyau familial et amical…

    Si j’osais une comparaison biologique, il faut passer en mode spores, résister, durer et attendre que les conditions redeviennent favorables à l’éclosion….

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