Editorial: la crise est une crise du Tout, une crise de la pensée. Les perroquets, cela ne pense pas!

A la différence de la plupart des analystes, j’attache peu d’importance aux chiffres.
Ou plutot devrais-je  préciser j’attache peu d’importance à leur magie, je n’y crois guère. Les chiffres,  c’est fait pour mesurer, pas pour penser et surtout pas les laisser penser à notre place.
Je ne crois ni à l’efficacité des corrélations ni à celles statistiques dans la mesure ou fondamentalement  tout cela c’est le refuge de nos ignorances; tout cela évite de chercher à comprendre les liens organiques entre les phénomênes.
Les corrélations , les statistiques, même si elles reflétaient le réel, ce qu’elles ne font pas, sont toujours du mort sur du vif, du sclérosé sur du vivant. Les choses politiques, économiques, sociales, financières et monétaires sont choses humaines ce sont des hommes, de la bidoche, qui sont à l’oeuvre dans tous ces domaines.
Et toutes les pseudo sciences qui sont utilisées évacuent l’humain au profit d’entités mortes, réifiées, inutiles. Ah le fait social! Comme si le fait social existait! Ces clowns qui prétendent nous diriger gèrent des zombies, des morts, des entités, des projections de leurs cerveaux atrophiés, pas des humains. L’humain c’est ce qui les dérange, ils l’évacuent!
Le meilleur exemple c’est bien sur la macroéconomie! Qui aurait imaginé dans le vieux temps que balancer des trillions et des trillions dans les économies ferait aussi peu d’effet réel?
Qui aurait imaginé la folie boursière, le feu d’artifice qui chaque jour, par sa hausse inutile et scandaleuse inscrit en lettres de feu le bouquet quasi final de l’échec des pompiers pyromanes?
La hausse des bourses c’est le deshonneur social des élites qui n’ont pas les moyens , dans leur cadre de pensée névrotique, de remettre la machine économique en marche au profit des hommes et ne savent que nourrir l’Ugolin de la dette, du capital fictif et du capital improductif.
Le grand problème, dans un monde névrosé, névrotique en marche vers la psychose violente, c’est la Transmission , ils ont perdu le grand levier/secret  de la Transmission.
Nous sommes dans une ère historique qui se caractérise par la fluidité, la transformation, la mutation: les invariants varient.
Nous avons buté sur les limites d’un ordre: limites d’un ordre de production, d’un ordre social, d’un ordre monétaire.
Et surtout ; c’est le plus complexe sur les limites d’un ordre de pensée. La pensée positive qui est celle de la bourgeoisie au pouvoir est incapable de mettre de  l’intelligibilité sur le vivant, le mouvant, le mouvement, elle feint d’être dialectique mais c’est à la façon de l’ENA en caricature, car au fond   elle est obsédée par la fin de l’Histoire ce qui lui donne l’illusion  d’ être éternelle.
Il n’y a que les débiles du pouvoir qui ne  voient pas l’état de nos sociétés! Pour éviter de le voir et continuer de croire qu’ils maitrisent les choses , ils produisent des discours, des narratives, des romans, ils réécrivent l’histoire et même le présent:  ainsi  ils font glisser le sens des mots; ah cela c’est leur grand secret changer les dénominations, faire glisser les ombres sur le réel et ainsi prétendre qu’on a du pouvoir sur lui. La maitrise du vent de la Com leur fait croire qu’ils maitrisent les tempêtes et les tremblements de terre du réel.
Dans notre monde, il y a des effets cumulés, des effets de stocks, des effets de tout ou rien et pour compliquer encore plus, dans ces ères ou le passé, le présent, le futur s’interpenetrent, tout est reversible.
Il n’y a ni réference, ni expérience. Ni carte ni boussole.
C’est du génie qu’il faut avoir pour  gérer tout cela or, le génie c’est ce dont ils sont le plus dépourvus! L’école ne leur apprend pas le génie, elle leur apprend la complaisance et la conformité de classe, de rang et de titre.
Les statistiques et les corrélations sont des produits des observations passées et je soutiens que vouloir reproduire un passé qui a échoué est une preuve de débilité. Même ce qui n’a pas échoué et a donné l’impression de marcher a un rendement faible, décroissant.
Les élites ont échoué, elles échouent depuis plusieurs dizaines d’années et ce que nous mesurons; c’est la vitesse de leur glissade mortelle.
Bien sur nous sommes furieux, de subir leurs mensonges, leurs intrusions, leurs coercitions voire leurs mépris mais pourtant nous nous vengeons.
Nous nous en tant que groupe; en tant que macro-agents politiques et économiques inconscients nous sommes en train de leur infliger une défaite historique.
Rendez vous compte de la violence de la claque que nous infligeons à Macron qui s’est fixé pour objectif de réduire la dette , qui s’est fixé pour objectif de nous surexploiter, qui s’est fixé pour objectif de nous voler! Il doit accepter une dette à 125% du GDP. Il  doit accepter de nous payer sans travailler, il doit accepter de nous rendre  ce qu’il nous a volé depuis sa nomination. Macron, ce n’est Prométhée, c’est le maheureux Sisyphe avec son rocher qui l’écrase.
Ils ne réussissent rien, tout leur échappe, tout se disloque , leurs finances, leurs économies, leur société, leurs banlieues, tout. Tout leur pète à la fugure.
Les commentateurs des médias sont aussi nuls que les tenants lieu de dirigeants. Normal, ils  se gobergent  ensemble, ils couchent ensemble et c’est pour cela qu’ils ne servent à rien; aucun n’est capable du recul nécessaire pour voir le tableau d’ensemble ou même d’en éclairer les grandes lignes : ils sont incapables de mettre bout à bout  les pointillés qui pourtant dessinent clairement les contours d’un tableau apocalyptique. Que dire par exemple d’un vétéran comme Duhamel qui en son temps, avait pourtant quelques éclairs de lucidité giscardienne!
Et j’observe avec délices, je ne  le cache pas, l’échec incroyable, historique de ces gens, les banquiers centraux, les économistes, les gouvernements et leurs conseils qui alignent, empilent, entassent les chiffres et en font les lignes et les colonnes qui sont les barreaux de la prison intellectuelle qui protège leur impuissance.
Ces gens ignorent les causes, les effets, ils ignorent l’enchainement des concepts clefs et ils pérorent, ils poussent sur des cordes, ils agitent le marc de café dans les tasses, multiplent les signaux de fumée, ils remplissent la chaudière du Cargo Cult, … et le réel leur échappe.
Ce n’est pas le nique ta mère des banlieues c’est le nique ton banquier.
Dans leur désarroi ils confondent leurs remèdes avec les causes et les causes avec les symptomes, ils ne savent plus discerner les uns des autres, ils appuient sur les freins et les accélérateurs en même temps.
Ici ils nous demandent de reprendre le travail , mais ils multiplient les raisons de ne pas travailler. Ils voudraient que l’on embrasse l’avenir mais ils nous font regarder nos pieds. Qui a compris que pour qu’une société aille de l’avant il faut qu’elle croie en elle, qu’elle ait confiance en elle, qu’elle ait le moral, qu’elle se vive  juste, forte, invincible.
Ils veulent tout et le contraire de tout, en même temps. Souriez, … mais avec le masque! La prospérité économique c’est une  Humeur, une Humeur sociale, un état d’esprit gagnant, vainqueur, audacieux, un élan joyeux, pas un élan de culpabilité.
La pensée inversée, reversible, comme leurs vestes  les aveugle. Ils voient un réel kaleidoscopique, parcellaire, fragmenté, et ils s’y perdent.
Qui voit les liens entre les différentes explosions qui secouent nos sociétés?
La division du travail a produit la division de la pensée.
Personne n’appréhende le tout , mais ils se sont arrogés les pleins pouvoirs.
Qui a une interprétation cohérente, une ligne directrice pour s’y retrouver, une vision? Personne.
Les perroquets, cela ne pense pas!

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