Et demain? Les dettes tout le monde s’en fiche, comme le dit Playmobil, en avant les histoires!

« Un système dominé par la dette est un système sans vrai capitaliste, un système ou les fonds du capital à risque étant insuffisants, on accumule , on empile  les  dettes courtes et longues  et ou, in fine on a recours au sauvetage et aux subventions publiques. Nous y sommes.

Un système de capitalisme  fondé sur la dette est d’abord fragile, ensuite inique car les capitalistes  pillent le bien commun qu’est la monnaie et enfin un système socialiste car toujours on finit par faire payer les pertes par les peuples.

Le capitalisme fondé sur la dette et le levier est un système d ‘accaparement dissymétrque: Les uns confisquent les gains, les autres asssurent les pertes »

Un système de capitalisme financier  débouche toujours sur la socialisation, sur l’exposition du Centre et pour finir, c’est inéluctable, sur la destruction de la monnaie et la mise en péril de l’ordre social.


Le grand verrouillage imposé par la pandémie de COVID-19 a poussé les gouvernements du monde entier à appliquer de vastes programmes de sauvetage et de relance budgétaire.

Ces mesures de compléments de salaires, de paiements de congé et de chomage , de prêts et subventions aux entreprises; et les dépenses d’urgence pour la santé et d’autres services publics, ont été financées par des dépenses publiques supplémentaires équivalant en moyenne à environ 5-6% du PIB,

Avec en plus, les garanties de prêts et les autres aides au crédit pour les banques et les entreprises, c’est une masse au moins deux fois plus importante que les plans mis en place pendant la Grande Récession de 2008-2009 qui a été administrée.

On n’ose imaginer les conséquences futures que ces masses déplacées vont avoir sur nos systèmes, Personne ,ne s ‘en préoccupe.

À l’échelle mondiale, le FMI prévoit que les déficits budgétaires des administrations publiques  atteindront 10% du PIB en 2020, contre 3,7% en 2019.

Dans les économies  avancées, le déficit sera de 10,7%, plus de trois fois plus qu’en 2019.

Le gouvernement américain aura un déficit de 15,4% du PIB.

En conséquence, les niveaux d’endettement du secteur public devraient dépasser tout ce qui a été atteint au cours des 150 dernières années, y compris après la Première et la Seconde guerre mondiale.

Le taux d’endettement du secteur public atteindra  122% du PIB en 2020 dans les économies avancées et 62% dans les économies dites émergentes.

Tout le monde considère qu’il n’y avait pas d’autre alternative que celle de décreter un Lockdown et de combler le trou gigantesque qui en découlait par des dépenses publiques.

J’ai expliqué en 2009 que le fait de refuser la destruction de la pourriture et la sanction des mauvais capitalistes financiers créait un monde sans issue, un monde qui allait êrte dominé par la logique implacable de la dette.

La logique de la dette est implacable en ce sens qu’elle réclame toujours et à toute occasion plus de dettes. C’est une logique d’accumulation incontrolée. Avec des phases finales  qui deviennent exponentielles.

Ils ont brulé leurs vaisseaux ai- je écrit alors.

Un système dominé par la dette est un système sans vrai capitaliste, un système ou les fonds du capital à risque étant insuffisants, on accumule , on empile  les  dettes courtes et longues  et ou, in fine on a recours au sauvetage et aux subventions publiques. Nous y sommes.

Un système de capitalisme  fondé sur la dette est d’abord fragile, ensuite inique car les capitalistes  pillent le bien commun qu’est la monnaie et enfin un système socialste car toujours on finit par faire payer les pertes par les peuples. Le capitalisme fondé sur la dette et levier est un système d ‘accaparement dissymétrque: les uns confisquent les gains, les autres asssurent les pertes.

Si le système avait eu des fonds propres , il aurait eu un tampon pour absorber les chocs! Au lieu de fonds propres dont le vrai nom est « fonds capables  de supporter les risques », on n’a que des dettes c’est à dire des fonds  qui ne peuvent supporter le moindre risque, ils ne peuvent tolérer le moindre accroc à la perfection.

On a vu ce que cela  a donné.

Un système fondé sur la dette, décapitalisé, tout en levier est un système hyper fragile car les pertes sur les créances des uns se diffusent en chaine sur les actifs des autres et le chateau de cartes s’écroule, la cohorte de dominos se couche,  jusqu’a ce qu’on arrive au niveau du bilan du Centre c’est à dire le bilan du couple banque centrale/gouvernement.

Un système de capitalisme financier  débouche toujours sur la socialisation, sur l’exposition du Centre et pour finir, c’est inéluctable, sur la destruction de la monnaie et la mise en péril de l’ordre social.

 

Dire qu’il n’y avait pas d’autre choix est un mensonge.

Bien entendu cela est faux , c’est de la pensée monopolistique de groupe qui s’inscrit dans le droit fil de tout ce qui est fait depuis la mise en place du capitalisme financier.

L’entrée dans le capitalisme de la dette réduit les choix possibles en tous les domaines

Il place les autorités dans une position ou elles n’ont plus d’autorité car elles sont otages, soumises au chantage perpétuel.

A chaque fois il faut prendre la solution qui évite l’écroulemnt de l’édifice. Peu à peu tout devient imposé, guidé par la dette.

La dette, c’est l’argent mort, le travail mort et le drame c’est que le mort impose sa loi au vif jusqu’à l’asphyxier. Il est dommage que les commentateurs ne le disent pas !

Dans un monde moins noyé dans la dette besucoup d ‘aurtes politiques auraient été possibles soit en terme sanitaire, soit en terme  économique. Par exemple on aurait pu décreter un moratoire de tous les engagements financiers pendant une période donnée, une sorte de suspension, une période blanche si on veut, avec financement des dépenses  de l’état en MMT. temporaire. Mais la financiarisation et le socialisme qui en decoule empêchent toute réflexion outside the box!

On remarquera donc que ce qui a été mis en place et décidé l’a été non dans le cadre d’une stratégie de long terme avec examen des conséquences non voulues, examen des possibilités  futures de revenir à la normale; non on a siimplement paré au plus pressé,

A la fin des fermetures , que la pandémie soit terminée ou non, la question est de savoir si cette augmentation des dépenses et des dettes publiques peut se poursuivre et si les niveaux d’endettement du secteur public vont pouvoir  finalement être maîtrisés et réduits.

Après la fin de la Grande Récession de 2009 , l’opinion dominante des gouvernements et des économistes était que le niveau de la dette publique était trop élevé et que cela nuirait aux taux de croissance économique et / ou même engendrerait une nouvelle crise financière.

Les meilleurs économistes comme Rogoff et Reinhart ont fait valoir qu’il y avait des preuves historiques  au cours des siècles qui montraient que lorsque les ratios d’endettement public étaient supérieurs à 90% du PIB, la probabilité d’un krach financier était très élevée. Il a été  généralement admis à l’époque que des mesures pour contrôler les dépenses publiques et augmenter les impôts afin que les déficits budgétaires soient réduits et même éliminés pour réduire le niveau de la dette étaient nécessaires pour assurer une croissance économique durable à l’avenir.

Ce point de vue austéritaire  dominait et le point de vue keynésien apparemment alternatif selon lequel, dans un marasme, «les déficits et la dette n’ont pas d’importance» a été rejeté, parfois même par les keynésiens.

Cette fois-ci les choses semblent  différentes. Les gouvernements, sauf les Allemands  ne parlent pas de «contrôler» les finances du secteur public et, dans l’ensemble, ils semblent à l’aise avec des gouffres de long terme,

Il semble maintenant admis que  le secteur public est  là pour renflouer durablement  le secteur privé lorsqu’il est en diffciculté.

Je vous ai toujours dit que ce ne sont pas les idées des soi disant théoriciens qui gouvernent le monde, non, le monde se gouverne en fonction de ses déterminations et de sa logique et donc il est normal que le monde actuel produise les idées qui lui conviennent! Ces idées forcément doivent aller dans le sens de l’histoire. Les dettes n’ont pas d’importance!

Paul Krugman et Lawrence Summers, pensent que des niveaux d’endettement élevés ne seront pas en eux-mêmes un problème pour les économies avancées. Ils suggèrent même que de nouvelles hausses de la dette seraient souhaitables, car cela contribuerait à inverser la tendance à la stagnation séculaire en Europe et aux États-Unis. » L’une des principales raisons de leur optimisme est que le coût annuel du service de la dette sera inférieur au taux de croissance nominal de l’économie. Hmm! On va vers la dette perpétuelle.

La position keynésienne la plus extrême qui est maintenant très populaire est que même la gestion des niveaux d’endettement n’a plus d’importance.

La théorie monétaire moderne (MMT) estime que, tant qu’il y a sous activité et capacités disponibles  dans l’économie capitaliste, c’est-à-dire du chômage, les gouvernements peuvent dépenser indéfiniment et les banques centrales peuvent les soutenir en «imprimant de l’argent» sans risque de défaillance ou d’effondrement financier.

Toutes ces élucubrations sont fausses archi fausses, elles oublient l’essentiel; dans pareil système qu’advient -il du taux de profit du capital total, productif et fictif, et de la productivie si la pourriture n’est plus jamais éliminée?

Comme le dit Playmobil: en avant les histoires!

 

 

Une réflexion sur “Et demain? Les dettes tout le monde s’en fiche, comme le dit Playmobil, en avant les histoires!

  1. Bonsoir M. Bertez,
    « Toutes ces élucubrations sont fausses archi fausses, elles oublient l’essentiel; dans pareil système qu’advient -il du taux de profit du capital total, productif et fictif, et de la productivite si la pourriture n’est plus jamais éliminée? »
    on arrive de fait en régime « soviétique » !

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s