Editorial. Allons faire un tour du coté du veau d’or, le Profit. Enfin on vous en parle. Ce que vous n’avez jamais compris.

Allons faire un tour du coté du veau d’or, le profit.

Vous savez que je considère que le système capitaliste est un système honteux, il se cache.  Il a peur que l’on sache que c’est un système de production de profit .

Le fait de devoir mentir et occulter le profit comme variable centrale du Système pénalise considérablement sa gestion. Il faut faire des acrobaties pour tenter de bonifier le profit quand il est insuffisant. Souvenez vous de l ‘usine à gaz montée par Hollande pour faire passer une bonification de plus de 20 milliards du profit du capital.

Les contorsions sont également des contorsions de vocabulaire, ainsi on appelle pudiquement le Capital : l’offre. La politique de redressement de la profitabilité, on appelle cela une politique de l’Offre!

lL système  a honte de dire clairement ce qu’il est:  un sytème dont le moteur est le profit.

Et pour cause, il ne faut pas qu’il soit dit que le capitalisme est un rapport social qui permet à celui qui est detenteur  d’un capital  de prelever une part du produit du travail.

En fait est capitaliste  toute personne qui réussit à s’attribuer une part du travail des autres sans travailler; les maudits de la terre, les assistés, les migrants chouchous du capital neo-liberalisé sont des capitalistes; ils vivent de prélèvements sur le travail des autres .

Ce n’est pas un système dont la finalité est de produire pour les besoins, c’est un système dont la finalité est de produire du profit pour accumuler des richesses. Et en accumulant des richesses, il produit un ordre social et à notre époque Crony, un gouvernement et une banque centrale.

Quand la satisfaction des besoins est rentable on les satisfait; quand ce n’est plus rentable, on arrête; on ferme les  entreprises et on met les salariés au chomage. Quand le profit n’est plus suffisant le système cesse de produire, même si les besoins existent.

Ce qui fait  l’efficacité exceptionnelle du Système capitaliste c’est la contrainte du profit. Car le profit c’est la contrainte, la barre qu’il faut franchir. Si un projet ne produit plus le taux de profit moyen alors, il est éliminé. Le profit est une contrainte déflationniste, avec son complément, la concurrence, il oblige à éliminer les investissements et les productions qui ne sont pas rentables.

Personnellement je trouve qu’il n’y a paŝ de mal à cela, car c’est un système efficace, très bon producteur de biens et services même si c’est un très médiocre répartiteur. Surtout en cette période de l’histoire marquée par les inégalités scandaleuses.

Le système capitaliste a les avantages de ses inconvénientss, rien n’est parfait, le bien est inséparable du mal.

Les autres systèmes qui ont été essayés n’ont pas donné de très bons résultats et ils se sont mal terminé, avec en plus, entre temps, des bains de sang et des atteintes aux libertés et même à la Liberté!

Le capitalisme est un moment de l’histoire peut être -surement-  qu’un jour un autre régime plus satisfaisant et plus adapté à la résolution de nos problèmes lui succédera mais en attendant c’est non pas le meilleur, mais  le moins mauvais.

Et c’est celui que nous avons.

Je n’écris pas ici pour discuter du capitalisme , de ses mérites, de ses dérives, de ses perversions, de sa légitimité perdue, non je veux vous parler du profit et plus précisement du taux de profit du capital. Et plus précisément encore de la tendance à long terme à la baisse de la profitabilité du Capital.

Le taux de profit est le meilleur indicateur de la «santé» d’une économie capitaliste. Il est le moteur de son dynamisme.

Il fournit une valeur prédictive significative sur les investissements futurs et la probabilité de récession ou de marasme. Ainsi, le niveau, la tendance,  la direction du taux de profit mondial peuvent être considérés comme un guide important pour le développement futur de l’économie capitaliste mondiale.

Personnellement si les données étaient disponibles en temps utile c’est à dire sans trop de retard, je considère que ce serait le meilleur outil de prévision économique. Hélas le profit étant honteux le taux de profit n’est pas un indicateur disponible. Les comptabilités nationales et internationales, les gouvernements,  s’efforcent de ne pas le calculer, de le brouiller  et donc de ne pas le communiquer. Ils n’en parlent jamais, c’est tabou; ils nous parlent de compétitivité, de dettes, de l’offre, ce qui revient toujours parler du profit, mais indirectement, sans prononcer son nom.

Pour mesurer par approximation des taux de profits du capital  il faut s’en remetre à des chercheurs qui, patiemment collectent les données, les triturent, les rendent significatives et les publient … avec beaucoup de retard.

Une mesure correcte du taux de profit du capital mondial devrait additionner tout le capital constant et variable dans le monde et estimer la plus-value totale appropriée par ce capital… Vaste tache qui a été réalisée par quelques uns.

Esteban Maito est un de ces chercheurs. Il avait réalisé des travaux novateurs en utilisant une méthode de mesure taux nationaux pondérés par le PIB pour 14 pays, en utilisant des statistiques nationales. Il est  remonté à 1870 pour certains pays.

Maito a confirmé la nette tendance à la baisse du taux de profit mondial.

Vous savez que la tendance à la baisse du taux de profitabilité du capital mondial constitue la base de mon cadre analytique.

La tendance à la baisse de profitabilité du Capital est contre intuitive car les gens ont l’impression que le capital gagne de plus en plus d’argent: les marges bénéficiaires par rapport aux chiffres d’affaires progressent! La part des salaires dans les valeurs ajoutées chutent.

Mais justement c’est parce que la profitabilité chute inexorablement que le capital est obligé, pour contrecarrrer, d’augmenter ses marges et surtout de baisser la part qui revient aux salaires, et puis il se financiarise, c’est à dire qu’il fait des profits fictifs par la finance et le levier.

Ce que les gens ne peuvent pas voir c’est que la masse de capital dans le monde progresse plus vite que la masse de profits dans le système, donc globalement le ratio profit divisé par masse de capital s’érode. 

Bien sur il y a des périodes de reprise partielle dans les pays centraux et périphériques.

A Coté de Maito, d’autres chercheurs comme Carchedi et Roberts ont travaillé sur ce sujet.

Voici quelques graphiques.

Sous les graphiques vous trouverez  un PDF publié par Maito.

Esteban Ezequiel Maito.

The down ward trend in the rate of  profit since XIX century

 

Esteban Ezequiel Maito.

The down ward trend in the rate of  profit since XIX century

Cliquer pour accéder à maito14.pdf

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s