Editorial: le lien entre la dramatisation actuelle de la crise covid et la situation précaire de l’économie mondiale.

Les observateurs non gouvernementaux s’étonnent de la campagne de dramatisation qui sévit dans tous les pays.

Le phénomène est général et il n’est pas nécessaire de penser qu’il y a coordination/conspiration , il y a simplement intérêt commun. Intérêt commun car problème commun.

Les officiels, après avoir minimisé l’épidémie en Mars dernier font maintenant l’opposé, ils enflent les statistiques, présentent celles qui sont les moins significatives mais les plus affolantes,  ils essaient de manipuler les opinions pour faire croire qu’il y a regain du virus et surtout qu’il faut faire très attention.. pendant les congés. Bref ils tentent de raviver la psychose.

Bientot ce sera la rentrée.

Voila le pot aux roses, ce sera bientot la rentrée et il faut qu’elle ait lieu, vraiment lieu et que les économies repartent à plein régime. D’ou la gestion du calendrier des  peurs: pendant les congés il faut terroriser et faire en sorte que les gens soient calefeutrés mais après il faudra qu’ils se sentent rassurés et qu’ils aillent au travail.

Hmm!

Je pressens que cela ne se passera pas aussi facilement que les autorités le pensent; elles ne réussiront pas à faire croire que d’un coup de baguette magique à  la rentrée il n’y aura plus de risque après avoir pendant des semaines martelé qu’il y en avait!

Les responsables de conduite des affaires sont tétanisés.

Bien sur vous n’entendrez pas cela sur les médias grand public, mais cela transparait dans les médias specialisés. Les responsables savent que nos systèmes ne peuvent résister à un choc prolongé.

Ecoutons Powell «Une récession prolongée et une reprise faible pourraient également décourager les investissements et l’expansion des entreprises, limitant davantage la résurgence des emplois ainsi que la croissance du stock de capital et le rythme des progrès technologiques. Le résultat pourrait être une période prolongée de faible croissance de la productivité et de revenus stagnants. »

Et il y a un risque sérieux que plus la reprise mettra du temps à émerger, plus il y aura des faillites avec  effondrement des entreprises et de toutes les banques, car «la reprise peut mettre un certain temps à prendre de l’élan, et le passage du temps peut transformer les problèmes de liquidité en problèmes de solvabilité. »

La Réserve fédérale américaine a  publié son rapport semestriel sur la stabilité financière, il est révélateur.

Elle conclut que «les prix des actifs restent vulnérables à d’importantes baisses de prix si la pandémie prend un cours inattendu, si les retombées économiques se révèlent plus défavorables, ou si les tensions du système financier réémergent. »

Le rapport de la Fed  avertit que les prêteurs pourraient faire face à des «pertes matérielles» face à des  emprunteurs en difficulté  incapables de se remettre sur les rails après la crise. «Les tensions sur les bilans des ménages et des entreprises dues aux chocs économiques et financiers depuis mars créeront probablement des fragilités qui dureront un certain temps», écrit la Fed.

« Au total, la perspective de pertes des institutions financières pour créer des pressions à moyen terme semble élevée », a déclaré la banque centrale.

La crise du coronavirus sera donc profonde et durable avec une selon toute probabilité une faible reprise économique. Cela pourrait provoquer un krach financier. Et les salariés souffriront gravement, en particulier ceux qui se trouvent au bas de l’échelle des revenus et des compétences. Tel est le message du chef de la banque centrale la plus puissante du monde.

Powell au passage ne peut s’empêcher de se justifier, lui et ses connivents: cette effroyable crise n’est  pas la faute du système ou de ses gestionnaires, c’est comme d’habitude la faute à pas de chance!

Powell affirme que la cause de la crise c’est  le virus et les verrouillages et non l’état de l’économie. Le fait que le tissus économique soit affaibli par le surendettement n’a joué aucun role:  «Le ralentissement actuel est unique en ce qu’il est attribuable au virus et aux mesures prises pour limiter ses retombées. Cette fois, l’inflation élevée n’était pas un problème. Il n’y avait pas de bulle économique menaçante à éclater et pas de boom insoutenable à éclater. Le virus est la cause, pas les suspects habituels – quelque chose à garder à l’esprit lorsque nous répondons. »

Ah les braves gens!

Même devant les évidences ils trouvent le moyen de nier: la crainte c’est que le virus ne ralentisse les economies, que le ralentissement economique ne provoque l’insolvabilité, que l’insolvabilité ne provoque l’effondrement des bourses et des banques,  mais chut le fait que les bourses soient bullaires et les banques fragiles n’a aucune importante.

J’apprécie le  FT depuis quelque temps car comme son économiste vedette Martin Wolf diverge d’avec les banques centrales et les gouvernements, on y trouve des articles qui disent quelques vérités.

Celui ci de Robert Armstrong par exemple: «la pandémie pose des risques économiques particulièrement importants aux entreprises dont les bilans sont fortement endettés, un groupe qui englobe désormais une grande partie du monde des entreprises. Pourtant, la seule solution viable à court terme est d’emprunter davantage, pour survivre jusqu’à ce que la crise passe. Résultat: les entreprises vont frapper la prochaine crise avec des empilements de dettes encore plus précaires».

Ce paragraphe, j’aurais pu l’écrire. je l’ai même certaienemnt déja écrit!

Comme le souligne Armstrong, «aux États-Unis, la dette des entreprises non financières était d’environ 10 trillions de dollars au début de la crise. À 47% du produit intérieur brut, elle n’a jamais été aussi élevée». Pourquoi les dettes sont elles aussi élévées? Parce qu’elles ne coûtent rien! Les managers décapitalisent et remplacent les fonds propres par les dettes  Ils augmentent le risque.

Dans des conditions normales, dans un monde parfait, sans risque sans acoups, cela ne pose pas de problème, car les taux d’intérêt historiquement bas rendent les dettes plus faciles à supporter. Les chefs d’entreprise, en s’endettant  n’ont fait que suivre les incitations offertes . La dette est bon marché, déductible des impôts, donc en utiliser davantage augmente les ptofits, les bonus et les cours de bourse. Pourquoi s’en priver?

Mais dans les  crises, tout bascule, la dette devient radioactive. C’est la bombe atomique financière. À mesure que les chiffres d’affaires baissent, les revenus nets  chutent, les paiements d’intérêts et les échéances deviennentde plus en plus lourds. La méfiance s’installe, les prêteurs se retirent et les dettes deviennent impossibles à rouler .. c’est la révulsion, tout s’ecroule en chaine.

La crise  se produit avec un endettement mondial public, des entreprises et des ménages incroyablement élévé. L’Institute of International Finance, un organisme commercial bancaire , estime que la dette mondiale, publique et privée, a dépassé 255 trillions  de dollars à la fin de 2019, soit 87 trillions de dollars de plus qu’au début de la crise de 2008.

La dette est le principal problème des économies modernes financiarisées.

On est toujours puni par ou l’on pêche.

Elle touche tous les acteurs de l’économie, tous les blocs economiques et tous les pays. No place to hide, tout est sur-endetté.

Tous les marches d’actifs sont surévalués par l’usage du levier, c’est à dire que l’on achète plus que ce que l’on peut se permttre d’acheter avec ses ressources propres.

On spécule avec ce que l’on n’a pas. On achète des actifs longs avec des capitaux courts, des devises faibles avec des devises fortes, du risqué avec de l’argent san srisque, et on augmente les maturité pour profiter de la baisse des taux continue pratiquée par les autorités. Bref c’est le colossal , le séculaire Mismatch. Toutes les lois de la gestion saine et orthodoxe sont violées, bafouées.

Cette dette colossale a un rendemnt économique de plus en plus faible, il faut de plus en plus de trillions pour obetenir une médiocre croissance de la  productions de richesses réelles, L’Ugolin de la dette dévore ses enfants. La dette se nourrit d’elle même.

Cette dette colossale ne vient pas comme les idéologues des banques centrales voudraient qu’on le croit d’un quelconque excès d’épargne, il n’y a pas plus d’excès d’épargne dans un système monétaire de monnaie de crédit que de beurre en branche, Keynes l’a demontré; on ne prête pas à partir de l’épargne. Non cette dette colossale est causée, produite pour repousser les limites du système. La dette correspond à un besoin du système pour se reproduire.

Elle vient tenter de suplléer la baisse du taux de profit qui découle du fait que l’on remplacede plus en plus le travail vivant par du travail mort, c’est à dire du trvail apr du capital, la dette est produite par la necessité de s’opposer à la tendance  à la suraccumulation de capitaux qui cherchent leur pofit.

Quelques graphiques pour les curieux.

La tendance à l’érosion de la profitabilité

La tendance à la baisse de la productivité des dettes

La bulle boursière , chute des profits, hausse des cours gonflés par la monnaie

Plus on crée de monnaie, moins elle circule, plus son utilité décroit. ils créentde la monnaie morte, zombie.

Et finalement la pyramide de liquidités qu’il faut soutenir, personne n’en parle sauf moi, par une progression colossale de la quantité monnaie de base -Power Money-  a chaque crise.

 

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