De plus en plus de dettes, de moins en moins de production de richesses, et une destruction en profondeur des tissus économiques. L’impasse.

De plus en plus de dettes, de moins en moins de production de richesses, et une déstruction en profondeur des tissus économiques. Beaucoupd ‘actifs anciens ne valent plus rien , les actifs portés dans les bilans sont faux, surévalués, c’est Enron généralisé.

Les taux d’intéret sont au plus bas, ce qui signifie que les valeurs obligataires sont au plus haut, les primes de risques sont inexistantes .

Le public, ses institutions de prévoyance, , ses banques achètent du papier pourri qui n’a aucune chance d’etre un jour honoré, -autrement qu’en monnaie de singe- , à des prix records.

Personne n’en parle, personne n’en débat, c’est le chien crevé au fil de l’eau, c’est le présentisme: plus tard, on verra.

La professionnalisation de la politique nous a mis sur une pente, une mauvaise pente de l’irresponsabilité, du court termisme, de la veulerie masquées par les guignolades de la Com et du Spectacle.

7 août – Financial Times : «Les banquiers centraux ont mis des années à mettre en garde contre les dangers de l’excès de dette des entreprises. Mais leur solution au désastre du coronavirus de cette année sur les marchés financiers a conduit à encore plus d’excès de dettes .

C’est le « catch 22 » des politiques élaborées après 2008, et de celles qui sont l’élaborées maintenant aussi.

Pour éviter une crise de la dette, les décideurs monétaires créent les conditions qui permettent aux entreprises d’emprunter encore plus, ce qui augmente la gravité potentielle de la prochaine crise.

Aucun banquier central ne veut encourager les emprunts excessifs mais, de même, aucun banquier central ne veut rester les bras croisés pendant que les entreprises font défaut, augmentant le chômage et ralentissant la croissance économique.

«La solution choisie à une crise de la dette est davantage de dette», a déclaré Hans Mikkelsen, stratège en matière de crédit à la Bank of America. «Il est impossible d’y échapper. Vous ne pouvez pas la réduire à moins de créer une énorme croissance économique pour la compenser. Les banques centrales ne peuvent rien faire. »

12 août – CNBC : «Alors que l’Amérique latine continue de lutter contre l’épidémie de coronavirus, certaines économies de la région pourraient connaître une« contraction record »jamais observée depuis la Seconde Guerre mondiale, selon… Goldman Sachs.

L’Amérique latine et les Caraïbes sont devenues un nouvel épicentre mondial de la pandémie, et les Nations Unies ont averti que plusieurs pays de la région sont «  maintenant parmi ceux qui ont les taux d’infection par habitant les plus élevés au monde  ».

Des pays comme le Brésil, le Mexique, le Pérou, la Colombie et Le Chili font partie des dix pays les plus touchés, selon les données de l’Université Johns Hopkins. Plus de 100 000 personnes sont mortes de Covid-19 rien qu’au Brésil. »

12 août – Financial Times : «L’économie britannique a subi une récession plus importante que toute autre grande économie européenne au deuxième trimestre, se contractant d’un cinquième et tombant dans sa plus profonde récession jamais enregistrée. Les données officielles… ont montré que le produit intérieur brut a chuté de plus de 20% en rythme trimestriel, avec des contractions généralisées dans tous les secteurs. »

13 août – Reuters: «L’économie malaisienne a reculé de 17,1% au deuxième trimestre par rapport à un an plus tôt, sa pire contraction en plus de deux décennies, alors que des mesures strictes contre les coronavirus dans le pays et à l’étranger ont pénalisé les dépenses de consommation et les exportations… Le ralentissement a été bien pire que la baisse prévue de 10,0%… »

8 août – Reuters : «Les cinq plus grandes sociétés pétrolières du monde ont collectivement réduit la valeur de leurs actifs de près de 50 milliards de dollars au deuxième trimestre et réduit les taux de production alors que la pandémie de coronavirus a provoqué une chute drastique des prix et de la demande du carburant. Les réductions spectaculaires des évaluations des actifs et la baisse de la production montrent l’ampleur des dégats au deuxième trimestre. »

12 août – Financial Times : «Les petites et moyennes entreprises américaines ont subi une disaprition complete de leurs bénéfices au deuxième trimestre à cause de la crise de Covid-19, en contraste frappant avec les grandes multinationales qui ont émergé du plus phase intense de la pandémie en meilleure forme.

Alors que la saison des résultats tire à sa fin, les sociétés de l’indice boursier Russell 2000 – l’indice de référence des petites capitalisations – ont enregistré une perte totale de 1,1 milliard de dollars, contre près de 18 milliards de dollars un an plus tôt … l’indice de référence S&P 500 a enregistré une baisse globale de 34% de ses bénéfices, à 233 milliards de dollars. »

10 août – Blooomberg : «Ball Corp. a vendu 1,3 milliard de dollars d’obligations pourries à des rendements records dans un contexte de reprise déclenchée par le soutien historique de la Réserve fédérale au marché et de fortes entrées dans les fonds qui achètent la dette risquée .

La société d’emballage en aluminium a fixé le prix des emprunts à 10 ans à un rendement de 2,875% … C’est le plus bas jamais enregistré pour une obligation américaine pourrie avec une échéance de cinq ans ou plus … L’accord sur la dette intervient dans un contexte de forte augmentation des émissions d’emprunts à haut rendement par des débiteurs qui cherchent à réduire leurs charges d’ intérêt sur leur dette existante alors que les rendements approchent des creux sans précédent »

9 août – Bloomberg: « Goldman Sachs Group a prédit une dépréciation plus profonde de la monnaie turque et a averti que » avec l’illiquidité d’août devant nous, les risques d’un autre mouvement discontinu sur les actifs locaux augmentent. «  »

Une réflexion sur “De plus en plus de dettes, de moins en moins de production de richesses, et une destruction en profondeur des tissus économiques. L’impasse.

  1. Bonjour M. Bertez
    Le premier vaccin opérationnel contre le covid 19 est russe, les chinois viennent de déposer un brevet pour le premier vaccin fabriqué dans leurs pays. En occident : rien encore! Ces deux premières mondiales illustrent bien la perte de la capacité de production de biens de notre monde , remplacée par de la fabrication de concepts numériques et financiers. Heureusement, pendant que les russes, toujours en retard d’un monde, mettent au point et fabriquent des vaccins, nous sommes très biens placés dans les jeux vidéos , la dette, les masques qui tantôt sont utiles et tantôt non, et les promesses de lendemains qui sont verts et qui chantent ! Ouf! Nous voici rassurés!

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