Synthèse. De la monnai-itude de la pourriture, fusion du monétaire et du fiscal, de la Mania…

Le commentaire que l’on entend le plus depuis ces deux derniers mois est le suivant: «Le marché boursier n’a aucun sens. Pourquoi les actions montent-elles en flèche alors que l’économie est si mauvaise? »

La réponse est simple: le marché boursier a rarement un sens si vous le comparez à l’économie actuelle. La corrélation entre la croissance économique actuelle et les rendements boursiers est fondamentalement nulle.

Une étude menée par trois professeurs de la London Business School (Dimson, Marsh & Staunton) a examiné 19 pays différents avec des données remontant à 1900 et a trouvé une corrélation négative entre la croissance du PIB et les rendements boursiers. D’autres études n’ont montré qu’une corrélation légèrement positive.

La seule chsoe que l’on sait sur les marchés c’est qu’ils varient et que ceux qui investissent alors qu’ils sont chers perdent tandis que ceux qui investissent quand ils sont bon marché gagnent.

La rentabilité d’un investissement boursier est à près de 100% corrélée à sa cherté et donc tout l’art de la Bourse est d’apprécier la cherté historique du marché.

Abandonnez cette idée que la Bourse est le reflet de l’économie.

Si vous vous demandez pourquoi les actions sont «déconnectées» de l’économie réelle, c’est parce que …c’est leur état normal.

Les actions, comme tous les marchés, croient regarder vers l’avenir, mais ce que les investisseurs y voient est plus un mirage que la réalité.

Les marchés vivent dans les illusions crées par les perceptions et les perceptions sont alimentées par les « romans » et les romans eux sont souvent alimentés ailleurs, par d’autres choses, par des volontés et des agendas.

Il faut savoir résister à l’appat de gains faciles et rapides; ce que fait en ce moment Warren Buffett qui n’achète plus les actions et se tourne vers l’or. Certains disent qu’il vend a découvert l’économie, c’est un peu exagéré.

Vendredi Bloomberg: « Les ours- les baissiers- sont une espèce en cours d’extinction après un rebond boursier de 13 trillions de dollars » .

«Les sceptiques sont une race en voie de disparition sur le marché des actions américaines.» «Si l’on se fie aux positions courtes -shorts- des hedge funds, la résistance à la hausse des prix est la plus faible depuis 16 ans…

« À 26 fois les bénéfices prévus, le S&P 500 se négocie au plus haut multiple depuis l’ère dot-com. »

«Pensez à la frénésie Internet d’il y a 20 ans. À l’époque, les gros spéculateurs, pour la plupart des hedge funds, étaient net vendeurs sur les contrats à terme S&P 500 pendant toutes les semaines sauf cinq en 1998 et 1999. Ces paris baissiers furent pour la plupart perdants et ils ont été ont été complètement éliminés en 2000.

C’est à ce moment-là que le krach est arrivé. »

J’ai diagnostiqué il y a quelques jours l’entrée dans l’ère de la Mania.

Tout va dans ce sens, tous les signaux pointent vers l’exubérance maniaque. Tous les ingrédients sont présents. Une Mania ce n’est pas seulement une bulle, c’est une phase boursière particulière, c’est une sorte de déchainement, une sorte d’état d’esprit, de folie, c’est tout un ensemble de comportements aberrants qui convergent quels qu’ils soient pour provoquer de nouvelles envolées boursières. Avec les Mania nous sommes dans la psychologie des foules.

Dans les Manias tout devient prétexte .

J’ajoute que la Mania ne concerne pas seulemnt les actifs boursiers, elle a touché ces derniers temps l’immobilier.

La relance monétaire américaine dite «d’assurance» de septembre dernier a été une erreur politique catastrophique. Elle a alimenté un nouveau round spéculatif inutile. Un round spéculatif sans utilité systémique.

L’accident de septembre dernier sur les Repos était une pause qui allait rafraichir, mais il fallait avoir de l’estomac et de la jugeotte, ce dont manque totalement la Fed.

Ce qui se passait alors était très positif puisque cela permettait de dégonfler un peu la Bulle sans traumatisme extérieur. La spéculation à effet de levier, les positions sur les marchés mondiaux des dérivés prenaient conscience des risques, elles devenaient plus raisonnbales, les imprudents étaient sanctionnés , l’air commençait à s’échapper de la bulle financière mondiale.

C’était une pause, une vraie pause salutaire comme on n’avait pas eu la possibilité d’en pratiquer depuis longtemps. Powell a perdu ses nerfs au lieu de voir dans cette tension de septembre la possibilité de recharger son arsenal, de mettre un peu d’ordre dasns les marchés, de réintroduire un peu de rationalité économique, il a paniqué et il a arrosé .. comme si il y avait une vraie crise réelle. Or de crise réelle il n’y avait pas, il n’y avait qu’un hoquet interne des marchés, une sorte d’indigestion, il fallait les laisser vomir un peu. En septembre Powell a raté une accasion en or de reprendre un peu le contrôle de la situation .

Il ne faut jamais oublier que la hausse des bourses est un coût; c’est le coût qu’il faut accepter pour pouvoir créer de la monnaie , pour produire du crédit, bref la hausse boursière c’est le cout qu’il faut assumer pour traiter par la création de liquidités gratuites tous les problème de solvabilité.

La hausse des Bourses , c’est le coût qui se manifestera in fine quand le réel présentera l’addition des interventions; cette addition se présentera sous la forme d’un choc, d’une grave atteinte à la stabilité.

Assimilez ceci, cela vous servira; la hausse des boursesa ce stade n’est plus désirable pour les autorités, c’est une conséquence non voulue des politiques de création monétaire. Nous ne sommes plus à l’époque de Bernanke ou il s’agissait de produire un effet de richesse, non les problèmes sont devenus différents et le niveau actuel des Bourses n’est pas souhaitable, il est trop elevé, trop dangereux.

Donc sous cet aspect vous comprenez que Powell a fait une erreur, une grosse erreur, il a engendré un coût qui était sans utilité réelle, il a gaspillé ses munitions. Il a failli.

Les mesures agressives de la Fed en septembre ont annulé la correction naissante du marché et n’ont finalement attisé qu’un plus grand excès spéculatif. Cela a renforcé la fragilité du marché, ce qui a contribué à la crise financière de mars.

Et cette crise financière a provoqué une expansion sans précédent de 3 $ Trillions de la liquidité du marché .

La masse monétaire M2 a fait un bond de 2,9 $ Trillions sans précédent en seulement six mois.

Mais en ce qui concerne l’aléa moral, et la psychologie ce qui a été déterminant c’est le qualitatif, c’est le pas de géant de la Fed représenté par l’achat d’obligations d’entreprises et d’ETF qui détiennent des obligations pourries.

Alors que les taux sont revenus à zéro et que l’on sait que la Fed soutient désormais directement le crédit aux entreprises, «l’argent» a afflué dans les ETF obligataires désormais perçus comme sûrs et liquides alors qu’ils sont pourris et face à la plus forte récession économique depuis des décennies.

Une aubaine, un déluge d’émission de dettes s’est ensuivi. La décision de la Fed de se mettre en travers des marchés et de soutenir « la pourriture » est une décision historique, elle est qualitative et ainsi une page est tournée. On est dans le fractal, dans l’inconnu. Il y a maintenant un avant et un après. La Fed a violé sa Charte .

La Fed a instauré une continuité dans le discontinu, elle a établi un pont, un bridge entre l’univers de ce qui investissable et ce qui ne l’est pas, elle a franchi le pas du fiscal contraire à sa Charte; car acheter de la pourriture, ce n’est pas faire du monétaire, c’est faire du fiscal.

Nous sommes au coeur du sujet et malheuresuement cela n’est pas simple.

J’ai explique que la Reserve Federale avait unifié le champ du monétaire avec celui du quasi monétaire par le biais des deux parametres que sont les taux et le prix du risque; et qu’elle avait acté cette unification par ses achats de titres. Si vous comprenez cela, vous comprenez que l’on vient d’unifier le champ du monétaire, du quasi montétaire et celui du non-monétaire pourri.

On a unifié tout le champ monnaie, quasi monnaie, quasi monnaie pourrrie. On a donné de la monnai-itude à la pourriture, on a transformé en money-like ce qui n’etait pas de la monnaie, on mis l’estampille monnaie sur ce qui n’en est pas car soumis a destruction fatale . On a accepté de polluer la monnaie.

C’est un dépucelage symbolique.

C’est théorique, diffiicle à assimiler car la notion de monnai-itude et de money-like n’est pas très connue, mais nous sommes au coeur du problème de la nouvelle politique monétaire, et cela a consisté à faire entrer les emprunts de qualité douteuse dans le champ de ce que pouvait acheter la Fed, dans le champ de la monnai-itude, dans le champ de ce qui normalement est reservé ce ce qui est de qualité. Bref on a introduit une brèche , un coin fiscal dont il est évident pour les initiés qu’il va s’élargir au fil du temps.

Et c’est ainsi que dans l’histoire on détruit les monnaies: en ouvrant cette brêche, en unifiant le monétaire et le fiscal.

Pendant ce temps:

19 aût – Wall Street Journal: «Les infections à coronavirus augmentent à nouveau dans une grande partie de l’Europe et les gouvernements se précipitent pour empêcher une deuxième vague de pandémie – sans recourir aux vastes verrouillages qui ont dévasté leurs économies au printemps.

La moyenne mobile sur sept jours des nouveaux cas quotidiens signalés a plus que doublé depuis la fin juillet dans les cinq plus grands pays européens, avoisinant les 11 000.

Il s’agit de la plus forte augmentation depuis que le continent a repoussé le pic initial du virus en mars et avril. Les flambées se multiplient autour des points chauds des vacances, des centres commerciaux, des fêtes et de certains lieux de travail. Les autorités signalent également que de nombreux cas n’ont pas d’origine connue… »

18 août – Reuters: «Le S&P 500 a clôturé mardi à un niveau record, rebondissant après d’énormes pertes déclenchées par la pandémie de coronavirus et couronnant l’une des reprises les plus spectaculaires de l’histoire de l’indice.

Des milliards de dollars de mesures de relance budgétaire et monétaire ont fait en sorte que Wall Street regorge de liquidités, poussant les investisseurs à la recherche de rendement vers les actions.

Amazon et d’autres actions liées à la technologie à forte croissance ont été considérées comme les plus fiables pour sortir de la crise.

Le record de S&P confirme, selon une définition largement acceptée, que l’indice le plus suivi de Wall Street est entré dans un marché haussier après avoir atteint son creux pandémique le 23 mars.

Il a bondi d’environ 55% depuis lors. Cela fait du marché baissier qui a débuté fin février le S&P 500 le plus court de son histoire. « 

18 août – Bloomberg : «Des investisseurs professionnels aux handicapés du marché, il devient quasiment impossible de rester baissier face à la reprise des actions. Les gestionnaires de fonds qui se sont mis cash lorsque la pandémie a éclaté ont été contraints de revenir sur les actions, poussant les positionnements vers des sommets historiques.

Les prévisionnistes de Wall Street, …, repoussent les objectifs chaque jour. Même Goldman Sachs…, qui avait averti que les créances douteuses et la baisse des dividendes pourraient entraîner une deuxième étape de baisse du marché, voit désormais 6% de hausse supplémentaires dans le S&P 500. L’unanimité est devenue l’un des principaux facteurs de risque sur les marchés à l’heure actuelle, les positions sont encombrées car tout le monde est obligé d’acheter.

Une jauge personnalisée du sentiment compilée par Citigroup Inc. a montré que « l’euphorie » venait d’atteindre son plus haut niveau depuis l’ère du Dot-com. « 

Le S & P500 a ajouté 0,7% à ses gains (en hausse de 5,1% en glissement annuel), tandis que le Dow a clôturé peu inchangé (en baisse de 2,1%).

Les services publics ont reculé de 1,4% (en baisse de 7,2%).

Les banques ont chuté de 6,0% (en baisse de 34,5%) et les courtiers sont en baisse de 2,0% (en baisse de 0,4%).

Les Transports ont reculé de 0,2% (+ 0,4%).

Le S&P 400 Midcaps a reculé de 2,0% (en baisse de 7,4%) et les small caps du Russell 2000 de 1,6% (en baisse de 7,0%).

Le Nasdaq100 a bondi de 3,5% (+ 32,3%).

Les semi-conducteurs ont peu changé (en hausse de 18,9%). Les Biotechs ont reculé de 2,9% (+ 6,4%).

Bien que le lingot ait glissé de 5 $, l’indice des mines ldor HUI a augmenté de 2,0% (en hausse de 39,2%).

Un peu de baisse sur les taux longs.

Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 0,0875%. Les rendements du gouvernement à deux ans ont peu varié à 0,14% (en baisse de 143 points de base d’un an à l’autre).

Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont reculé de trois points de base à 0,27% (en baisse de 143 points de base).

Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont chuté de huit points de base à 0,63% (en baisse de 129 points de base).

Les rendements des obligations longues ont reculé de 12 pb à 1,32% (en baisse de 107 pb).

Les rendements des MBS de référence Fannie Mae ont baissé de trois points de base à 1,32% (en baisse de 137 points de base).

Les rendements des Bunds allemands ont chuté de neuf points de base à -0,51% (en baisse de 32 points de base). Les taux français ont chuté de 7 pbs à -0,20% (en baisse de 32 pb). Le spread obligataire franco-allemand à 10 ans s’est élargi de 2 à 31 pb.

Les rendements grecs à 10 ans ont reculé de quatre points de base à 1,09% (en baisse de 34 points de base en glissement annuel).

Les taux portugais à dix ans ont chuté de quatre pb à 0,33% (en baisse de 11 pb).

Les rendements italiens à 10 ans ont reculé de quatre points de base à 0,94% (en baisse de 47 points de base).

Les rendements à 10 ans de l’Espagne ont chuté de six points de base à 0,30% (en baisse de 17 points de base).

Les rendements des gilt à 10 ans du Royaume-Uni ont reculé de quatre points de base à 0,21% (en baisse de 62 points de base). L’indice actions FTSE du Royaume-Uni a reculé de 1,4% (en baisse de 20,4%).

L’indice japonais Nikkei Equities a reculé de 1,6% (en baisse de 3,1% d’une année à l’autre). Les rendements japonais «JGB» à 10 ans ont reculé de deux points de base à 0,03% (en hausse de 5 points de base en glissement annuel).

Le CAC40 français a reculé de 1,3% (-18,1%). L’indice boursier allemand DAX a perdu 1,1% (en baisse de 3,7%). L’indice boursier espagnol IBEX 35 a baissé de 2,4% (en baisse de 26,9%). L’indice italien FTSE MIB a reculé de 1,7% (en baisse de 16,2%).

Les actions des marchés émergents étaient mitigées.

L’indice Bovespa du Brésil a augmenté de 0,2% (en baisse de 12,2%), tandis que le Bolsa du Mexique a baissé de 2,2% (en baisse de 12,5%). L’indice Kospi de la Corée du Sud a chuté de 4,3% (+ 4,9%). L’indice boursier indien Sensex a progressé de 1,5% (en baisse de 6,8%).

La Bourse chinoise de Shanghai a augmenté de 0,6% (+ 10,8%).

L’indice turc Borsa Istanbul National 100 a gagné 2,4% (en baisse de 3,0%). L’indice actions russe MICEX a reculé de 2,2% (en baisse de 1,7%)

La production de credit et de monnaie continue.

La semaine dernière, le crédit de la Réserve fédérale a gagné 54,2 milliards de dollars à 6,965 Trillions, avec un gain de 50 semaines de 3,243 Trillions. Au cours de la dernière année, le crédit de la Fed a augmenté de 3,238 $ Trillions, soit 86,9%.

La masse «monétaire» M2 (étroite) a bondi de 144 milliards de dollars la semaine dernière pour atteindre un record de 18,402 $ Trillions, avec un gain sans précédent de 24 semaines de 2,895 $ Trillions . La «monnaie étroite» a bondi de 3,480 $ Trillions , soit 23,3%, au cours de la dernière année.

On parle de plus en plus du role du dollar:

19 août – Axios «Les experts sonnent à nouveau l’alarme et disent que le dollar pourrait perdre son rôle de monnaie de réserve mondiale. C’est une préoccupation fréquente et historiquement non consommée – mais les choses peuvent en fait être différentes cette fois. Que se passe-t-il? De nouvelles données de la Banque de Russie montrent que le pays reçoit désormais plus d’euros que de dollars pour ses exportations vers la Chine, la part des biens achetés en euros passant de 0,3% début 2014 (et seulement 1,3% dans le second trimestre 2018) à près de 51% à la fin du premier trimestre de cette année. La part d’euros que reçoit la Russie pour ses exportations vers l’Union européenne est passée de 38% à 43% à la fin de l’année dernière… »

Pour la semaine, l’indice DXY du dollar américain a peu varié à 93,201 (en baisse de 3,4% a-t-j). Je vous rappelle que le DXY reflète surtout la parité avec l’euro.

Pour la semaine à la hausse, le rand sud-africain a augmenté de 1,4%, le yen japonais de 0,8% et le dollar canadien de 0,7%.

Pour la semaine à la baisse, le real brésilien a reculé de 3,5%, la couronne norvégienne 1,4%, la couronne suédoise 1,2%, l’euro 0,4%, le franc suisse 0,3%, le sud-coréen a gagné 0,1%, le dollar australien 0,1% et le dollar de Singapour 0,1%

Le renminbi chinois a augmenté de 0,45% par rapport au dollar cette semaine (en hausse de 0,63% sur un an).

L’indice Bloomberg des Commodities a progressé de 0,9% (en baisse de 11,7% d’une année à l’autre).

L’or au comptant a glissé de 0,2% à 1 940 $ (en hausse de 27,8%). L’argent a gagné 2,4% à 26,877 $ (en hausse de 50,0%).

Le brut WTI a ajouté 33 cents à 42,34 $ (en baisse de 31%). L’essence a augmenté de 3,2% (en baisse de 24%) et le gaz naturel de 3,9% (en hausse de 12%).

Le cuivre a progressé de 1,8% (+ 5%). Le blé a bondi de 5,0% (en baisse de 4%). Le maïs a augmenté de 0,7% (en baisse de 12%).

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