L’agonie de la liberté

Je n’ai pas ces conceptions de la liberté mais ne boudons pas notre plaisir, pour une fois que l’on ose en parler …pas d’ennemis dans l’opposition, pas d’ennemis dans le camp de la liberté.

Maxime TANDONNET

Les grands mots, « dictature, totalitarisme » n’apportent rien de bon dès lors que tout ce qui est excessif est insignifiant, comme dirait l’autre. Pourtant, c’est un fait que la liberté est à l’agonie. Hier, une vidéo montre le président, à Beyrouth, qui hurle contre un journaliste, M. Malbrunot, au sujet d’un article qui lui a déplu. Et la liberté de la presse, la liberté d’informer? Ce qui sidère n’est pas tant la scène, mais la vertigineuse soumission qu’elle suscite. Dans un climat d’apathie générale, de résignation, de peur et même de lâcheté, un énorme couvercle d’indifférence s’est abattu sur cette scène. C’est bien ce qui est terrible: tout se passe comme la chose était normale. La liberté de voyager, de quitter les frontières, de foutre le camp, de s’évader, de se rendre au bout du monde, la liberté la plus chère aux hommes a disparu du ciel, comme suspendue et nul ne sait quand elle reviendra. Le suffrage universel ne veut plus rien dire, trafiqué, corrompu jusqu’à la moelle: à Paris, les Parisiens ne voulaient plus de Mme Hidalgo, Mme Hidalgo est repassée. Les Français (à 80%) ne veulent plus du duo Macron-le Pen: ils auront sans doute le duo Macron-le Pen. A tout moment, comme il l’a fait pendant deux mois, le pouvoir peut assigner les Français en résidence. Le Parlement, symbole de la liberté, est en miettes, les partis politiques aussi. La liberté de la presse est en train de mourir sous nos yeux rongée par l’uniformisme et l’autocensure. La pensée est embrigadée et soumise au grand troupeau bêlant du politiquement correct. Et tout le monde s’en moque éperdument. La liberté va de pair avec l’ordre et l’autorité; elle crève du chaos, de l’arbitraire, de la démagogie. C’est ce qui nous arrive.  Un jour les Français regretteront d’avoir lâchement renoncé à la liberté au profit de l’égalitarisme ou nivellement par  la médiocrité.

Maxime TANDONNET

Maxime Tandonnet - Mon blog personnel

Les grands mots, « dictature, totalitarisme » n’apportent rien de bon dès lors que tout ce qui est excessif est insignifiant, comme dirait l’autre. Pourtant, c’est un fait que la liberté est à l’agonie. Hier, une vidéo montre le président, à Beyrouth, qui hurle contre un journaliste, M. Malbrunot, au sujet d’un article qui lui a déplu. Et la liberté de la presse, la liberté d’informer? Ce qui sidère n’est pas tant la scène, mais la vertigineuse soumission qu’elle suscite. Dans un climat d’apathie générale, de résignation, de peur et même de lâcheté, un énorme couvercle d’indifférence s’est abattu sur cette scène. C’est bien ce qui est terrible: tout se passe comme la chose était normale. La liberté de voyager, de quitter les frontières, de foutre le camp, de s’évader, de se rendre au bout du monde, la liberté la plus chère aux hommes a disparu du ciel, comme suspendue et nul…

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